• [^] # Re: Agenda caché

    Posté par . En réponse au journal Le gouvernement veut rendre le sexe payant sur internet. Évalué à 10.

    après leur mensonges sur les masques

    Il n'y a pas eu de mensonge sur les masques. Il y a eu un authentique plantage, mais un plantage sincère. J'ai moi-même écrit que le masque chirurgical avait peu d'intérêt, en toute bonne foi, conformément aux données de la science de l'époque, et sans me concerter avec qui que ce soit (j'ai pas le 06 de Manu).

    Quelles étaient les données de la science de l'époque ? On a transposé en population générale les bonnes pratiques d'hygiène hospitalière, car c'est le milieu qu'on connaissait le mieux (et aussi parce qu'avant le covid, personne n'avait étudié la prévention de la transmission extra-hospitalière des infections. À part du point de vue de la vaccination, elles étaient vues comme une fatalité). Or, à l'hôpital, il y avait consensus sur le fait que le masque chirurgical ne protégeait pas son porteur car ce n'était pas son rôle (il y avait le FFP2 pour ça). Quand on entrait dans la chambre d'un malade en isolement respiratoire, on mettait un FFP2. On se faisait taper sur les doigts si on se contentait d'un masque chirurgical?

    Donc quand est arrivé le covid, on n'a pas envisagé de faire porter le masque à une population constituée, dans son immense majorité, de non-malades. Ç'aurait représenté un immense gâchis de masques, puisque justement, le masque ne protégeait pas le porteur (dans la pensée de l'époque).

    Un autre point, connexe : il est facile de regarder le passé par le prisme des connaissances d'aujourd'hui, mais c'est une attitude fallacieuse. Dans le cas du covid, les connaissances scientifiques ont été marquées par une accélération fulgurante par rapport au rythme lent habituel en science, et par une transparence inédite. Tous les journaux scientifiques ont placé les articles avec le mot-clé "covid" en open access. Il était aussi rapide de s'informer via Le Monde que via The Lancet. La distinction entre les sachants et le public s'est donc trouvée abolie, ce qui a placé le public dans une position familière aux chercheurs mais perturbante pour le non habitué : une science mouvante, qui disait noir un jour puis blanc le lendemain pour finalement s'arrêter sur rose. c'est une situation très propice à s'imaginer des complots, et ils n'ont pas manqué.

    Classiquement, c'est le moment où je suis censé dégainer le rasoir d'Hanlon : ne pas expliquer par la malveillance ce que l'incompétence suffit à expliquer. Mais dans le cas présent, même pas besoin d'incompétence : juste un consensus scientifique qui s'est avéré, comme bien d'autres, faux.

    Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.