En préambule, je ne saurai trop conseiller l'écoute (pour les impatients) de François Sureau invité dernièrement sur France Culture ou la lecture de son dernier livre "Sans la liberté".
Sur ce point, je rejoindrai ta vision des choses à une nuance près : cela suppose une éducation critique, chose qui n'est pas le fort d'une société où la liberté (i.e. le caprice) individuel(le) est couramment assimilé à la notion de Liberté...
Sur la base de ce constat, j'avoue avoir du mal à me positionner quant à s'octroyer le droit ou pas de censurer.
Au sens de l'éthique et du droit (constitutionnel), je répondrai "non" à cette censure.
Malgré nos beaux principes de démocratie et de liberté, notre société est liberticide. Certaines lois le sont presque explicitement. Légiférer par ordonnances et décrets successifs sous prétexte d'urgence (terroriste, sanitaire, ...) ne peut que nous inciter à la vigilance. L'état d'urgence permanent est un non-sens pour devenir un passe-droit.
La différence avec certains de nos voisins me parait être de l'ordre du degré d'intolérance et de propagande. Libre à chacun(e) de se forger une opinion mais à l'échelle de la société, il me parait difficile de vouloir donner des leçons, ce que ne manque pas de faire une telle décision.
Reste que nos lois ne reflètent jamais que l'état de nos sociétés et comportements individuels.
Quant à disposer d'un moteur Open-Source, je ne suis pas certain qu'une source ouverte puisse garantir une absence de "censure" au sens d'un accès total, non régulé, à l'information. Par construction :
- la multitude des sources en interdit sa consultation exhaustive
- l'ordre de présentation ne peut être que partial (choix algorithmique selon une métrique, quelqu'elle soit)
A l'échelle de l'individu, il me parait impossible de faire un tri.
De fait, je privilégierai plus l'utilisation en l'état de sources multiples (internet, médias traditionnels, échanges intra-communautaires...) en gardant en tête les limites/biais de chacun et en conservant un esprit critique (biais de confirmation, tout ça).
En cela, ton journal participe au débat intra-communautaire :)
# Open-Source, liberté, censure...
Posté par Quzqo . En réponse au journal censure ou pas. Évalué à 5.
En préambule, je ne saurai trop conseiller l'écoute (pour les impatients) de François Sureau invité dernièrement sur France Culture ou la lecture de son dernier livre "Sans la liberté".
Sur ce point, je rejoindrai ta vision des choses à une nuance près : cela suppose une éducation critique, chose qui n'est pas le fort d'une société où la liberté (i.e. le caprice) individuel(le) est couramment assimilé à la notion de Liberté...
Sur la base de ce constat, j'avoue avoir du mal à me positionner quant à s'octroyer le droit ou pas de censurer.
Au sens de l'éthique et du droit (constitutionnel), je répondrai "non" à cette censure.
Malgré nos beaux principes de démocratie et de liberté, notre société est liberticide. Certaines lois le sont presque explicitement. Légiférer par ordonnances et décrets successifs sous prétexte d'urgence (terroriste, sanitaire, ...) ne peut que nous inciter à la vigilance. L'état d'urgence permanent est un non-sens pour devenir un passe-droit.
La différence avec certains de nos voisins me parait être de l'ordre du degré d'intolérance et de propagande. Libre à chacun(e) de se forger une opinion mais à l'échelle de la société, il me parait difficile de vouloir donner des leçons, ce que ne manque pas de faire une telle décision.
Reste que nos lois ne reflètent jamais que l'état de nos sociétés et comportements individuels.
Quant à disposer d'un moteur Open-Source, je ne suis pas certain qu'une source ouverte puisse garantir une absence de "censure" au sens d'un accès total, non régulé, à l'information. Par construction :
- la multitude des sources en interdit sa consultation exhaustive
- l'ordre de présentation ne peut être que partial (choix algorithmique selon une métrique, quelqu'elle soit)
A l'échelle de l'individu, il me parait impossible de faire un tri.
De fait, je privilégierai plus l'utilisation en l'état de sources multiples (internet, médias traditionnels, échanges intra-communautaires...) en gardant en tête les limites/biais de chacun et en conservant un esprit critique (biais de confirmation, tout ça).
En cela, ton journal participe au débat intra-communautaire :)