Des problèmes, si tu t'en tiens à ma description succincte, il y en a pléthore.
Comme indiqué, ce n'est pas réfléchi, pas chiffré, pas construit.
Le rôle du Parlement Européen serait justement de décider de ce qui relève de sa compétence, au delà des évidences.
Quid de l'éducation ? Aujourd'hui, en France, il y a un programme commun, et l'enseignement privé sous contrat doit le respecter, donc a priori l'enseignement est le même partout (ou au moins a la même base).
C'est en soi une bonne chose, avec l'ascenseur social (aussi cassé soit-il), un lissage de disparités entre les régions, mais que tu aies été au lycée dans la Creuse ou dans un lycée standard à Paris tu as les mêmes chances pour tes études supérieures partout en France (mettons de côté les Henri IV et autres Louis-le-Grand).
Comment conserver cette équité au niveau d'une Europe disparate ?
Construire un socle commun inter-langues, et laisser de la marge ?
Ne laisser que de la marge ?
Voir apparaître des socles linguistiques qui reprendraient les programmes communs des anciens pays ? (Chose qui pourrait se faire assez naturellement, au moins au début)
L'éducation de 3 à 16 ans est-elle du domaine du bien commun de l'Europe, ou de la compétence des régions, et à quel point les région ont de la marge de manœuvre ? Est-ce anti-anarchique d'avoir un socle commun ? Ou de simplement laisser la compétence à l'Europe, les adultes s'organisant anarchiquement au niveau des régions, mais les enfants étant protégés par leur statut de « pas encore assez matures pour faire tous leurs propres choix ».
Y'a-t-il une réponse anarchique à cette question ?
Ne risque-t-on pas une bureaucratie, ce qui serait un aveu d'échec..?
Bref, de vraies questions sans réponses simples.
Et de fait, celle de l'équité entre les régions, de la participation de régions riches aux budgets des régions pauvres, se pose. Mais si une région fait le choix de n'avoir aucune industrie, aucune production franchement rentable, donc de ne pas être riche, en quoi les autres devraient aider ? À quel point ?
D'où l'idée que le réseau ferroviaire soit de la compétence Européenne, et l'énergie aussi, probablement d'autres domaines, histoire d'assurer un minimum vital partout, quels que soient les choix par ailleurs, et d'assurer la capacité de déplacement des gens d'une région à une autre, pour éviter les enclaves.
Mais n'est-ce pas injuste de faire peser le poids de ces infrastructures Européennes sur le dos des régions plus riches ?
Ou alors est-ce si important que ça ?
Parce que la Lozère contribue très peu au budget de l'état (il y a moins d'habitants en Lozère que dans un arrondissement Parisien), pourtant ses infrastructures sont entretenues au même niveau que d'autres départements.
Tout ça rogne sur une vraie anarchie où chaque région ferait comme elle l'entend, mais certain domaines ne peuvent pas être efficaces s'ils ne sont pas mutualisés, il faut aussi être pragmatiques et pas suicidaires.
Et puis les enjeux planétaires, c'est en commun qu'il faut les affronter.
Donc on met de côté une anarchie globale au niveau des personnes elles-mêmes, on la veut au niveau des régions.
Une région de 2 millions d'habitants c'est assez grand pour accomplir des choses, mais suffisamment petit pour expérimenter d'autres choses. Systèmes de gouvernance, organisation de l'espace rural/urbain, ou sauvage, zéro pollution, réduction drastique de la consommation d'énergie sans perte significative de la qualité de vie : on peut tenter des choses qui vont fonctionner, ou rater !
[^] # Re: Vive l'anarchie libre !
Posté par Yth (Mastodon) . En réponse au journal J'ai lu "Comment je suis devenue anarchiste" d'Isabelle Attard. Évalué à 4.
Des problèmes, si tu t'en tiens à ma description succincte, il y en a pléthore.
Comme indiqué, ce n'est pas réfléchi, pas chiffré, pas construit.
Le rôle du Parlement Européen serait justement de décider de ce qui relève de sa compétence, au delà des évidences.
Quid de l'éducation ? Aujourd'hui, en France, il y a un programme commun, et l'enseignement privé sous contrat doit le respecter, donc a priori l'enseignement est le même partout (ou au moins a la même base).
C'est en soi une bonne chose, avec l'ascenseur social (aussi cassé soit-il), un lissage de disparités entre les régions, mais que tu aies été au lycée dans la Creuse ou dans un lycée standard à Paris tu as les mêmes chances pour tes études supérieures partout en France (mettons de côté les Henri IV et autres Louis-le-Grand).
Comment conserver cette équité au niveau d'une Europe disparate ?
Construire un socle commun inter-langues, et laisser de la marge ?
Ne laisser que de la marge ?
Voir apparaître des socles linguistiques qui reprendraient les programmes communs des anciens pays ? (Chose qui pourrait se faire assez naturellement, au moins au début)
L'éducation de 3 à 16 ans est-elle du domaine du bien commun de l'Europe, ou de la compétence des régions, et à quel point les région ont de la marge de manœuvre ? Est-ce anti-anarchique d'avoir un socle commun ? Ou de simplement laisser la compétence à l'Europe, les adultes s'organisant anarchiquement au niveau des régions, mais les enfants étant protégés par leur statut de « pas encore assez matures pour faire tous leurs propres choix ».
Y'a-t-il une réponse anarchique à cette question ?
Ne risque-t-on pas une bureaucratie, ce qui serait un aveu d'échec..?
Bref, de vraies questions sans réponses simples.
Et de fait, celle de l'équité entre les régions, de la participation de régions riches aux budgets des régions pauvres, se pose. Mais si une région fait le choix de n'avoir aucune industrie, aucune production franchement rentable, donc de ne pas être riche, en quoi les autres devraient aider ? À quel point ?
D'où l'idée que le réseau ferroviaire soit de la compétence Européenne, et l'énergie aussi, probablement d'autres domaines, histoire d'assurer un minimum vital partout, quels que soient les choix par ailleurs, et d'assurer la capacité de déplacement des gens d'une région à une autre, pour éviter les enclaves.
Mais n'est-ce pas injuste de faire peser le poids de ces infrastructures Européennes sur le dos des régions plus riches ?
Ou alors est-ce si important que ça ?
Parce que la Lozère contribue très peu au budget de l'état (il y a moins d'habitants en Lozère que dans un arrondissement Parisien), pourtant ses infrastructures sont entretenues au même niveau que d'autres départements.
Tout ça rogne sur une vraie anarchie où chaque région ferait comme elle l'entend, mais certain domaines ne peuvent pas être efficaces s'ils ne sont pas mutualisés, il faut aussi être pragmatiques et pas suicidaires.
Et puis les enjeux planétaires, c'est en commun qu'il faut les affronter.
Donc on met de côté une anarchie globale au niveau des personnes elles-mêmes, on la veut au niveau des régions.
Une région de 2 millions d'habitants c'est assez grand pour accomplir des choses, mais suffisamment petit pour expérimenter d'autres choses. Systèmes de gouvernance, organisation de l'espace rural/urbain, ou sauvage, zéro pollution, réduction drastique de la consommation d'énergie sans perte significative de la qualité de vie : on peut tenter des choses qui vont fonctionner, ou rater !