Même si, effectivement ce n'est pas réciter qui permet de résoudre un problème, c'est avoir appris le poème et l'avoir étudié dans sa forme codifiée en vers, car les connexions synapsiales créées pour cet exercice sont durables et sont ensuite au service d'autres réflexions. Le pouvoir d'abstraire, de travailler avec des concepts et des idées résulte d'un apprentissage initial dès le primaire nécessairement basé sur des choses simples, enfantines et apparemment inutiles...
L'étude de poèmes, le travail en histoire et autres sujets à priori inutilisables pour piloter un avion ou construire une Tesla sont primordiaux en classe pour inciter les élèves à argumenter, justifier, expliquer. C'est prouvé par des études citées dans le lien ci-dessus, que les meilleurs en maths sont ceux qui ont beaucoup lu de littérature.
Et sinon, décorréler les arts et les sciences humaines de la science, ça conduit au scientisme le plus effrayant, celui dont parle beaucoup d'œuvres de science-fiction dystopiques.
[^] # Re: Évolutions techniques
Posté par Yves Bourguignon . En réponse à la dépêche Marion Créhange, l’informatique au service des sciences humaines. Évalué à 8. Dernière modification le 25 avril 2022 à 19:06.
Ben si, justement
Même si, effectivement ce n'est pas réciter qui permet de résoudre un problème, c'est avoir appris le poème et l'avoir étudié dans sa forme codifiée en vers, car les connexions synapsiales créées pour cet exercice sont durables et sont ensuite au service d'autres réflexions. Le pouvoir d'abstraire, de travailler avec des concepts et des idées résulte d'un apprentissage initial dès le primaire nécessairement basé sur des choses simples, enfantines et apparemment inutiles...
L'étude de poèmes, le travail en histoire et autres sujets à priori inutilisables pour piloter un avion ou construire une Tesla sont primordiaux en classe pour inciter les élèves à argumenter, justifier, expliquer. C'est prouvé par des études citées dans le lien ci-dessus, que les meilleurs en maths sont ceux qui ont beaucoup lu de littérature.
Et sinon, décorréler les arts et les sciences humaines de la science, ça conduit au scientisme le plus effrayant, celui dont parle beaucoup d'œuvres de science-fiction dystopiques.