Perso, depuis que j'ai l'occasion de bosser avec un collègue qui a travaillé longtemps dans cet environnement, j'ai changé de stratégie quand je suis confronté a ce type de structure.
Alors que j'étais plutôt du genre "capitaine haddock", désormais, je reste systématiquement sympa et agréable avec mon interlocuteur, je n'hésite pas à blaguer tout en expliquant mon probléme et en restant ferme sur mes attentes, mais toujours de façon sympathique. Et je prend le temps. mais vraiment beaucoup de temps. Je parle doucement, lentement, si je fais face a un refus, je reprend la conversation sur un point précédent comme si j'avais oublié ce qu'on m'avais déjà répondu, bref, je fais durer le plus possible. Après tout, je peux très bien avoir alzaïmer ou un truc du genre, et c'est pas interdit d'être un peu débile, surtout que dans ce domaine, je n'ai pas besoin de forcer beaucoup pour faire illusion.
Là y a deux possibilités :
Soit il existe une solution a mon probléme, mais elle n'est pas privilégié par leurs scripts de résolution (genre faire une escalade pour changer la priorité d'une intervention). Là, si on fait durer, y a un moment ou le gars peut éventuellement choisir cette solution ou se retrouve contraint d'activer son superviseur qui peut le faire. (ça doit être un genre de calcul statistique de leur algos à la con).
Soit il n'y a vraiment pas de solutions, et au bout d'un moment je lâche l'affaire. mais le fait d'avoir fait durer le truc le plus longtemps possible est la seule façon d'avoir une action concrète sur la direction des entreprises qui font ça. ça leur coute du pognon, et in fine, ça leur fait comprendre qu'en faisant de la merde avec leur clientèle ça leur coute cher en service client et que ça serait plus rentable de faire de la qualité.
En aucun cas je pourri la vie du type qui me répond, au contraire j'essaye au maximum de le faire marrer, j'ai plus de chance d'activer le use case 1 si il me trouve sympathique. Surtout depuis que je sais que ça peut mener ces personnels a des extrémité comme le suicide ou la dépression.
De plus c'est un bon exercice pour travailler son self-control et maitriser ses émotions. Avant de passer le coup de fil, se mettre en bonne condition mentale, prévoir de quoi noter, se mettre à l'aise dans un endroit calme,avoir un peu de temps devant soi et de quoi se désaltérer, ne jamais appeler quand on est dans un moment de tension, même quand ça vient de péter et qu'on a un besoin relativement urgent du service en question
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
# Faire durer le déplaisir ou le kung-fu du service client.
Posté par Big Pete . En réponse au lien Centres d’appels dans les télécoms. Évalué à 10. Dernière modification le 23 septembre 2022 à 18:50.
Perso, depuis que j'ai l'occasion de bosser avec un collègue qui a travaillé longtemps dans cet environnement, j'ai changé de stratégie quand je suis confronté a ce type de structure.
Alors que j'étais plutôt du genre "capitaine haddock", désormais, je reste systématiquement sympa et agréable avec mon interlocuteur, je n'hésite pas à blaguer tout en expliquant mon probléme et en restant ferme sur mes attentes, mais toujours de façon sympathique. Et je prend le temps. mais vraiment beaucoup de temps. Je parle doucement, lentement, si je fais face a un refus, je reprend la conversation sur un point précédent comme si j'avais oublié ce qu'on m'avais déjà répondu, bref, je fais durer le plus possible. Après tout, je peux très bien avoir alzaïmer ou un truc du genre, et c'est pas interdit d'être un peu débile, surtout que dans ce domaine, je n'ai pas besoin de forcer beaucoup pour faire illusion.
Là y a deux possibilités :
Soit il existe une solution a mon probléme, mais elle n'est pas privilégié par leurs scripts de résolution (genre faire une escalade pour changer la priorité d'une intervention). Là, si on fait durer, y a un moment ou le gars peut éventuellement choisir cette solution ou se retrouve contraint d'activer son superviseur qui peut le faire. (ça doit être un genre de calcul statistique de leur algos à la con).
Soit il n'y a vraiment pas de solutions, et au bout d'un moment je lâche l'affaire. mais le fait d'avoir fait durer le truc le plus longtemps possible est la seule façon d'avoir une action concrète sur la direction des entreprises qui font ça. ça leur coute du pognon, et in fine, ça leur fait comprendre qu'en faisant de la merde avec leur clientèle ça leur coute cher en service client et que ça serait plus rentable de faire de la qualité.
En aucun cas je pourri la vie du type qui me répond, au contraire j'essaye au maximum de le faire marrer, j'ai plus de chance d'activer le use case 1 si il me trouve sympathique. Surtout depuis que je sais que ça peut mener ces personnels a des extrémité comme le suicide ou la dépression.
De plus c'est un bon exercice pour travailler son self-control et maitriser ses émotions. Avant de passer le coup de fil, se mettre en bonne condition mentale, prévoir de quoi noter, se mettre à l'aise dans un endroit calme,avoir un peu de temps devant soi et de quoi se désaltérer, ne jamais appeler quand on est dans un moment de tension, même quand ça vient de péter et qu'on a un besoin relativement urgent du service en question
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.