J'ai la même expérience que toi. J'installe en général Linux Mint sur les PC de mes proches qui me demandent que je leur « installe Linux ». Je leur répète un nombre de fois incalculable qu'il leur faut installer les mises à jour, mais seule ma compagne le fait (certainement parce qu'elle a, la pauvre, probablement été encore plus que les autres exposée à mes consignes). De fait, c'est moi qui les installe tous les 36 du mois quand j'ai leur PC sous la main.
Je comprends en revanche qu'ils et elles n'installent pas les upgrades d'une version majeure à l'autre - c'est souvent peu aisé, ou peu évident à trouver dans la GUI.
Par ailleurs, j'adore Arch Linux et l'utilise sur toutes mes machines (portable, serveur, téléphone), mais, comme toi, j'ai du mal à saisir l'intérêt d'une rolling release pour des débutants.
En ce qui concerne systemd, sans vouloir réouvrir une flame war, je dois admettre que je ne comprends rien à toutes ces crispations.
Je suis un utilisateur avancé de GNU/Linux (utilisation quotidienne et intensive depuis plus de quinze ans) mais je reste, aussi, un utilisateur lambda au sens où, souvent, j'ai simplement besoin d'utiliser mon PC sans avoir à peaufiner ou tripatouiller cent mille choses. Du point de vue de l'utilisateur lambda, donc, je dois avouer que systemd, je m'en fiche éperdument. Tout ce dont j'ai besoin de savoir dans les cas où je ne suis pas en train d'écrire un service ou un timer (soit 99% du temps) se résume à systemctl [--user] [enable | start] [--now] service. C'est tout. Le reste n'a aucune incidence sur moi, et je m'en fiche. Tout ce que je sais, c'est que 1) C'est un logiciel libre 2) Ça marche. Et ça me suffit.
Quant au poncif de la « philosophie Unix », de la même façon, j'ai du mal à en saisir l'intérêt. Est-elle obligatoire tout le temps, partout ? Est-elle indispensable ? Je passe plus de la moitié de mon temps dans Emacs, qui est exactement le contraire de la « philosophie Unix » (certains diront que si en coupant les cheveux en quatre, cela dit). Et alors ? Je l'utilise précisément parce qu'il fait plein de choses de façon intégrée, et j'en suis très content. La philosophie truc ou bidule, je m'en fiche un peu, tant que le programme est libre et me convient.
Je suis conscient que j'ai certainement tort et serais ravi d'entendre des arguments rationnels et pragmatiques (c'est-à-dire illustrés de cas concrets et sans « bashing » a priori) sur la question.
Merci pour le journal, c'est un retour intéressant !
[^] # Re: mises à jour
Posté par ElVirolo (site web personnel) . En réponse au journal 2 ans d'Artix Linux dans un GUL de province (GEBULL.org). Évalué à 9. Dernière modification le 14 septembre 2022 à 00:04.
J'ai la même expérience que toi. J'installe en général Linux Mint sur les PC de mes proches qui me demandent que je leur « installe Linux ». Je leur répète un nombre de fois incalculable qu'il leur faut installer les mises à jour, mais seule ma compagne le fait (certainement parce qu'elle a, la pauvre, probablement été encore plus que les autres exposée à mes consignes). De fait, c'est moi qui les installe tous les 36 du mois quand j'ai leur PC sous la main.
Je comprends en revanche qu'ils et elles n'installent pas les upgrades d'une version majeure à l'autre - c'est souvent peu aisé, ou peu évident à trouver dans la GUI.
Par ailleurs, j'adore Arch Linux et l'utilise sur toutes mes machines (portable, serveur, téléphone), mais, comme toi, j'ai du mal à saisir l'intérêt d'une rolling release pour des débutants.
En ce qui concerne systemd, sans vouloir réouvrir une flame war, je dois admettre que je ne comprends rien à toutes ces crispations.
Je suis un utilisateur avancé de GNU/Linux (utilisation quotidienne et intensive depuis plus de quinze ans) mais je reste, aussi, un utilisateur lambda au sens où, souvent, j'ai simplement besoin d'utiliser mon PC sans avoir à peaufiner ou tripatouiller cent mille choses. Du point de vue de l'utilisateur lambda, donc, je dois avouer que systemd, je m'en fiche éperdument. Tout ce dont j'ai besoin de savoir dans les cas où je ne suis pas en train d'écrire un service ou un timer (soit 99% du temps) se résume à
systemctl [--user] [enable | start] [--now] service. C'est tout. Le reste n'a aucune incidence sur moi, et je m'en fiche. Tout ce que je sais, c'est que 1) C'est un logiciel libre 2) Ça marche. Et ça me suffit.Quant au poncif de la « philosophie Unix », de la même façon, j'ai du mal à en saisir l'intérêt. Est-elle obligatoire tout le temps, partout ? Est-elle indispensable ? Je passe plus de la moitié de mon temps dans Emacs, qui est exactement le contraire de la « philosophie Unix » (certains diront que si en coupant les cheveux en quatre, cela dit). Et alors ? Je l'utilise précisément parce qu'il fait plein de choses de façon intégrée, et j'en suis très content. La philosophie truc ou bidule, je m'en fiche un peu, tant que le programme est libre et me convient.
Je suis conscient que j'ai certainement tort et serais ravi d'entendre des arguments rationnels et pragmatiques (c'est-à-dire illustrés de cas concrets et sans « bashing » a priori) sur la question.
Merci pour le journal, c'est un retour intéressant !
edit : pardon, je voulais répondre à zurvan.