• [^] # Re: Le bout de papier inutile.

    Posté par . En réponse au journal Un scrutin vital. Évalué à 9. Dernière modification le 12 avril 2022 à 12:40.

    Pour info, le deuxième cas de figure que tu décris est la procédure standard dans les bureaux de vote à l’étranger (du moins à Londres).

    Quelques jours avant le scrutin l’électeur reçoit un courrier électronique du consulat lui indiquant le numéro de la page où figure son nom dans la liste d’émargement.

    Si l’électeur est en possession de ce numéro de page en arrivant au site de vote (soit qu’il s’en souvient, soit qu’il l’a noté sur un bout de papier, soit qu’il peut accéder au courrier électronique depuis son smartphone), il peut aller directement au bon bureau de vote, et donner à l’assesseur ledit numéro (oralement ou en montrant le bout de papier ou l’écran du smartphone) en même temps que son document d’identité.

    Si l’électeur n’est pas en possession du numéro de page pour quelque raison que ce soit (il n’a pas reçu le courrier électronique du consulat, il l’a reçu mais n’a pas fait attention qu’il contenait une info utile, il a oublié le numéro et n’a pas de smartphone... peu importe), à l’entrée du site de vote il y a des ordinateurs avec un accès à la liste électorale consulaire et des volontaires qui peuvent rechercher le nom de l’électeur dans la base de données et lui donner le numéro de page dont il a besoin (en général sur un post-it qu’on colle directement sur le document d’identité).

    Si malgré tout l’électeur arrive devant l’assesseur sans numéro de page, ben on fait sans : il donne uniquement sa pièce d’identité et l’assesseur recherche manuellement son nom dans la liste d’émargement. Tant que ça ne concerne que quelques électeurs, ça reste gérable. Par contre, ça deviendrait infernal s’il fallait faire cette recherche manuelle pour chaque électeur : dans mon bureau dimanche, on a vu passer en moyenne un électeur toutes les 40 secondes, on y serait encore aujourd’hui s’il avait fallu parcourir la liste d’émargement pour chacun d’eux sans pouvoir compter sur ce fameux numéro de page.

    La carte d'électeur, en fait, ce n'est qu'un moyen de fluidifier les opérations de vote, il ne faut pas y voir cette fois une étape administrative juste pour le plaisir.

    Absolument, mais on voit clairement qu’on peut très bien fluidifier les opérations de vote sans recourir à une carte officielle, là où un courrier électronique ou un banal post-it fait l’affaire.

    Et quel est l’intérêt de tamponner la carte d’électeur, sinon de donner une tâche supplémentaire à un assesseur ? Ce coup de tampon ne signifie absolument rien, pour autant que je sache...