• [^] # Re: Et surtout...

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Hypocrisie d'énergie. Évalué à 10.

    Quand on vit dans certains quartier on voit bien la dérence entre zones eclairees zt zones non éclairées.

    Ça c'est une impression qui revient très souvent (et qui conduit à des pétitions quand l'éclairage est éteint en fin de nuit). Le problème est surtout de déterminer à quel point c'est une impression, et à quel point c'est un fait.

    La question est très courante et a même fait l'objet d'une question au gouvernement en 2019 (page 183 numérotée 403). Par contre contrairement à ce que je disais de souvenir dans mon message précédent, les retours qu'on a sur ce point ne sont pas des études (au sens plus ou moins scientifique – ou alors sont franchement douteuses) mais des témoignages de maires et autres responsables de la sécurité de lieux où l'éclairage à été coupé. Cf par exemple ici, ici, ici, ici, ici, ici ou encore – sélection totalement au pif qui ne prétends absolument pas être exaustive.

    Le dernier lien donne d'ailleurs des statistiques :

    Les données de la gendarmerie et des compagnies d’assurances sur
    les liens entre sécurité et éclairage public sont pourtant très parlantes :
    80% des cambriolages ont lieu le jour
    55% des cambriolages sont commis entre 14 et 17 heures.
    99% des délits et méfaits nocturnes ont lieu dans des rues parfaitement éclairées

    Pour les cambriolages nocturnes, c'est surtout les entreprises qui sont attaquées la nuit, les particuliers plutôt en journée... c'est logique, on cambriole quand les gens ont le plus de chance de ne pas être chez eux.

    Bref, il n'y a peut-être pas de consensus au sens « consensus scientifique » pour dire que la suppression de l'éclairage public dégrade la sécurité. Par contre, on a quand même un très bon faisceau d'indice en ce sens, quand bien même ça irait contre une idée extrêmement commune et très ancienne.

    La connaissance libre : https://zestedesavoir.com