Posté par PR .
En réponse au journal Le paranormal en informatique.
Évalué à 2.
Dernière modification le 13 août 2022 à 12:17.
Ben non. On est tous confrontés un jour ou l’autre à des phénomènes ou des choses qu’on ne s’explique pas. Ce n’est pas une question de capacité intellectuelle. Le truc c’est qu’en fonction du contexte ou de la personnalité de la personne, on va s’investir plus ou moins fortement pour résoudre ce qui nous apparaît comme une énigme. Mais tôt ou tard, on va aussi lâcher l’affaire, accepter de ne pas savoir, et passer à autre chose. Tout simplement.
Tu as ce préjugé tenace autour des maladies psychiatriques, l’idée sous-entendue dans ton commentaire d’une retard mental et/ou d’un manque d’apprentissage, de connaissances, etc.
C’est tout simplement faux de dire que les problèmes psychiatriques viennent d’un problème de compréhension et/ou de savoir (cela relève en réalité de préjugés de classe, linuxfr, sa population de cadre bac+5, tout ça...) Tout au plus la culture et des capacités intellectuelles élevées rendent plus difficile la détection d’un problème psychiatrique. Parce que le discours sera plus élaboré, voir intègrera des fragments de pensée tout ce qu’il y a de plus rigoureux (notre JPP national est un cas dans son genre... l’âge n’arrange rien à l’affaire).
La capacité à se remettre en question, à tenir compte du témoignage et/ou de l’avis de l’autre est à mon sens essentiel pour prévenir les maladies mentales ou du moins limiter très grandement leur impact sur la qualité de vie. D’une manière générale pour le bon équilibre psychologique d’une personne.1 Je considère à contrario que la promotion du narcissisme et des comportements associaux sont un problème de santé publique (qui n’empêche pas et va de pair avec, paradoxalement, un extrême conformisme et un rejet ve tout écart à la norme).
C’est d’autant plus vrai dans le cas présent ici ; j’ai rajouté un PS exprès pour signaler qu’il n’y a pas d’hallucinations ici, donc à priori ce n’est pas de la schizophrénie, j’ai donné même le terme exact : c’est de l’apophénie. C’est-à-dire, très explicitement, une forme extrême de pensée égo-centrée. Ce n’est pas binaire que de dire cela, ça s’appelle classifier, catégoriser.
Si je dis ça c’est aussi parce que j’ai en tête des témoignas précis, typiquement un schizophrène qui a accepté sa maladie a la capacité à distinguer les hallucinations de la réalité, dans une certaine mesure. Le point clef c’est vraiment l’acceptation et c’est ce qu’il y a de plus difficile dans ce genre de maladie.
Je ne peux que conseiller de voir ou revoir l’excellentissime A wonderfull mind.
———
1 En fait se soumettre excessivement aux injonctions sociales, c’est de la névrose. Ça peut aussi devenir un problème de santé mentale.
[^] # Re: mon phénomène vraiment bizarre
Posté par PR . En réponse au journal Le paranormal en informatique. Évalué à 2. Dernière modification le 13 août 2022 à 12:17.
Ben non. On est tous confrontés un jour ou l’autre à des phénomènes ou des choses qu’on ne s’explique pas. Ce n’est pas une question de capacité intellectuelle. Le truc c’est qu’en fonction du contexte ou de la personnalité de la personne, on va s’investir plus ou moins fortement pour résoudre ce qui nous apparaît comme une énigme. Mais tôt ou tard, on va aussi lâcher l’affaire, accepter de ne pas savoir, et passer à autre chose. Tout simplement.
Tu as ce préjugé tenace autour des maladies psychiatriques, l’idée sous-entendue dans ton commentaire d’une retard mental et/ou d’un manque d’apprentissage, de connaissances, etc.
C’est tout simplement faux de dire que les problèmes psychiatriques viennent d’un problème de compréhension et/ou de savoir (cela relève en réalité de préjugés de classe, linuxfr, sa population de cadre bac+5, tout ça...) Tout au plus la culture et des capacités intellectuelles élevées rendent plus difficile la détection d’un problème psychiatrique. Parce que le discours sera plus élaboré, voir intègrera des fragments de pensée tout ce qu’il y a de plus rigoureux (notre JPP national est un cas dans son genre... l’âge n’arrange rien à l’affaire).
La capacité à se remettre en question, à tenir compte du témoignage et/ou de l’avis de l’autre est à mon sens essentiel pour prévenir les maladies mentales ou du moins limiter très grandement leur impact sur la qualité de vie. D’une manière générale pour le bon équilibre psychologique d’une personne.1 Je considère à contrario que la promotion du narcissisme et des comportements associaux sont un problème de santé publique (qui n’empêche pas et va de pair avec, paradoxalement, un extrême conformisme et un rejet ve tout écart à la norme).
C’est d’autant plus vrai dans le cas présent ici ; j’ai rajouté un PS exprès pour signaler qu’il n’y a pas d’hallucinations ici, donc à priori ce n’est pas de la schizophrénie, j’ai donné même le terme exact : c’est de l’apophénie. C’est-à-dire, très explicitement, une forme extrême de pensée égo-centrée. Ce n’est pas binaire que de dire cela, ça s’appelle classifier, catégoriser.
Si je dis ça c’est aussi parce que j’ai en tête des témoignas précis, typiquement un schizophrène qui a accepté sa maladie a la capacité à distinguer les hallucinations de la réalité, dans une certaine mesure. Le point clef c’est vraiment l’acceptation et c’est ce qu’il y a de plus difficile dans ce genre de maladie.
Je ne peux que conseiller de voir ou revoir l’excellentissime A wonderfull mind.
———
1 En fait se soumettre excessivement aux injonctions sociales, c’est de la névrose. Ça peut aussi devenir un problème de santé mentale.
Mort aux cons !