Me tromperais-je en supposant que le journal s'intéresse spécifiquement à l'enseignement de l'informatique (peut-être est-ce même écrit explicitement, et ai-je encore manqué l'information) ?
En ce qui concerne ma propre pratique de l'enseignement informatique, l'absence de connexion ne serait nullement un problème, sauf dans le cadre des évaluations — un programme sur papier reste bien moins pratique qu'un fichier de code. J'essaie de concevoir des supports de cours cohérents ; au sens où un étudiant puisse se débrouiller avec les seuls informations contenus dans le support.
Et quant au rôle de l'enseignant, il se limite alors à rythmer le cours, à proposer une lecture commentée du support, et à corriger... au tableau noir et à la craie.
Une digression sur cette dernière pratique. Si dans le cadre de l'enseignement informatique je ne serais pas nécessairement opposé à la possibilité d'écrire du code sur ordinateur et de le projeter (ça rend le débogage beaucoup plus fiable), il me semble que beaucoup la considèrent à tort comme obsolète. C'est surtout une question de rythme et d'exemplarité. D'une part afficher des informations sur diapositives se fait au risque d'imposer un tempo infernal (qui tap... :-) aux étudiants qui ne pourront dès lors que mettre leur esprit en mode pose ; alors que l'écriture manuelle au tableau est nécessairement plus laborieuse, garantissant plus de place à l'analyse. D'autre part les étudiants peuvent voir le processus de réflexion et d'écriture qu'ils doivent apprendre à mettre en œuvre. Ils le voient d'autant mieux que l'enseignant ne vient qu'avec des titres et des notes succinctes dont il développe réellement les calculs et raisonnement au prix d'une vrai réflexion en direct. Évidemment une telle pratique n'est pas toujours possible et coûte plus, tant en effort, qu'en temps d'enseignement. Quoi de plus pratique que d'arriver avec des transparents qu'il ne reste plus qu'à commenter ? Mais c'est, me semble-t-il, faire un peu rapidement table rase des pratiques ancestrales.
Pour revenir à la question initiale et conclure, hors d’enseignements spécifiquement tournés vers l'usage d'internet (ex : recherche libre des bibliothèques et documentations à utiliser pour réaliser tel ou tel opération), il me semble parfaitement sain d'envisager une connexion restreinte durant les cours pour privilégier l'interaction étudiant-enseignant.
# Enseignement informatique ?
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal Salles de cours déconnectées ?. Évalué à 7.
Me tromperais-je en supposant que le journal s'intéresse spécifiquement à l'enseignement de l'informatique (peut-être est-ce même écrit explicitement, et ai-je encore manqué l'information) ?
En ce qui concerne ma propre pratique de l'enseignement informatique, l'absence de connexion ne serait nullement un problème, sauf dans le cadre des évaluations — un programme sur papier reste bien moins pratique qu'un fichier de code. J'essaie de concevoir des supports de cours cohérents ; au sens où un étudiant puisse se débrouiller avec les seuls informations contenus dans le support.
Et quant au rôle de l'enseignant, il se limite alors à rythmer le cours, à proposer une lecture commentée du support, et à corriger... au tableau noir et à la craie.
Une digression sur cette dernière pratique. Si dans le cadre de l'enseignement informatique je ne serais pas nécessairement opposé à la possibilité d'écrire du code sur ordinateur et de le projeter (ça rend le débogage beaucoup plus fiable), il me semble que beaucoup la considèrent à tort comme obsolète. C'est surtout une question de rythme et d'exemplarité. D'une part afficher des informations sur diapositives se fait au risque d'imposer un tempo infernal (qui tap... :-) aux étudiants qui ne pourront dès lors que mettre leur esprit en mode pose ; alors que l'écriture manuelle au tableau est nécessairement plus laborieuse, garantissant plus de place à l'analyse. D'autre part les étudiants peuvent voir le processus de réflexion et d'écriture qu'ils doivent apprendre à mettre en œuvre. Ils le voient d'autant mieux que l'enseignant ne vient qu'avec des titres et des notes succinctes dont il développe réellement les calculs et raisonnement au prix d'une vrai réflexion en direct. Évidemment une telle pratique n'est pas toujours possible et coûte plus, tant en effort, qu'en temps d'enseignement. Quoi de plus pratique que d'arriver avec des transparents qu'il ne reste plus qu'à commenter ? Mais c'est, me semble-t-il, faire un peu rapidement table rase des pratiques ancestrales.
Pour revenir à la question initiale et conclure, hors d’enseignements spécifiquement tournés vers l'usage d'internet (ex : recherche libre des bibliothèques et documentations à utiliser pour réaliser tel ou tel opération), il me semble parfaitement sain d'envisager une connexion restreinte durant les cours pour privilégier l'interaction étudiant-enseignant.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace