• [^] # Re: Allégorie du réchauffement climatique ?

    Posté par . En réponse au journal Une personne malade qui ne veut pas explicitement choisir aura.... Évalué à 6.

    Le capitalisme n'est qu'un choix de répartition de la propriété du capital, rien n'empêche de faire du capitalisme respectueux de l'environnement, de faire du communisme qui ne l'est pas (d'ailleurs l'extrême gauche productiviste a beau vouloir la fin du capitalisme, l'environnement semble un sujet secondaire), ou tout autre alternative en fait. L'écologie ne peut être la préoccupation de la société que si les citoyens qui la compose mette cette idéologie en avant, peu importe si c'est au sein du capitalisme ou pas. Aucun système économique et de répartition du capital est par essence écologique ou pas, ça dépend de ce que els citoyens en font et de ce qu'ils veulent, si la population veut polluer, elle le fera.

    C'est ne pas comprendre que ce n'est pas la population qui choisit ce que la capitalisme produit, mais les détenteurs de capitaux. Et les détenteurs de capitaux, pour maximiser leur profits seront toujours prêts à tout (raser la forêt, surexploiter la mer, araser la montagne) pour augmenter les profits.

    Il est fondamental de comprendre que le capitalisme porte en lui l'exponentielle. Un exemple concret. Un milliardaire comme Bernard Arnaud cherche chaque année à accroître sa fortune d'une dizaine de pourcents.
    Il y a quelques années, sa fortune était de l'ordre du milliard d'euros. Elle est désormais proche de la centaine. C'est à dire que cette année, pour le contenter, il lui faudra accroître sa fortune du montant total de sa fortune d'il y a quelques années, celle qui faisait de lui le plus riche, et qui même encore maintenant, reste hors de portée du commun des mortels.
    Et il faut comprendre que cette volonté de rentabilité est aussi mauvaise pour lui que pour le livret A. Cette volonté d'accroissement permanent est par essence destructeur.

    Et c'est le fondement du capitalisme : quelque soit le capital de départ, il arrivera un moment où il sera impossible de servir le rendement voulu.
    Le capitalisme « raisonnable », ça n'existe pas.

    « Y a même des gens qui ont l’air vivant, mais ils sont morts depuis longtemps ! »