Le problème c'est que gouttegd pointe bien que l'urbanisme de la maison individuelle pose problème car elle induit pour la plupart de ces habitants un usage important de la voiture et la nécessité de construire des infrastructures importantes pour eux (route, eau, électricité, Internet, etc.).
Ce n'est pas un hasard si globalement l'Amérique du Nord, avec des maisons individuelles comme logement de référence et des banlieues qui s'étendent à la ronde, induisent un usage très important de la voiture pour tout trajet avec peu de transport en commun par rapport à vivre dans le centre ville d'une ville européenne moyenne comme Paris, Lyon, Marseille, etc.
Tu as même les communes en Belgique (car j'y vis et c'est un sujet qui commence à prendre de l'ampleur) qui limitent les constructions de maisons individuelles car le coût engendré par la route à entretenir par la commune après serait trop importante au regard du coût gagné par l'impôt de ces habitants. En gros il faudrait que tout le monde ailleurs dans la commune compense ce coût.
Et quand le carburant coûte cher, qui râle ? Les gens qui en ont besoin pour aller travailler ou faire les déplacements du quotidien. Soit plus souvent les gens en campagne ou qui vivent dans des maisons dans des villes dortoirs sans travail ou activités à proximité (mais avec un coût du logement très faible). Pourtant d'un point de vue climatique et disponibilité du pétrole il faut envisager l'arrêt de la voiture thermique, soit en passant à l'électrique (mais c'est cher a a des défauts) ou en utilisant un autre moyen de transport si possible (mais ça a aussi des contraintes). Bref, ça râle.
Le modèle du pavillon a été rendu possible par la voiture, c'est un fait. On aurait pas pu avoir un tel urbanisme sans la voiture individuelle. Il y a sans doute des gens en campagne qui se passent de voiture, de même dans les banlieues, mais c'est l'exception et non la règle. C'est bien au centre ville qu'on trouve la plus haute proportion de gens sans voitures et même sans permis de conduire. Pas en campagne, ni en banlieue.
[^] # Re: Petits gestes et grand vide
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal Hypocrisie d'énergie. Évalué à 10.
Le problème c'est que gouttegd pointe bien que l'urbanisme de la maison individuelle pose problème car elle induit pour la plupart de ces habitants un usage important de la voiture et la nécessité de construire des infrastructures importantes pour eux (route, eau, électricité, Internet, etc.).
Ce n'est pas un hasard si globalement l'Amérique du Nord, avec des maisons individuelles comme logement de référence et des banlieues qui s'étendent à la ronde, induisent un usage très important de la voiture pour tout trajet avec peu de transport en commun par rapport à vivre dans le centre ville d'une ville européenne moyenne comme Paris, Lyon, Marseille, etc.
Tu as même les communes en Belgique (car j'y vis et c'est un sujet qui commence à prendre de l'ampleur) qui limitent les constructions de maisons individuelles car le coût engendré par la route à entretenir par la commune après serait trop importante au regard du coût gagné par l'impôt de ces habitants. En gros il faudrait que tout le monde ailleurs dans la commune compense ce coût.
Et quand le carburant coûte cher, qui râle ? Les gens qui en ont besoin pour aller travailler ou faire les déplacements du quotidien. Soit plus souvent les gens en campagne ou qui vivent dans des maisons dans des villes dortoirs sans travail ou activités à proximité (mais avec un coût du logement très faible). Pourtant d'un point de vue climatique et disponibilité du pétrole il faut envisager l'arrêt de la voiture thermique, soit en passant à l'électrique (mais c'est cher a a des défauts) ou en utilisant un autre moyen de transport si possible (mais ça a aussi des contraintes). Bref, ça râle.
Le modèle du pavillon a été rendu possible par la voiture, c'est un fait. On aurait pas pu avoir un tel urbanisme sans la voiture individuelle. Il y a sans doute des gens en campagne qui se passent de voiture, de même dans les banlieues, mais c'est l'exception et non la règle. C'est bien au centre ville qu'on trouve la plus haute proportion de gens sans voitures et même sans permis de conduire. Pas en campagne, ni en banlieue.