Ce dont tu parles a été testé avec brio en Finlande : fournir des logements pérennes aux sans-abris coute non moins cher que de les héberger en urgence. En plus, en leur fournissant un logement donc une adresse et des installations sanitaires, ça a beaucoup facilité leur réintégration dans la société.
La notion de « séparation des budgets » a aussi un gros impact.
Un exemple classique : la ville doit faire des travaux sur ses réseaux d’égouts, d’eau et d’électricité, dans un même trottoir. On sait ce que qui coute cher dans ces travaux, c’est d’ouvrir et refermer le trottoir, le reste c’est assez trivial.
Le problème étant que, comme les budgets « égouts », « réseau d’eau » et « réseau d’électricité » sont séparés et étanches, on va se retrouver à ouvrir et refermer ledit trottoir trois fois au lieu de mutualiser l’opération et de faire les trois remplacements des trois réseaux d’un coup. Avec tout ce que ça implique en terme de dépenses et d’emmerdement du voisinage.
Ça fonctionne pareil avec les travaux dans les batiments publics – pensez aux batiments historiques classés pour lesquels « démonter les boiseries pour accéder aux réseaux et y faire un travail trivial » coute une fortune.
Sans compter les budgets « qu’il faut absolument dépenser sinon on aura moins l’année prochaine », quitte à faire n’importe quoi avec (valable aussi dans le privé).
[^] # Re: Un problème d’adéquation avec le marché privé
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Doctolib présente sa base de données à Devoxx 2022 et c'est flippant. Évalué à 7.
Ce dont tu parles a été testé avec brio en Finlande : fournir des logements pérennes aux sans-abris coute non moins cher que de les héberger en urgence. En plus, en leur fournissant un logement donc une adresse et des installations sanitaires, ça a beaucoup facilité leur réintégration dans la société.
La notion de « séparation des budgets » a aussi un gros impact.
Un exemple classique : la ville doit faire des travaux sur ses réseaux d’égouts, d’eau et d’électricité, dans un même trottoir. On sait ce que qui coute cher dans ces travaux, c’est d’ouvrir et refermer le trottoir, le reste c’est assez trivial.
Le problème étant que, comme les budgets « égouts », « réseau d’eau » et « réseau d’électricité » sont séparés et étanches, on va se retrouver à ouvrir et refermer ledit trottoir trois fois au lieu de mutualiser l’opération et de faire les trois remplacements des trois réseaux d’un coup. Avec tout ce que ça implique en terme de dépenses et d’emmerdement du voisinage.
Ça fonctionne pareil avec les travaux dans les batiments publics – pensez aux batiments historiques classés pour lesquels « démonter les boiseries pour accéder aux réseaux et y faire un travail trivial » coute une fortune.
Sans compter les budgets « qu’il faut absolument dépenser sinon on aura moins l’année prochaine », quitte à faire n’importe quoi avec (valable aussi dans le privé).
La connaissance libre : https://zestedesavoir.com