la moindre falsification se verra sauf faille de sécurité. [...] le fautif.
... mais une fois que tu auras vu qu'il y a falsification, il te faudra un moyen de savoir qui est l'authentique, et qui est « le fautif » (je te cite sur « le », mais le problème est justement que ça peut être « les »). Si tu as X utilisateurs qui disent que c'est eux qui ont la bonne version, et Y utilisateurs qui te disent que non, c'est eux, comment décides-tu qui as raison ? Si tu monitores le noyau Linux, fastoche, tu écoutes Torvalds (parce que c'est lui en qui tu as confiance, on en revient à la notion de confiance). Dans le cas général, il te faut un protocole pour trouver un consensus. Git ne répond pas à cette question et n'a jamais cherché à le faire. Le protocole peut être un vote à la majorité (X > Y), mais à ce moment là tu es très vulnérable aux comptes multiples (je crée 1000 utilisateurs GitHub, ou 1000 adresses emails qui prétendent que le mauvais hash est l'authentique, et la majorité se met à prétendre un mensonge). Tu peux imaginer des protocoles plus évolués, et si tu le fais le résultat va probablement mériter de s'appeler une blockchain (qui en gros fait un vote à la majorité, mais à la majorité de la puissance de calcul dans le cas du proof-of-work et à la majorité de finance en proof-of-stake).
Ça n'enlève rien à Git, qui est un très bon outil pour ce pour quoi il a été fait, et ça ne fait pas de la blockchain une techno miracle. Mais prétendre que le chaînage des hash de Git te donne les mêmes garanties qu'une blockchain, c'est avoir une vue très très partielle du fonctionnement et des garanties offertes par les blockchain.
[^] # Re: blockchain et crypto-monnaie sont deux choses différentes
Posté par Matthieu Moy (site web personnel) . En réponse au journal Ethereum prépare son passage de Proof of Work à Proof of Stake. Évalué à 4.
... mais une fois que tu auras vu qu'il y a falsification, il te faudra un moyen de savoir qui est l'authentique, et qui est « le fautif » (je te cite sur « le », mais le problème est justement que ça peut être « les »). Si tu as X utilisateurs qui disent que c'est eux qui ont la bonne version, et Y utilisateurs qui te disent que non, c'est eux, comment décides-tu qui as raison ? Si tu monitores le noyau Linux, fastoche, tu écoutes Torvalds (parce que c'est lui en qui tu as confiance, on en revient à la notion de confiance). Dans le cas général, il te faut un protocole pour trouver un consensus. Git ne répond pas à cette question et n'a jamais cherché à le faire. Le protocole peut être un vote à la majorité (X > Y), mais à ce moment là tu es très vulnérable aux comptes multiples (je crée 1000 utilisateurs GitHub, ou 1000 adresses emails qui prétendent que le mauvais hash est l'authentique, et la majorité se met à prétendre un mensonge). Tu peux imaginer des protocoles plus évolués, et si tu le fais le résultat va probablement mériter de s'appeler une blockchain (qui en gros fait un vote à la majorité, mais à la majorité de la puissance de calcul dans le cas du proof-of-work et à la majorité de finance en proof-of-stake).
Ça n'enlève rien à Git, qui est un très bon outil pour ce pour quoi il a été fait, et ça ne fait pas de la blockchain une techno miracle. Mais prétendre que le chaînage des hash de Git te donne les mêmes garanties qu'une blockchain, c'est avoir une vue très très partielle du fonctionnement et des garanties offertes par les blockchain.