• [^] # Re: La question est philosophique ...

    Posté par . En réponse au lien Etats-Unis: la Cour suprême s'apprête à annuler le droit à l'avortement, selon Politico . Évalué à 4.

    Ce ne sont pas des questions scientifiques. Donc elles n'attendent pas de réponses tellement solides qu'on ait le droit de traiter les autres d'imbéciles.

    Ce n'est pas qu'une question "philosophique" c'est un enjeu majeur de santé publique. Analyser cela en terme pour ou contre est un peu simplificateur. La plupart du temps on discute des conditions d'accès et du financement, ainsi que des délais pour le faire.
    Le fait d'interdire les avortements (ou de diminuer le délai légal, ou de fermer des plannings familiaux et d'en rendre l'accès logistiquement difficile) génère un business d'avortement clandestin et de la criminalité, ainsi que des risques de santé (et de morbidité) supplémentaires. C'est en général aussi à cause de cela que l'avortement finit par être légalisé (il suffit de regarder ce qui se passe en Afrique actuellement dans les discussions concernant les délais légaux pour un avortement par exemple : https://fr.wikipedia.org/wiki/Avortement_au_B%C3%A9nin#Avortements_clandestins_au_Bénin)

    Bref ce sont des questions médicales et bel et bien scientifiques, et des questions de santé publique. Présenter cela comme une question philosophique ou de valeurs morales et religieuses tronque la partie du débat la plus logique et scientifique justement.

    Bref peut être laisser la paroles décision et la aux femmes concernées me parait être l'option la plus raisonnable pour éviter les points de vue situés, biaisés et illogiques.