Il arrive que, pour certaines personnes, le cerveau se mette à débloquer complètement, au point que leur perception de la réalité s'en trouve, par moments, totalement altérée. Et on ne se rend compte que quelque chose cloche que dans le regard des autres...
J'en ai appris tellement sur le fonctionnement de notre cerveau qu'aujourd'hui je comprends que ce que ces personnes vivent est la réalité. Pour eux, bien sûr mais tout est comme si ça leur était réellement arrivé. Ça interpelle aussi sur ce qu'est "la réalité" mais il apparaît que ces personnes vivent vraiment ce qu'elles décrivent et qu'elles sont convaincues que c'est la réalité. Un processus les empêche de reconnaître (disons de "détecter") que ça n'est pas ce que les "autres" pourraient avoir observé.
Notre cerveau est une machine à donner du sens à ce qui nous entoure et nous arrive, même si c'est complètement abracadabrant(-esque, pour paraphraser quelqu'un qu'on connaît bien). Ce que tu décris est en effet une expérience difficile à confirmer et je suis certain que tu l'as vécu. Mais est-ce réellement arrivé? Ça n'est pas à moi de le dire. Le fait que nos sens puissent nous mentir1, que notre cerveau nous fasse croire des choses irréelles2 me suffit à accueillir ton récit avec tout le respect qu'il se doit.
En outre, je salue ton courage et ta bravoure d'avoir déposé ton histoire sur ce forum. Ceci dit, ça n'est pas vraiment l'endroit approprié — et du reste, je ne comprends pas pourquoi tant de moinssage non plus. L'auteur a demandé à son audience si elle avait un récit et tu lui en as fourni un.
Tu trouveras sans doute en ton expérience les explications qui font sens pour toi. Il est possible que tes proches se sentent désemparés et ne savent pas trop comment t'aborder ou te parler. Cela ne sert à rien de confronter ta perception avec la leur, ils ne comprendraient probablement pas et ça ne mènera pas à grand chose de constructif. Garde en tête l'éventualité que ta... machinerie cérébrale pourrait dysfonctionner. Dans le fond, ça nous arrive à tous, dans des degrés divers.
J'ai vécu pendant plus de six mois avec une personne souffrant de délires paranoïaques — je crois qu'on appelle ça effectivement de la schizophrénie. Tu ne le perçois pas de cette manière et il n'y a rien de mal à ça, c'est tout-à-fait normal. Et fou, tu l'es encore moins.
Il doit être fort... désagréable de se rendre compte — et encore plus de l'accepter — que la machine qui sert à définir ce que nous sommes est grippée ou foireuse au point de nous empêcher de partager les expériences des autres. Et avec çà, avoir à supporter le jugement de ceux qui ne comprennent pas («mais non, je ne suis pas fou!»)... Il est important que, dans tes proches, il y en ait qui t'accompagnent et t'offrent le support que tu mérites.
Les démarches qu'ils auront à faire ne leur plairont sans doute pas, à savoir insister pour que tu sois correctement pris en charge et suivi. Or il est possible que tu aies finalement une vie moins stressante car des traitements existent, bien qu'il puisse te paraître légitime de les refuser. La science a énormément progressé dans la prise en charge de ces dysfonctionnements et permet d'offrir une vie relativement apaisante. Le moins évident est de faire confiance car c'est bien là tout le problème: comment peut-ont être certain de pouvoir faire confiance à des gens qui nous croient "fou"?
Je ne suis pas qualifié pour faire quelque diagnostic que ce soit et il est logique que tu prennes mes propos avec d'énormes pincettes. Je ne peux que te recommander de garder la foi en tes proches et de leur faire confiance.
1 Chatouillis sans stimulus, acouphènes, phénomène de déjà-vu, illusions d'optique et acoustiques...
2 Paralysie du sommeil, faux souvenirs et autres biais cognitifs...
[^] # Re: mon phénomène vraiment bizarre
Posté par FantastIX . En réponse au journal Le paranormal en informatique. Évalué à 9.
Il arrive que, pour certaines personnes, le cerveau se mette à débloquer complètement, au point que leur perception de la réalité s'en trouve, par moments, totalement altérée. Et on ne se rend compte que quelque chose cloche que dans le regard des autres...
J'en ai appris tellement sur le fonctionnement de notre cerveau qu'aujourd'hui je comprends que ce que ces personnes vivent est la réalité. Pour eux, bien sûr mais tout est comme si ça leur était réellement arrivé. Ça interpelle aussi sur ce qu'est "la réalité" mais il apparaît que ces personnes vivent vraiment ce qu'elles décrivent et qu'elles sont convaincues que c'est la réalité. Un processus les empêche de reconnaître (disons de "détecter") que ça n'est pas ce que les "autres" pourraient avoir observé.
Notre cerveau est une machine à donner du sens à ce qui nous entoure et nous arrive, même si c'est complètement abracadabrant(-esque, pour paraphraser quelqu'un qu'on connaît bien). Ce que tu décris est en effet une expérience difficile à confirmer et je suis certain que tu l'as vécu. Mais est-ce réellement arrivé? Ça n'est pas à moi de le dire. Le fait que nos sens puissent nous mentir1, que notre cerveau nous fasse croire des choses irréelles2 me suffit à accueillir ton récit avec tout le respect qu'il se doit.
En outre, je salue ton courage et ta bravoure d'avoir déposé ton histoire sur ce forum. Ceci dit, ça n'est pas vraiment l'endroit approprié — et du reste, je ne comprends pas pourquoi tant de moinssage non plus. L'auteur a demandé à son audience si elle avait un récit et tu lui en as fourni un.
Tu trouveras sans doute en ton expérience les explications qui font sens pour toi. Il est possible que tes proches se sentent désemparés et ne savent pas trop comment t'aborder ou te parler. Cela ne sert à rien de confronter ta perception avec la leur, ils ne comprendraient probablement pas et ça ne mènera pas à grand chose de constructif. Garde en tête l'éventualité que ta... machinerie cérébrale pourrait dysfonctionner. Dans le fond, ça nous arrive à tous, dans des degrés divers.
J'ai vécu pendant plus de six mois avec une personne souffrant de délires paranoïaques — je crois qu'on appelle ça effectivement de la schizophrénie. Tu ne le perçois pas de cette manière et il n'y a rien de mal à ça, c'est tout-à-fait normal. Et fou, tu l'es encore moins.
Il doit être fort... désagréable de se rendre compte — et encore plus de l'accepter — que la machine qui sert à définir ce que nous sommes est grippée ou foireuse au point de nous empêcher de partager les expériences des autres. Et avec çà, avoir à supporter le jugement de ceux qui ne comprennent pas («mais non, je ne suis pas fou!»)... Il est important que, dans tes proches, il y en ait qui t'accompagnent et t'offrent le support que tu mérites.
Les démarches qu'ils auront à faire ne leur plairont sans doute pas, à savoir insister pour que tu sois correctement pris en charge et suivi. Or il est possible que tu aies finalement une vie moins stressante car des traitements existent, bien qu'il puisse te paraître légitime de les refuser. La science a énormément progressé dans la prise en charge de ces dysfonctionnements et permet d'offrir une vie relativement apaisante. Le moins évident est de faire confiance car c'est bien là tout le problème: comment peut-ont être certain de pouvoir faire confiance à des gens qui nous croient "fou"?
Je ne suis pas qualifié pour faire quelque diagnostic que ce soit et il est logique que tu prennes mes propos avec d'énormes pincettes. Je ne peux que te recommander de garder la foi en tes proches et de leur faire confiance.
1 Chatouillis sans stimulus, acouphènes, phénomène de déjà-vu, illusions d'optique et acoustiques...
2 Paralysie du sommeil, faux souvenirs et autres biais cognitifs...