• [^] # Commandes à assistance électrique

    Posté par . En réponse au journal SmartCar. Évalué à 3.

    qui achèterait aujourd’hui une voiture sans rappel de direction

    Pas moi. Ça va t’étonner, mais c’est justement ce qui me freine à changer mon antiquité sans direction assistée.

    Les seules occasions que j’ai eues de conduire une voiture avec des assistances électriques sur un parcours assez long pour m’en faire une bonne idée, c’était avec une Clio III (pas sûr de la série exacte, mais la première avec des commandes à assistance électrique).

    Au niveau de la direction, j’ai trouvé qu’elle demandait beaucoup plus d’attention pour rouler droit par temps venteux sur une quatre voies que celle de ma voiture, pourtant plus légère. J’ai compris plus tard quand j’ai eu l’occasion d’en conduire une autre du même modèle sans vent : elle demandait de toute façon plus de concentration pour rouler en ligne droite. En fait, à grande vitesse, la direction est durcie par freinage du volant, au point où il ne revient plus en position neutre !

    J’ai vérifié cette hypothèse sur une longue courbe de périphérique. J’ai pris à peu près un tiers de la courbe à ajuster au quart de poil la trajectoire de la voiture et la position du volant pour ne plus avoir à modifier celle-ci avant la fin de la courbe, et j’ai relâché le volant. Il n’a pas bougé et la voiture a suivi parfaitement le reste de la courbe sans que je touche le volant ! C’est amusant, mais dans le cas courant (la ligne droite), c’est beaucoup moins pratique qu’un rappel qui marche.

    La moindre des choses qu’on peut attendre d’une voiture est quand même d’être capable de rouler droit sans qu’on intervienne sur le volant.

    À mon sens, simuler une assistance variable en freinant le volant à grande vitesse est un mauvais choix. Il vaudrait mieux au contraire augmenter le rappel (par exemple en tendant les ressorts de rappel). Ça rendrait plus difficile de tourner beaucoup, mais de toute façon, on ne va pas prendre une épingle à cheveux à 130 km/h...

    C’est un peu ce qui se passe avec une direction non assistée : avec une vitesse importante, l’inertie de la voiture participe au rappel du volant.

    Bon, plus désagréable encore que l’assistance électrique de direction, l’assistance électrique des freins (en tout cas, sur la Clio en question). Un freinage assez violent (je suppose qu’on peut se le permettre avec l’ABS) et aucun point plus dur sur la course de la pédale quand ça commence à freiner (contrairement à une assistance de frein à l’ancienne). C’est gênant, mais ce n’est pas le pire.

    Je me suis retrouvé dans un petit bouchon. Quand je peux avancer, j’avance doucement, en laissant une marge par rapport à la voiture précédente et quand elle s’arrête, j’essaie de m’arrêter en douceur. Impossible ! J’enfonce la pédale de frein jusqu’à ce que ça freine légèrement, et un peu après, ça arrête de freiner ! Je l’enfonce un peu plus pour que ça freine à nouveau et ça arrête à nouveau de freiner un peu après. Plusieurs fois comme ça, jusqu’à ce que j’arrive assez près de la voiture précédente. Là, il faut bien que j’arrête la voiture. J’enfonce la pédale de 2 cm de plus, et là, ça pile net !

    La minimum qu’on peut attendre d’une pédale de frein, c’est quand même que dans une position donnée, la force de freinage reste identique (sauf déclenchement justifié de l’ABS) !

    Par rapport à ça, j’ai eu l’occasion de conduire une Clio du modèle juste précédent (la Clio II phase 2 je pense, à moins que ce ne soit une III phase 1 et l’autre une III phase 2) avec des assistances à l’ancienne, et malgré des sensations moindres qu’avec ma voiture (direction assistée et assistance nettement plus importante pour le freinage), c’était un vrai plaisir. Le passage à l’assistance électrique tient du sabotage.

    Maintenant, si quelqu’un est en mesure de me dire si les commandes à assistance électrique sont meilleures sur d’autres marques ou si ça s’est amélioré depuis, ça m’intéresse vraiment. Sinon, je ne comprends même pas que des gens aient payé le prix d’une voiture neuve pour des voitures aussi désagréables à conduire.

    la climatisation automatique.

    La climatisation est clairement l’élément qui manque cruellement à ma vieille voiture. Avec des 40°C « sous abri », donc plus au niveau des routes et encore plus dans les voitures, la climatisation devient plus qu’une question de confort, quasiment une question de survie.

    Et c’est bien mon problème : trouver avant l’été prochain une voiture avec climatisation, des commandes pas trop désagréables et une perspective de trouver des pièces pendant un certain temps. Si je vise une voiture avec des assistances à l’ancienne, elle ne sera pas tellement plus récente que ma voiture actuelle, pour laquelle trouver des pièces commence à être problématique.

    D’un autre côté, l’idéal serait peut-être de trouver un moyen de gagner ma vie en Irlande. De toute façon, la France devient invivable, pas qu’en voiture...

    « Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone