Mouai, faut pas trop insister sur la largeur des pages LaTeX, très critiquable. À la base c’est de la place réservée aux notes de marges. Or la pratique de la glose est devenu très marginale, sinon absente, dans l’édition moderne ; ce choix me paraît injustifiable (utiliser le package showframe pour se rendre compte du problème). Dans l’édition pro on ne voit jamais de telles marges... (par contre on fait du multi-colonne au besoin). Sans compter le gaspillage de papier.
La justification de la marge LaTeX est un exemple typique de rationalisation à postériori d’un choix foireux.
Sur la lisibilité on doit distinguer écran (peu compatible avec l’empattement sauf haute définition — 300dpi) et papier, sur papier il faut aussi encore s’assurer de la qualité de l’impression (définition ET SURTOUT la profondeur du noir du fait du contraste plein–délié) pour pouvoir utiliser des fontes "modernes" (style celle de CM/LM de LaTeX, Didot, Bodoni, etc. très classieuses en vrai avec une belle impression). C’est une des raisons qui me font préférer la Garamond Premier qui, par vocation, se satisfait de moyens d’impression plus rudimentaires, mais elle est dégueulasse sur un écran low-res. Là encore le choix par défaut de TeX est malheureux pour des moyens d’impressions personnels (et même pour de l’édition pro à bas coûts) ; mais là au moins il est justifable par le but assumé de TeX : faire de l’édition de qualité.
Perso, je suis pas fan des fontes qui essaient de satisfaire tous les usages. Déjà les fontes sans empattements c’est moche à la base — destiné aux textes à impacts : pub, logo, slogan, etc. —, mais leur généralisation abusive a largement réduit leur effet impactant (trop communes & ordinaires au final). Pourtant les sans ont leur intérêt, si bien intégré dans un visuel qui leur convient. En informatique on les utilise par nécessité, faute d’une définition suffisante. Avec la démocratisation de la 4k j’espérais que leur usage se réduirait un peu. D’autant que les Garamond sont par essence des fontes qui s’autorisent une lisibilité convenable pour de l’écran hires (je force présentement l’affichage en premier pour le web). Au moins l’idée d’en faire une version sans est bien vue, ça sort du côté très impersonnel et froid de la plupart des sans.
Après, Lualatex, Xetex, c’est bien gentil, mais c’est trop long à compiler... j’ai besoin d’un cycle édition-visualisation rapide (beaucoup de math bien moches...). Perso j’ai abandonné et suis du coup revenu à pdflatex et la Latin Modern à fortiori (affichage à l’écran dégueu mais imprimante laser en qualité haute ça devient correct). De plus, pour le maths faut trouver une fonte compatible et de qualité. Difficile. (avec la garamond premier, il est esthétiquement impossible d’écrire des math avec la LM ; je prend fourier souvent). Bref, je pense qu’il vaut mieux définir avant la destinée de son document, puis choisir une fonte en conséquence.
Pareil, pas fan de la pratique qui consiste à choisir des fontes différentes pour la titraille : normalement une fonte de qualité est fournie avec une version titraille (ce n’est pas une version "zoomée", par exemple les traits sont plus fin, comme avec la Cormorant explicitement destinée aux titres, la largeur et l’espacement des lettres sont différents, etc.). Ça participe à l’homogénéité du document et ça évite les fautes de goûts (sauf à s’y connaître, et je range la pratique du sans=titres de section et serif=texte de labeur comme une faute de goût :p). Le document sera visuellement structuré grâce à une titraille qui se distingue graphiquement parlant (jeu sur l’espacement vertical et le gris typo).
[^] # Re: Ah, les fontes !
Posté par PR . En réponse à la dépêche Ysabeau, un chouette caractère. Évalué à 5.
Mouai, faut pas trop insister sur la largeur des pages LaTeX, très critiquable. À la base c’est de la place réservée aux notes de marges. Or la pratique de la glose est devenu très marginale, sinon absente, dans l’édition moderne ; ce choix me paraît injustifiable (utiliser le package showframe pour se rendre compte du problème). Dans l’édition pro on ne voit jamais de telles marges... (par contre on fait du multi-colonne au besoin). Sans compter le gaspillage de papier.
La justification de la marge LaTeX est un exemple typique de rationalisation à postériori d’un choix foireux.
Sur la lisibilité on doit distinguer écran (peu compatible avec l’empattement sauf haute définition — 300dpi) et papier, sur papier il faut aussi encore s’assurer de la qualité de l’impression (définition ET SURTOUT la profondeur du noir du fait du contraste plein–délié) pour pouvoir utiliser des fontes "modernes" (style celle de CM/LM de LaTeX, Didot, Bodoni, etc. très classieuses en vrai avec une belle impression). C’est une des raisons qui me font préférer la Garamond Premier qui, par vocation, se satisfait de moyens d’impression plus rudimentaires, mais elle est dégueulasse sur un écran low-res. Là encore le choix par défaut de TeX est malheureux pour des moyens d’impressions personnels (et même pour de l’édition pro à bas coûts) ; mais là au moins il est justifable par le but assumé de TeX : faire de l’édition de qualité.
Perso, je suis pas fan des fontes qui essaient de satisfaire tous les usages. Déjà les fontes sans empattements c’est moche à la base — destiné aux textes à impacts : pub, logo, slogan, etc. —, mais leur généralisation abusive a largement réduit leur effet impactant (trop communes & ordinaires au final). Pourtant les sans ont leur intérêt, si bien intégré dans un visuel qui leur convient. En informatique on les utilise par nécessité, faute d’une définition suffisante. Avec la démocratisation de la 4k j’espérais que leur usage se réduirait un peu. D’autant que les Garamond sont par essence des fontes qui s’autorisent une lisibilité convenable pour de l’écran hires (je force présentement l’affichage en premier pour le web). Au moins l’idée d’en faire une version sans est bien vue, ça sort du côté très impersonnel et froid de la plupart des sans.
Après, Lualatex, Xetex, c’est bien gentil, mais c’est trop long à compiler... j’ai besoin d’un cycle édition-visualisation rapide (beaucoup de math bien moches...). Perso j’ai abandonné et suis du coup revenu à pdflatex et la Latin Modern à fortiori (affichage à l’écran dégueu mais imprimante laser en qualité haute ça devient correct). De plus, pour le maths faut trouver une fonte compatible et de qualité. Difficile. (avec la garamond premier, il est esthétiquement impossible d’écrire des math avec la LM ; je prend fourier souvent). Bref, je pense qu’il vaut mieux définir avant la destinée de son document, puis choisir une fonte en conséquence.
Pareil, pas fan de la pratique qui consiste à choisir des fontes différentes pour la titraille : normalement une fonte de qualité est fournie avec une version titraille (ce n’est pas une version "zoomée", par exemple les traits sont plus fin, comme avec la Cormorant explicitement destinée aux titres, la largeur et l’espacement des lettres sont différents, etc.). Ça participe à l’homogénéité du document et ça évite les fautes de goûts (sauf à s’y connaître, et je range la pratique du sans=titres de section et serif=texte de labeur comme une faute de goût :p). Le document sera visuellement structuré grâce à une titraille qui se distingue graphiquement parlant (jeu sur l’espacement vertical et le gris typo).
Mort aux cons !