Ce n'est moins cher à gérer que dans le cadre d'un pétrole et d'un gaz pas chers, ce qui ne va pas durer encore 100 ans, et peut-être même pas 20 ans. D'ailleurs les agriculteurs comme ceux qui dépendent de leur voiture thermique le ressentent très bien dès à présent. Les tracteurs et les moissonneuses marchent au diesel, les pesticides, fongicides herbicides et autres insecticides sont issus de la pétrochimie, les engrais azotés sont produits à partir du gaz naturel (procédé Haber-Bosch) et d'énergie pour fixer artificiellement l'azote de l'air sous forme d'ammoniac. Tout ceci permet de ne considérer le sol que comme un substrat neutre, un support sur lequel on fait pousser ce qu'on veut tant qu'on peut balance tout un tas de produits chimiques bon marché par-dessus, à l'aide de machines bon marché.
Les seuls problèmes, c'est d'une part le dust bowl global vers lequel tout ça nous entraîne, et d'autre part ce qui se passera quand les prix du gaz et du pétrole auront été multipliés par 10 ou 100 en parité de pouvoir d'achat. On peut vouloir l'ignorer et essayer de se persuader que "la technique nous sauvera" y compris avec beaucoup moins d'énergie et de matières premières minérales à disposition, ou on peut se dire qu'on va clairement dans le mur et qu'il faut à la fois ralentir et changer radicalement de direction pour pas que tout pète, plutôt que de continuer à accélérer tout droit.
[^] # Re: erreur d'orientation ?
Posté par Papey . En réponse au lien Des jeunes diplômés d’AgroParisTech appellent à « refuser de servir ce système ». Évalué à 10. Dernière modification le 14 mai 2022 à 14:48.
Ce n'est moins cher à gérer que dans le cadre d'un pétrole et d'un gaz pas chers, ce qui ne va pas durer encore 100 ans, et peut-être même pas 20 ans. D'ailleurs les agriculteurs comme ceux qui dépendent de leur voiture thermique le ressentent très bien dès à présent. Les tracteurs et les moissonneuses marchent au diesel, les pesticides, fongicides herbicides et autres insecticides sont issus de la pétrochimie, les engrais azotés sont produits à partir du gaz naturel (procédé Haber-Bosch) et d'énergie pour fixer artificiellement l'azote de l'air sous forme d'ammoniac. Tout ceci permet de ne considérer le sol que comme un substrat neutre, un support sur lequel on fait pousser ce qu'on veut tant qu'on peut balance tout un tas de produits chimiques bon marché par-dessus, à l'aide de machines bon marché.
Les seuls problèmes, c'est d'une part le dust bowl global vers lequel tout ça nous entraîne, et d'autre part ce qui se passera quand les prix du gaz et du pétrole auront été multipliés par 10 ou 100 en parité de pouvoir d'achat. On peut vouloir l'ignorer et essayer de se persuader que "la technique nous sauvera" y compris avec beaucoup moins d'énergie et de matières premières minérales à disposition, ou on peut se dire qu'on va clairement dans le mur et qu'il faut à la fois ralentir et changer radicalement de direction pour pas que tout pète, plutôt que de continuer à accélérer tout droit.