C’est intriguant parce que tu exprimes clairement que tu es contre, mais par contre (haha) tu n’exprimes pas clairement contre quoi.
Par exemple tu écrits ceci :
Après tu es chrétien, tu essaies de te raccrocher maladroitement aux branches comme tu peux (il te faut quand même de sacrés tartines pour rattraper le coup...).
Pour commencer tu n’exprimes pas ce qui serait ici raccroché à des branches. Tu ne permets donc même pas de répondre aux idées qui soutiennent ton discours, je vais donc devoir faire des suppositions (peut-être toutes fausses, pas ma faute).
Tu supposes donc que je doive raccrocher aux branches des choses ? Tu parles de christianisme dans la même phrase, faut-il comprendre que tu serais contre le christianisme et que donc tu dirais que je serai en train de raccrocher aux branches le christianisme ?
Je viens de décrire que le comportement des hommes d’Église adversaires de Galilée était une fraude scientifique, philosophique et morale. Je soutien l’argumentaire de la fraude dans ces trois domaines par plusieurs arguments, mais avec une proposition fondamentale aux trois domaines fondée sur la comparaison du réalisme et de l’idéalisme.
Faut-il comprendre alors que tu serais contre le réalisme et que donc tu dirais que je serais en train de raccrocher aux branches le réalisme ?
Ta réfutation du réalisme est exemplaire (ironie) :
C’est quand même vachement balo d’écrire tout un pavé pour se prévaloir du réalisme et s’attaquer à l’idéalisme, mais sans jamais rien étayer de ce qu’on avance et au contraire rester sur des concepts philosophiques abstraits (qu’on ne maîtrise absolument pas, pour compléter le tableau).
Je ne vois en fait aucune critique philosophique du réalisme, ni même une défense de l’idéalisme. Ah oui, mais en fait tu critiques le fait de placer le discours sur le plan philosophique en fait. Y a pas de débat en fait, t’exprimes seulement que tu portes une opinion contraire, sans même la définir et l’exprimer.
la seconde intercalaire est nécessaire car le jour solaire moyen n’est pas un nombre entier de secondes, et qu’il varie qui plus est.
OK, tu viens de rappeler que la durée d’une année n’est pas corrélée à la durée d’une journée et donc n’est pas corrélée à la rotation de la Terre sur elle-même (vu qu’il y a pas corrélation la distinction journée solaire/sidérale n’importe pas, merci de ne pas faire de chichi là-dessus). Tu peux me rappeler à quoi donc est corrélée la durée d’une année ?
Le sujet de fond est que l’homme a inventé des mesures du temps suffisamment précises pour révéler que la mécanique céleste n’est pas parfaite.
C’est intéressant ça, qui juge de la perfection ? Par exemple juger le fait que la durée du jour n’est pas un diviseur entier de la durée d’une année n’a pas de perfection ou d’imperfection. Les hommes peuvent juger ce rapport imparfait au regard de l’usage qu’ils veulent en faire et constater que cela requiert des ajustements dans leur organisation, mais ça c’est profondément anthropocentriste.
Quand tu prends le parti de dire que « la mécanique céleste n’est pas parfaite », tu soumets le cosmos à ton plan de domination. Je te laisse te relire quand tu écris que L’Église se devait de maintenir l’illusion de son système pour asseoir son pouvoir, et de voir comment tu viens d’exprimer que tu qualifies d’imparfait ce qui ne maintient pas l’illusion de ton système pour asseoir ton pouvoir.
Ah au fait tu réagis sur mon emploi du mot « wokisme ». Je l’ai fait pour plusieurs raisons. L’une d’entre elles c’est que le mot « woke » signifie « éveillé », et ce type de langage est assez typique des dérives sectaires : les éveillés d’un côté, les non-éveillés de l’autre (wokisme), les sachant, les non-sachants (gnosticisme/occultisme), ceux qui éclairent, ceux qui doivent être éclairés (les lumières), etc. Ce genre de vocabulaire permet de soumettre les hommes à une hiérarchisation des personnes (qui peut mécaniquement se reporter en formation et hiérarchisation de classe), permet de justifier les relations de dominations entre personnes et permet de soumettre la raison à l’opinion. L’éveil devient alors premier et soumet le jugement. Il devient alors possible de soumettre même la description de l’observation physique, ce qui construit une illusion qui, puisqu’elle s’entretient elle-même et se développe au sein de la pensée, se brise par le contact avec le réel (souvent brutal : cf. l’image du loup qui peut attaquer même si l’on ne le voit pas).
Et typiquement ce qu’ont construit ces hommes d’Église avec la condamnation de la thèse de Galilée c’est la création d’une bulle que le développement scientifique ne pouvait que briser.
Bref, au final dans ton discours qui n’exprime pas clairement l’objet de tes propos, j’ai surtout l’impression que ce qui te chagrine est le fait de défendre le réalisme, et peut-être aussi de montrer que la critique que l’on peut faire des argumentaires qui ont condamné la thèse de Galilée puis Galilée pourrait être faite dans d’autres contextes, notamment contemporaine et non chrétien. Je n’ai pas de problème avec l’idée que de nouvelles Églises puissent reproduire ces comportements aujourd’hui, et qu’il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’être chrétien pour reproduire les mêmes erreurs. Est-ce que ça dérange de supposer que notre siècle ne garantit pas de ne pas se faire avoir par des procédés similaires ?
La réalisme suppose entre autre qu’un système de pensée qui pourrait pourtant avoir sa cohérence propre peut-être une illusion qui peut se briser sur le réel. Par exemple s’il a été possible et s’il est possible à des chrétiens d’être de grands scientifiques c’est en partie grâce à l’exigence du réalisme : le développement d’une foi et d’un développement théologique est contraint de considérer l’expérience comme un contradicteur, il est donc possible de confronter ce qui est reçu, ou d’établir que les domaines n’entrent pas en contradiction, ou de construire les moyens de sa non-contradiction, par exemple via les distinctions temporelles/spirituelles, séparation des pouvoirs, etc. L’idéalisme est beaucoup plus vulnérable à l’élaboration d’un système ayant sa cohérence propre tout en n’étant pas applicable, et est accessoirement plus vulnérable à des formes d’absolutismes, quand l’idée s’impose au réel.
Tu peux bien me contredire sur ces sujets, mais je ne suis pas certain que ce soit recevable de le faire en supposant que si t’es pas d’accord, l’autre serait un animal préhistorique fumeur de beuh autoritaire partouzeur de droiteTM.
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[^] # Re: Sans oublier les quinzaines
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal [Letlang] Faire la différence entre un nombre et une quantité. Évalué à 5. Dernière modification le 26 mars 2022 à 07:21.
C’est intriguant parce que tu exprimes clairement que tu es contre, mais par contre (haha) tu n’exprimes pas clairement contre quoi.
Par exemple tu écrits ceci :
Pour commencer tu n’exprimes pas ce qui serait ici raccroché à des branches. Tu ne permets donc même pas de répondre aux idées qui soutiennent ton discours, je vais donc devoir faire des suppositions (peut-être toutes fausses, pas ma faute).
Tu supposes donc que je doive raccrocher aux branches des choses ? Tu parles de christianisme dans la même phrase, faut-il comprendre que tu serais contre le christianisme et que donc tu dirais que je serai en train de raccrocher aux branches le christianisme ?
Je viens de décrire que le comportement des hommes d’Église adversaires de Galilée était une fraude scientifique, philosophique et morale. Je soutien l’argumentaire de la fraude dans ces trois domaines par plusieurs arguments, mais avec une proposition fondamentale aux trois domaines fondée sur la comparaison du réalisme et de l’idéalisme.
Faut-il comprendre alors que tu serais contre le réalisme et que donc tu dirais que je serais en train de raccrocher aux branches le réalisme ?
Ta réfutation du réalisme est exemplaire (ironie) :
Je ne vois en fait aucune critique philosophique du réalisme, ni même une défense de l’idéalisme. Ah oui, mais en fait tu critiques le fait de placer le discours sur le plan philosophique en fait. Y a pas de débat en fait, t’exprimes seulement que tu portes une opinion contraire, sans même la définir et l’exprimer.
OK, tu viens de rappeler que la durée d’une année n’est pas corrélée à la durée d’une journée et donc n’est pas corrélée à la rotation de la Terre sur elle-même (vu qu’il y a pas corrélation la distinction journée solaire/sidérale n’importe pas, merci de ne pas faire de chichi là-dessus). Tu peux me rappeler à quoi donc est corrélée la durée d’une année ?
C’est intéressant ça, qui juge de la perfection ? Par exemple juger le fait que la durée du jour n’est pas un diviseur entier de la durée d’une année n’a pas de perfection ou d’imperfection. Les hommes peuvent juger ce rapport imparfait au regard de l’usage qu’ils veulent en faire et constater que cela requiert des ajustements dans leur organisation, mais ça c’est profondément anthropocentriste.
Quand tu prends le parti de dire que « la mécanique céleste n’est pas parfaite », tu soumets le cosmos à ton plan de domination. Je te laisse te relire quand tu écris que L’Église se devait de maintenir l’illusion de son système pour asseoir son pouvoir, et de voir comment tu viens d’exprimer que tu qualifies d’imparfait ce qui ne maintient pas l’illusion de ton système pour asseoir ton pouvoir.
Ah au fait tu réagis sur mon emploi du mot « wokisme ». Je l’ai fait pour plusieurs raisons. L’une d’entre elles c’est que le mot « woke » signifie « éveillé », et ce type de langage est assez typique des dérives sectaires : les éveillés d’un côté, les non-éveillés de l’autre (wokisme), les sachant, les non-sachants (gnosticisme/occultisme), ceux qui éclairent, ceux qui doivent être éclairés (les lumières), etc. Ce genre de vocabulaire permet de soumettre les hommes à une hiérarchisation des personnes (qui peut mécaniquement se reporter en formation et hiérarchisation de classe), permet de justifier les relations de dominations entre personnes et permet de soumettre la raison à l’opinion. L’éveil devient alors premier et soumet le jugement. Il devient alors possible de soumettre même la description de l’observation physique, ce qui construit une illusion qui, puisqu’elle s’entretient elle-même et se développe au sein de la pensée, se brise par le contact avec le réel (souvent brutal : cf. l’image du loup qui peut attaquer même si l’on ne le voit pas).
Et typiquement ce qu’ont construit ces hommes d’Église avec la condamnation de la thèse de Galilée c’est la création d’une bulle que le développement scientifique ne pouvait que briser.
Bref, au final dans ton discours qui n’exprime pas clairement l’objet de tes propos, j’ai surtout l’impression que ce qui te chagrine est le fait de défendre le réalisme, et peut-être aussi de montrer que la critique que l’on peut faire des argumentaires qui ont condamné la thèse de Galilée puis Galilée pourrait être faite dans d’autres contextes, notamment contemporaine et non chrétien. Je n’ai pas de problème avec l’idée que de nouvelles Églises puissent reproduire ces comportements aujourd’hui, et qu’il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’être chrétien pour reproduire les mêmes erreurs. Est-ce que ça dérange de supposer que notre siècle ne garantit pas de ne pas se faire avoir par des procédés similaires ?
La réalisme suppose entre autre qu’un système de pensée qui pourrait pourtant avoir sa cohérence propre peut-être une illusion qui peut se briser sur le réel. Par exemple s’il a été possible et s’il est possible à des chrétiens d’être de grands scientifiques c’est en partie grâce à l’exigence du réalisme : le développement d’une foi et d’un développement théologique est contraint de considérer l’expérience comme un contradicteur, il est donc possible de confronter ce qui est reçu, ou d’établir que les domaines n’entrent pas en contradiction, ou de construire les moyens de sa non-contradiction, par exemple via les distinctions temporelles/spirituelles, séparation des pouvoirs, etc. L’idéalisme est beaucoup plus vulnérable à l’élaboration d’un système ayant sa cohérence propre tout en n’étant pas applicable, et est accessoirement plus vulnérable à des formes d’absolutismes, quand l’idée s’impose au réel.
Tu peux bien me contredire sur ces sujets, mais je ne suis pas certain que ce soit recevable de le faire en supposant que si t’es pas d’accord, l’autre serait un animal préhistorique fumeur de beuh autoritaire partouzeur de droiteTM.
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