Pour répondre aux deux commentaires précédents. Pour moi le cœur (vibrant !) de l'anarchisme c'est la règle suivante :
« La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres »
C'est un beau principe, c'est flou, c'est interprétable à foison.
Mais tuer quelqu'un c'est clairement faire empiéter la liberté du tueur sur celle de la victime, ce n'est donc pas anarchiste.
Maintenant, tout mouvement politique, spirituel, sociétal, peut essayer de s'imposer face à d'autres mouvements en désaccord, voire en opposition.
A ce moment là, chacun peut dépasser les limites qu'il aurait pu se fixer et recourir à la violence. Évidemment une idéologie de « la raison du plus fort » va avoir recours naturellement à la violence, et sans se parjurer. D'un autre côté les manifestations pacifiques existent et ont des effets réels, on a donc la preuve, aussi, que le recours à la violence n'est pas un impératif.
L'anarchisme révolutionnaire, qui fut violent et terroriste, n'est pas en accord avec les principes de l'anarchie en elle-même, c'est plus sur le mode de « la fin justifie les moyens », ou « on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs ».
À mon sens, c'est un peu comme tous les fanatismes, on prend une idée quelconque, qu'importe, et on l'utilise pour justifier la violence. Parce que au fond c'est la violence, et le pouvoir qu'elle donne, qu'on recherche.
Pour finir, je pense qu'une république anarchique n'est pas un oxymore.
Mais je n'ai jamais théorisé, même pour moi-même.
Je ne le ferais pas ici.
[^] # Re: Vive l'anarchie libre !
Posté par Yth (Mastodon) . En réponse au journal J'ai lu "Comment je suis devenue anarchiste" d'Isabelle Attard. Évalué à 3.
Pour répondre aux deux commentaires précédents.
Pour moi le cœur (vibrant !) de l'anarchisme c'est la règle suivante :
« La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres »
C'est un beau principe, c'est flou, c'est interprétable à foison.
Mais tuer quelqu'un c'est clairement faire empiéter la liberté du tueur sur celle de la victime, ce n'est donc pas anarchiste.
Maintenant, tout mouvement politique, spirituel, sociétal, peut essayer de s'imposer face à d'autres mouvements en désaccord, voire en opposition.
A ce moment là, chacun peut dépasser les limites qu'il aurait pu se fixer et recourir à la violence. Évidemment une idéologie de « la raison du plus fort » va avoir recours naturellement à la violence, et sans se parjurer. D'un autre côté les manifestations pacifiques existent et ont des effets réels, on a donc la preuve, aussi, que le recours à la violence n'est pas un impératif.
L'anarchisme révolutionnaire, qui fut violent et terroriste, n'est pas en accord avec les principes de l'anarchie en elle-même, c'est plus sur le mode de « la fin justifie les moyens », ou « on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs ».
À mon sens, c'est un peu comme tous les fanatismes, on prend une idée quelconque, qu'importe, et on l'utilise pour justifier la violence. Parce que au fond c'est la violence, et le pouvoir qu'elle donne, qu'on recherche.
Pour finir, je pense qu'une république anarchique n'est pas un oxymore.
Mais je n'ai jamais théorisé, même pour moi-même.
Je ne le ferais pas ici.