Un homme tue sa femme, on parle de féminicide, mais l'inverse non. Normalement, c'est au travail judiciaire d'établir les rapports de domination sociale qui peuvent avoir joué, mais sans à priori, dans un sens ni dans l'autre.
Non. Le travail judiciaire juge ce cas. Le fait de parler de féminicide le place dans un contexte qui dépasse le cas en question. Le pouvoir judiciaire n'a pas à dire que c'est un féminicide puisque ça n'a aucun sens légal. Le fait de parler de féminicide met en avant une information : le nombre, la fréquence femmes qui meurent sous les coups d'un homme.
Le terme féminicide pose l'idée à priori que la femme est faible et dans une position de victime—on peut questionner la pertinence d'une telle position dans le long terme et les effets boomerang.
Ça n'est pas une question de faiblesse et le fait de croire que c'est le sujet montre qu'il y a encore du chemin à faire, c'est une question bien plus générale et dont les réponses sont moins directs. Pour faire court, si on interroge hors de toutes considérations plus précises le nombre de femmes tué par des hommes, on évite de mettre le doigt sur un détail. On évite un tas de poncifs et de biais, on interroge la société en tant que groupe et on pose la question du comment on vit ensemble.
Et le fait que des gens ne le comprennent pas n'enlève rien à la démarche. Ils auront le temps de comprendre.
[^] # Re: La citation
Posté par barmic 🦦 . En réponse au lien "N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise[...] pour que les droits[...] soient remis en question". Évalué à 1. Dernière modification le 27 juin 2022 à 17:27.
Non. Le travail judiciaire juge ce cas. Le fait de parler de féminicide le place dans un contexte qui dépasse le cas en question. Le pouvoir judiciaire n'a pas à dire que c'est un féminicide puisque ça n'a aucun sens légal. Le fait de parler de féminicide met en avant une information : le nombre, la fréquence femmes qui meurent sous les coups d'un homme.
Ça n'est pas une question de faiblesse et le fait de croire que c'est le sujet montre qu'il y a encore du chemin à faire, c'est une question bien plus générale et dont les réponses sont moins directs. Pour faire court, si on interroge hors de toutes considérations plus précises le nombre de femmes tué par des hommes, on évite de mettre le doigt sur un détail. On évite un tas de poncifs et de biais, on interroge la société en tant que groupe et on pose la question du comment on vit ensemble.
Et le fait que des gens ne le comprennent pas n'enlève rien à la démarche. Ils auront le temps de comprendre.
https://linuxfr.org/users/barmic/journaux/y-en-a-marre-de-ce-gros-troll