Ah oui, je sais, je n'ai pas traduit le (long ?) passage sur les trous noirs et la relativité générale. Ceci est un exercice laissé au lecteur :)
Quand un corps sphérique non animé d'un mouvement de rotation s'effondre sous l'effet de sa propre gravité, la théorie de la relativité générale suggère qu'il s'effondrera en un point unique. Ce n'est pas le cas d'un trou noir en rotation (un trou noir de Kerr). Avec un corps en rotation fluide, sa distribution de masse n'est pas sphérique (il présente un bourrelet équatorial), et il a un moment angulaire. Étant donné qu'un point ne peut présenter de rotation ou de moment angulaire en physique classique (et que la relativité générale est une théorie classique), la forme minimale de la singularité capable de présenter ces propriétés est un anneau d'épaisseur nulle et de rayon non-nul, et ceci est appelé une singularité de Kerr ou singannularité1.
Ce type de singularité présente la propriété intéressante qui suit : l'espace-temps permet à une courbe géodésique (qui décrit le mouvement des observateurs et des photons dans l'espace-temps) de passer à travers le centre de cette singularité en anneau. La région au-delà autorise des courbes temporelles fermées. Étant donné que la trajectoire des observateurs et des particules en relativité générale est décrite par des courbes temporelles, il est possible pour des observateurs dans cette région de retourner dans leur passé. Cette solution intérieure n'a probablement pas de sens physique et est considérée comme un artefact purement mathématique.
Il y a quelques autres trajectoires de chute libre intéressantes. Par exemple, il existe un point sur l'axe de symétrie qui a la propriété que si un observateur est au-delà de ce point, l'attraction de la singularité le forcera à passer à travers le milieu de la singularité en anneau vers la région à courbes temporelles fermées et il y subira une gravité répulsive qui le repoussera vers la région originale, où il subira à nouveau l'attraction de la singularité et ce processus se répètera à l'infini, ou, bien sûr, jusqu'à destruction de l'observateur par la gravitation extrême.
(NdT : ça vous paraît peut-être exotique, mais ce qui est décrit là est en pratique le comportement de l'immense majorité des trous noirs. La quasi-totalité des trous noirs présente en effet un moment angulaire non nul, et donc une singularité de Kerr)
J'invente le mot de singannularité à l'instant, pour les besoins de la traduction. Le terme anglais est ringularity, contraction de ring et singularité, si vous avez mieux à proposer, patches welcome. ↩
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
# Trous noirs
Posté par Liorel . En réponse au journal Python 3.11 est disponible. Évalué à 10.
Quand un corps sphérique non animé d'un mouvement de rotation s'effondre sous l'effet de sa propre gravité, la théorie de la relativité générale suggère qu'il s'effondrera en un point unique. Ce n'est pas le cas d'un trou noir en rotation (un trou noir de Kerr). Avec un corps en rotation fluide, sa distribution de masse n'est pas sphérique (il présente un bourrelet équatorial), et il a un moment angulaire. Étant donné qu'un point ne peut présenter de rotation ou de moment angulaire en physique classique (et que la relativité générale est une théorie classique), la forme minimale de la singularité capable de présenter ces propriétés est un anneau d'épaisseur nulle et de rayon non-nul, et ceci est appelé une singularité de Kerr ou singannularité1 .
Ce type de singularité présente la propriété intéressante qui suit : l'espace-temps permet à une courbe géodésique (qui décrit le mouvement des observateurs et des photons dans l'espace-temps) de passer à travers le centre de cette singularité en anneau. La région au-delà autorise des courbes temporelles fermées. Étant donné que la trajectoire des observateurs et des particules en relativité générale est décrite par des courbes temporelles, il est possible pour des observateurs dans cette région de retourner dans leur passé. Cette solution intérieure n'a probablement pas de sens physique et est considérée comme un artefact purement mathématique.
Il y a quelques autres trajectoires de chute libre intéressantes. Par exemple, il existe un point sur l'axe de symétrie qui a la propriété que si un observateur est au-delà de ce point, l'attraction de la singularité le forcera à passer à travers le milieu de la singularité en anneau vers la région à courbes temporelles fermées et il y subira une gravité répulsive qui le repoussera vers la région originale, où il subira à nouveau l'attraction de la singularité et ce processus se répètera à l'infini, ou, bien sûr, jusqu'à destruction de l'observateur par la gravitation extrême.
(NdT : ça vous paraît peut-être exotique, mais ce qui est décrit là est en pratique le comportement de l'immense majorité des trous noirs. La quasi-totalité des trous noirs présente en effet un moment angulaire non nul, et donc une singularité de Kerr)
J'invente le mot de singannularité à l'instant, pour les besoins de la traduction. Le terme anglais est ringularity, contraction de ring et singularité, si vous avez mieux à proposer, patches welcome. ↩
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.