• [^] # Re: Allégorie du réchauffement climatique ?

    Posté par . En réponse au journal Une personne malade qui ne veut pas explicitement choisir aura.... Évalué à 3.

    Personne ne force les individus à prendre l'avion pour des vacances au bout du monde, à utiliser sa voiture pour faire 1 km de trajet, à aller en vacances à 1000 km en voiture, à acheter une villa de 175 m2 habitable avec piscine, à manger de la viande tous les jours, à renouveler du matériel en bon état pour avoir du neuf, à chauffer son logement au mazout / gaz sans isolation, etc.

    C'est bien ce que je disais : contrairement à une idée bien ancrée chez les personnes pensant cela, peu de personnes même dans nos pays riches sont capables et donc encore moins responsables des actions citées (à part peut-être la dernière).

    Cependant le consommateur a un impact sur ces gros consommateurs. Si le consommateur mange moins de viande et consomme moins de produits manufacturés, l'industrie et l'agriculture auraient besoin de moins d'eau pour produire leurs produits. Et il faudra en passer par là.

    Encore cette illusion que c'est la demande qui fait l'offre : c'est exactement le contraire (et c'est d'ailleurs sur ce point que JLM a dernièrement fait remarquer que c'est en appliquant une politique de l'offre que le PS est sorti de la Gauche).
    Je n'ai jamais demandé un smartphone, ni un VAE, ni même un magasin Bio. Dernièrement, par chez, quelqu'un a lancé un élevage d'alpagas : elle ne m'a pas demandé mon avis. Nous subissons l'offre.

    Puis l'impact de certains choix purement individuels comme ceux que j'ai parlé plus haut ne sont pas négligeables du tout. Le citoyen seul a un impact sur ses GES direct d'environ 30% entre un comportement standard et un comportement idéal.

    Parler de comportement idéal me fait vraiment froid dans le dos. À quand une police « écologique » ?

    En résumé, le seul moyen de mener réellement une politique écologique est de passer à autre chose que le capitalisme : c'est un système destructeur par essence. Et pour cela, il faut combattre ses instigateurs, pas ses victimes.

    « Y a même des gens qui ont l’air vivant, mais ils sont morts depuis longtemps ! »