Si les républicains ont décidé de mettre fin à la neutralité du Net aux États-Unis, c’est sous la pression du puissant lobby des FAI. C’est l’argument économique qui est le plus souvent avancé : déployer des infrastructures et en particulier de la fibre coûte très cher. Selon eux, il y a une captation inégale et injuste de la valeur par les producteurs de contenu comme Google, Facebook ou Netflix qui réalisent d’importants bénéfices via leurs réseaux alors même que les FAI n’en touchent pas un centime puisque la bande passante est essentiellement payée par les abonnés. L’exemple du développement des services de streaming vidéo est régulièrement avancé : la consommation de data a explosé ces dernières années et les opérateurs ne voient pas pourquoi ils seraient les seuls à financer les investissements nécessaires dans les réseaux pour suivre les besoins croissants. « D’autant que les technologies nouvelles se développent à la vitesse de l’éclair : l’Internet des objets, c’est-à-dire les voitures avec assistance de pilotage, les maisons connectées... sont extrêmement gourmandes en tuyauterie, en espace. Elles demandent donc des fonctionnalités et des puissances bien plus importantes qu’un simple blog, qu’un site d’information ou même qu’Amazon », confirme Philippe Laloux. « Pour ne pas freiner l’innovation et les investissements, les FAI plaident donc pour un Internet à deux vitesses. Cela leur permettrait de faire payer les GAFAM mais aussi, par exemple, les gros consommateurs de vidéo. »
(C'est moi qui grasse la partie qui permet la neutralité du net, tous autres arguments tordent ce principe)
# Neutralité du net
Posté par antistress (site web personnel) . En réponse au lien Faut-il faire payer la bande passante aux Gafam ? . Évalué à 6. Dernière modification le 30 mai 2022 à 20:28.
J'ai posé une étiquette "neutralité du net" sur la page
Une référence parmi d'autres, d'il y a 4 ans :
http://www.revue-democratie.be/index.php?option=com_content&view=article&id=1300:la-fin-de-la-neutralite-du-net
(C'est moi qui grasse la partie qui permet la neutralité du net, tous autres arguments tordent ce principe)