l'astuce serait surtout de jouer sur le fait que prendre un avocat pour se défendre coûte plus cher que de payer « à l'amiable ». Ça ne s'appelle pas de l'extorsion de fond légale ça ?
Ça s'appelle aussi jouer sur la connerie des managers d'entreprises. Aller au tribunal pour une affaire de brevet coûte très cher (ce qui est normal en soit car un brevet c'est généralement plusieurs dizaines, voire centaines de pages en langage technico judiciaire qu'il faut analyser pour trouver la faille sans compter d'éventuelle recherches montrant qu'untel a publié qq chose de similaire avant le dépôt du brevet). Les esc^W propriétaires du brevet demandent donc à chaque entreprises des royalties qui sont inférieures à ce que coûterait un procès. La réaction des entreprises est généralement de regarder le coût des royalties et le coût d'un procès à l'issue incertaine et de décider de payer les royalties même en sachant pertinemment que le brevet est bidon. C'est bien sûr une démarche à court terme puisque cette absence de combattivité des boîtes provoque probablement l'explosion de ce type de procès.
Cependant il y a des fois où les boîtes font quelque chose d'un peu plus intelligent. Dans l'édition de mars de Cryptogram ; http://www.counterpane.com/crypto-gram-0303.html#8(...) ; Bruce Schneir parle d'une société possédant un brevet sur SSL qui a été débouté parce que deux sociétés (Verisign et RSA) ont décidé de s'allier pour partager les frais de justice. Au final l'escrot a bien sûr été débouté.
# Re: Le principe de streaming est-il breveté?
Posté par gabuzo . En réponse à la dépêche Le principe de streaming est-il breveté?. Évalué à 9.
Ça s'appelle aussi jouer sur la connerie des managers d'entreprises. Aller au tribunal pour une affaire de brevet coûte très cher (ce qui est normal en soit car un brevet c'est généralement plusieurs dizaines, voire centaines de pages en langage technico judiciaire qu'il faut analyser pour trouver la faille sans compter d'éventuelle recherches montrant qu'untel a publié qq chose de similaire avant le dépôt du brevet). Les esc^W propriétaires du brevet demandent donc à chaque entreprises des royalties qui sont inférieures à ce que coûterait un procès. La réaction des entreprises est généralement de regarder le coût des royalties et le coût d'un procès à l'issue incertaine et de décider de payer les royalties même en sachant pertinemment que le brevet est bidon. C'est bien sûr une démarche à court terme puisque cette absence de combattivité des boîtes provoque probablement l'explosion de ce type de procès.
Cependant il y a des fois où les boîtes font quelque chose d'un peu plus intelligent. Dans l'édition de mars de Cryptogram ; http://www.counterpane.com/crypto-gram-0303.html#8(...) ; Bruce Schneir parle d'une société possédant un brevet sur SSL qui a été débouté parce que deux sociétés (Verisign et RSA) ont décidé de s'allier pour partager les frais de justice. Au final l'escrot a bien sûr été débouté.