• [^] # Re: Un titre peut en cacher un autre

    Posté par (site web personnel) . En réponse au lien Conférence "Les freins à l’accès des filles aux filières informatiques et numériques du Lycée". Évalué à 9.

    En fait, j'ai même envie de poser la question : Aujourd'hui, qu'est-ce qui empêche les gens d'aller en filiale scientifique (ou autre) si ils ont envie ?

    Tu as plein de facteurs qui peuvent entrer en jeu et dont l'État, les établissements et la société peuvent corriger.

    Améliorer l'intégration des femmes dans les différents corps de métier est un exemple. Trop de femmes évoluent dans un cadre professionnel sexiste, subissent des remarques ou situations qu'elles ne devraient pas vivre. Et cela pèse dans le mental collectif. Quand tu imagines le milieu de l'informatique comme bondé d'ado boutonneux ça donne moyennement envie à ceux qui ne collent pas au cliché. Et évoluer dans un milieu majoritairement masculin peut être difficile à vivre pour une femme à cause de cela.

    On peut améliorer l'image de la femme dans un secteur. Si un secteur a un déficit de femmes, essayer de mettre en avant ces femmes dans l'espace médiatique peut aider à réduire le cliché de la profession.

    Améliorer le système de l'orientation. En France l'orientation est très complexe, car beaucoup de filières et de possibilités. C'est difficile de s'y retrouver. À 15 ans beaucoup ont du mal à se projeter dans l'avenir. Et de nombreux conseillers d'orientation sont juste nuls, genre si tu n'es pas un cador en maths tu ne peux pas être médecin, sisi c'est déjà entendu. J'imagine que certains ont aussi des clichés en tête concernant ce que peut faire une fille ou un garçon même si heureusement je n'ai jamais entendu cela. Ces soucis d'orientation sont aussi un facteur pour casser l’ascenseur social de l'école, il n'y a rien de mieux que d'être enfant de prof ou d'ingénieur pour être ingénieur à son tour, car ceux qui n'ont pas cet environnement familial ne peuvent pas se préparer à ces études et orientations en amont.

    Ce sont des exemples d'actions possibles sans pour autant être très contraignants pour la société. Et je suis sûr qu'il y en a d'autres. En tout cas on peut difficilement soutenir qu'on est au maximum de nos possibilités sur la question, il y a eu un progrès depuis les années 70 certainement, mais on peut faire mieux encore.