• # Expérience en tant qu'investi non investi

    Posté par . En réponse au journal De la difficulté de faire vivre une association. Évalué à 6.

    J'ai été bénévole avec de gros créneaux horaires (~ 10h / semaine dans assoc' 1 et 2h / semaine dans assoc' 2 en même temps) dans différentes assoc'. On avait une assoc' qui tournait bien et aux réunions inter assoc' les autres venaient nous voir et nous demandaient comment on faisait pour notamment avoir pas mal de jeunes.
    Sachant que ça n'était pas une assoc' de sport / loisir (où c'est souvent plus simple d'avoir des gens), c'était une assoc' basée sur l'éducation à l'urbanisme (on étudiait des PLU, faisait des propositions de modifications, quelques actions d'occupation de l'espace public anti-voiture / anti-chantier, des fêtes à prix libres et publiques dans différents coin de l'arrondissement pour réutiliser l'espace, bref...).

    Et je crois que c'est lié à l'accueil des nouveaux, quelque chose que j'ai finit par résumer à la do-ocratie (du verbe do en anglais), celui qui fait a raison. Si quelqu'un s'investit sur un point il a pas forcément besoin d'en parler des heures en réunion, si on considère que son action n'est pas très bonne, on va y aller avec lui et tenter de rediriger le tir. Au final, y'avait quasiment jamais d'actions mauvaises (je ne m'en souviens d'aucune). Il m'est arrivé trop souvent d'arriver dans une assoc' et que pas mal de choses soient chasse gardé (c'est rené qui s'occupe depuis 35 ans de la buvette et si tu mets le coca à la place du fanta tu va te prendre une remarque, à la quatrième remarque inepte tu reviens pas). Ou que les actions simples soient pas dispos (on trouve pas de trésorier mais par contre faire un truc facile on se le garde : devenir trésorier et rien d'autre dans une assoc' je vous le dis c'est pas excitant).

    Dernier point, quand on gère quelque chose, on accepte n'importe quelle personne qui vient aider, et on le laisse faire à sa manière sans pour autant lui décharger la tâche dessus d'un coup.

    Pareil, quand on rangeait des fêtes de ~400 personnes à 1h/2h du matin, on attendait pas que les gens viennent nous aider, on aller chercher les derniers fêtards qui traînaient dans le coin et on leur demandait gentiment un coup de main. Les gens sont généralement très contents d'aider et n'osent pas demander d'eux-mêmes. Car quand on arrive à 20, on est bien organisé.

    En fait, je pense que l'accueil faisait tout car on était très content de faire ce qu'on faisait, et on était jamais déçu des autres car on en attendait rien.

    Combien de fois à la fin d'évènements j'ai voulu aider et c'était refusé car "t'inquiète on est déjà organisé", "non mais c'est bon y'a pas grand chose". Faut toujours accepter, ça fait du bien d'être aidé et c'est un premier pied dans la porte...

    Désolé, c'est un peu déconstruit car je n'ai jamais formalisé pourquoi nos assoc marchaient aussi bien dans ma tête.

    Anecdote FOSDEM pour finir : la première année j'avais 3h d'attente avant mon train, je suis resté sur place et j'ai commencé à arracher des câbles éthernet car j'ai vu quelqu'un faire, j'ai fait diverses tâches pendant 2h sans être inscrit nul part et les gens étaient "gentil" et aidant avec moi. Ba du coup, j'ai bien aimé et les deux années suivantes j'ai posé un jour de congé le vendredi pour aider à tout installer + diverses tâches samedi et dimanche. (ensuite y'a eu le covid).