• # On y est !

    Posté par (site web personnel) . En réponse au lien Aux USA, facebook transmet à la justice les messages d'une ado poursuivie pour IVG. Évalué à 8.

    Je le dis depuis des années : toute cette collecte de données, si on est un peu optimiste, ce n'est peut-être pas un si gros problème... jusqu'au jour où les états qui hébergent ces grosses boites deviennent malicieux. Ou que l'entreprise elle-même le devient (encore plus). Ce n'est pas seulement théorique, la preuve ici !

    Le moins on sème, le mieux. D'autant que les états malicieux n'auront pas seulement accès aux données à l'instant T, mais aussi à tout le passé. Incluant peut-être des sujets non problématiques aujourd'hui et qui le deviendront dans le futur et on ne le sait pas encore.

    Et donc, le chiffrement de bout en bout avec des applications clientes libres qu'on peut auditer pour communiquer, c'est indispensable pour se protéger. Peut-être que cet exemple concret peut servir à expliquer ça aux gens qui sont moins branchés / sensibles sur ce genre de sujet.

    Facebook ici est peut-être forcé à respecter la loi... mais ne pourrait pas fournir grand-chose si les conversations étaient chiffrées de bout en bout. Ils en ont conscience, dans l'article :

    Une semaine après le revirement de la Cour Suprême, Mark Zuckerberg, le patron de Meta (la maison mère de Facebook) assurait à ses salariés que des efforts seraient réalisés pour crypter les données des utilisateurs et ainsi "protéger les personnes" qui chercheraient à avorter, rappelle Forbes

    Mais déjà, "des efforts seront réalisés", ce n'est pas un gros engagement. Ensuite, les employés Facebook inquiets pour leurs utilisateurs feraient mieux de se barrer et d'arrêter de participer à ça, ils / elles n'auront aucun mal à trouver du boulot. Ça fait partie du business model de Facebook d'avoir accès aux données des utilisateurs (des "utilisés", d'aucuns diront) et de les exploiter, je ne vois pas comment ça peut marcher cette histoire...