• [^] # Re: analogie foireuse

    Posté par . En réponse au journal Une personne malade qui ne veut pas explicitement choisir aura.... Évalué à 5.

    Oui, l'analogie est foireuse.

    Pourquoi parle-t-on de la peste et du choléra ? Parce que dans les deux cas, le risque est grand de mourir, les chances de survivre sont faibles.

    Alors, s'il faut faire une analogie où la mort est certaine, ce sera : "tu choisis de mourir en te vidant de ton sang, ou de toute ton eau ?". Le choix reste difficile, et pour certains, impossible. Quel que soit le choix, il y a la mort au bout, d'une façon pénible, ignoble. L'espoir de survivre est infinitésimal mais suffira à certain pour dire "je vais prier [insérer le processus absurde de votre choix] et avec un peu de chance ça va aller", tandis que d'autres décideront en toute logique une troisième mort plus rapide et propre, si cela leur est accessible. Et certains choisiront une mort, plutôt que l'autre, sur des biais aussi flous que la prière et l'espoir.

    Macron, mieux que Le Pen ? Après son mandat, je ne peux pas y croire. Tant de destruction de la démocratie, tant de haine des faibles, des pauvres, des malades, des étrangers, tant de cadeaux à ses seuls amis. Pour moi, nous ne sommes plus que dans une façade de démocratie, après une longue agonie, et cela depuis de longues années. Oui, le pire arrive... enfin, non, il est déjà là, c'est juste une descente aux enfers qui n'a pas de fin. Ça pourra être pire. Ça sera pire. Que ce soit l'un, ou l'autre, la seule certitude c'est que dans les 5 ans qui viennent, il y aura des morts (des vrais) à cause d'un choix politique, des gens qui souffriront, comme il y en a eu dans les 5 ans écoulés. Je ne crois pas plus (je n'y crois plus) que si Le Pen passe, il y aura un quelconque sursaut, une révolution, un changement de majorité ; si elle passe, elle aura autant de soutien que Macron, elle détruira autant que lui, elle aidera autant sa propre classe à l'exclusion de toute autre.

    Passé le premier tour, le combat ne se fait plus dans les urnes, mais sur le terrain, en combattant les idées de haine, le mépris des autres, la colère, l'indigence sous toutes ses formes. Travail de fourmi face à des engins de destruction massive. Même ici, où on peut espérer une population éduquée et protégée, privilégiée, la haine et le mépris sont si évidents, si rapides, tout juste contrebalancés par un karma aveugle !