Perso je prend ça comme un rituel (en France on est laïc mais on fait du religieux quand même, juste un peu adapté :)
Le « rituel » qui me fait le plus sourire, pour ma part, c’est celui qui veut que l’électeur doit rentrer dans l’isoloir avec plus d’un bulletin (et surtout qu’on doit le voir rentrer avec plus d’un bulletin), afin que personne dans le bureau ne sache pour qui il va voter.
Une situation très fréquente, c’est l’électeur qui arrive, passe devant le premier assesseur (celui qui vérifie la présence de l’électeur sur la liste d’émargement, essentiellement pour s’assurer que l’électeur est dans le bon bureau), prend la petite enveloppe bleue réglementaire, balaye du regard les piles de bulletin sur la table, repère les bulletins au nom du candidat de son choix, en prend un et se dirige d’un air décidé vers l’isoloir...
À ce moment-là, l’assesseur doit arrêter l’électeur dans son élan et lui intimer de prendre au moins un autre bulletin avant de rentrer dans l’isoloir. « Vous comprenez Monsieur, il faut préserver le secret du vote, c’est important ! » Du coup, l’électeur soupire et/ou affiche un sourire compréhensif (selon son humeur), prend un autre bulletin au hasard (celui de la pile juste en face de lui), puis reprend son chemin vers l’isoloir.
Toutes les personnes présentes dans le bureau (du moins celles qui n’ont rien d’autre à faire) savent pertinemment que cet électeur mettra dans l’enveloppe le premier bulletin qu’il a pris, mais tout va bien, les apparences sont sauves : on a tous vu l’électeur rentrer dans l’isoloir avec deux bulletins différents, donc on peut tous faire semblant de ne pas savoir. Le secret du scrutin est sauf, et la République est sauve avec lui. Grâce soit rendue à l’assesseur dont la vigilance et la réactivité ont permis d’éviter un drame !
[^] # Re: Le bout de papier inutile.
Posté par gouttegd . En réponse au journal Un scrutin vital. Évalué à 7.
Le « rituel » qui me fait le plus sourire, pour ma part, c’est celui qui veut que l’électeur doit rentrer dans l’isoloir avec plus d’un bulletin (et surtout qu’on doit le voir rentrer avec plus d’un bulletin), afin que personne dans le bureau ne sache pour qui il va voter.
Une situation très fréquente, c’est l’électeur qui arrive, passe devant le premier assesseur (celui qui vérifie la présence de l’électeur sur la liste d’émargement, essentiellement pour s’assurer que l’électeur est dans le bon bureau), prend la petite enveloppe bleue réglementaire, balaye du regard les piles de bulletin sur la table, repère les bulletins au nom du candidat de son choix, en prend un et se dirige d’un air décidé vers l’isoloir...
À ce moment-là, l’assesseur doit arrêter l’électeur dans son élan et lui intimer de prendre au moins un autre bulletin avant de rentrer dans l’isoloir. « Vous comprenez Monsieur, il faut préserver le secret du vote, c’est important ! » Du coup, l’électeur soupire et/ou affiche un sourire compréhensif (selon son humeur), prend un autre bulletin au hasard (celui de la pile juste en face de lui), puis reprend son chemin vers l’isoloir.
Toutes les personnes présentes dans le bureau (du moins celles qui n’ont rien d’autre à faire) savent pertinemment que cet électeur mettra dans l’enveloppe le premier bulletin qu’il a pris, mais tout va bien, les apparences sont sauves : on a tous vu l’électeur rentrer dans l’isoloir avec deux bulletins différents, donc on peut tous faire semblant de ne pas savoir. Le secret du scrutin est sauf, et la République est sauve avec lui. Grâce soit rendue à l’assesseur dont la vigilance et la réactivité ont permis d’éviter un drame !