Raconter n'importe quoi pourvu que ça cautionne ta grille de lecture, ça ne te gène pas? Pendant 2 ans, on a vu défiler les pires charlatans, incompétents, et spécialistes auto-confirmés sur tous les plateaux télé pour faire la réclame de traitements inefficaces, de thèses farfelues, de négation d'évidences scientifiques (par exemple > 400h rien que pour D. Raoult, source https://larevuedesmedias.ina.fr/etude-coronavirus-covid19-traitement-mediatique-raoult-chloroquine). Dans les médias en France, on applique une règle profondément stupide qui, contrairement à ce que tu prétends, donne un temps de parole démesuré aux thèses minoritaires : à chaque débat, on invite un tenant de chaque camp. Un rationnel contre un complotiste, un ingénieur contre un anthroposophe, un physicien contre un platiste, etc.
Je veux bien débattre de tout, mais tu tiens tellement à faire valoir ton point de vue que tu avances des arguments factuellement faux, parce que reconnaitre le contraire reviendrait à remettre en doute ton point de vue manichéen sur la France.
On ne veut voir qu'une tête, et toute déviance est immédiatement condamnée.
Au moins trois candidats à la présidentielle ont pu, grâce à l'égalité du temps de parole, justifier leurs positions "balancées" sur la Russie, et justifier leurs anciennes prises de positions en faveur de V. Poutine. Certains ont depuis retourné leur veste (pression électorale ou changement d'avis?), mais c'est leur décision.
Il ne faut pas oublier que la liberté d'expression, c'est qu'on ne risque pas de finir en prison pour ce qu'on raconte. Ça n'oblige personne à laisser une tribune à n'importe qui pour raconter n'importe quoi. Si un journaliste pense qu'un point de vue est absurde, c'est son devoir de ne pas le relayer ou de donner du temps de parole.
Et puis, c'est pratique, "on". C'est qui, "on"? Le gouvernement? Les milliardaires? Les médias? Ahlala, c'est fou la quantité de gens qui voient leur façon de penser manipulée par "on". Alors que toi, tu es complètement opaque à "on". "On" n'a pas de prise sur toi—quelle chance!
Ca m'attriste, et le seul avantage que j'y vois, c'est que lorsque je rentrerai en France, ça ne me changera pas beaucoup de la Chine.
Ce qui change un peu par exemple, c'est que tu viens de raconter que la France est une dictature au même niveau que la Chine, et que tu ne risques pas la prison en France. En Chine c'est moins sûr.
[^] # Re: S'occuper vos oignons sinon ?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Écrire directement aux Russes. Évalué à 10.
Raconter n'importe quoi pourvu que ça cautionne ta grille de lecture, ça ne te gène pas? Pendant 2 ans, on a vu défiler les pires charlatans, incompétents, et spécialistes auto-confirmés sur tous les plateaux télé pour faire la réclame de traitements inefficaces, de thèses farfelues, de négation d'évidences scientifiques (par exemple > 400h rien que pour D. Raoult, source https://larevuedesmedias.ina.fr/etude-coronavirus-covid19-traitement-mediatique-raoult-chloroquine). Dans les médias en France, on applique une règle profondément stupide qui, contrairement à ce que tu prétends, donne un temps de parole démesuré aux thèses minoritaires : à chaque débat, on invite un tenant de chaque camp. Un rationnel contre un complotiste, un ingénieur contre un anthroposophe, un physicien contre un platiste, etc.
Je veux bien débattre de tout, mais tu tiens tellement à faire valoir ton point de vue que tu avances des arguments factuellement faux, parce que reconnaitre le contraire reviendrait à remettre en doute ton point de vue manichéen sur la France.
Au moins trois candidats à la présidentielle ont pu, grâce à l'égalité du temps de parole, justifier leurs positions "balancées" sur la Russie, et justifier leurs anciennes prises de positions en faveur de V. Poutine. Certains ont depuis retourné leur veste (pression électorale ou changement d'avis?), mais c'est leur décision.
Il ne faut pas oublier que la liberté d'expression, c'est qu'on ne risque pas de finir en prison pour ce qu'on raconte. Ça n'oblige personne à laisser une tribune à n'importe qui pour raconter n'importe quoi. Si un journaliste pense qu'un point de vue est absurde, c'est son devoir de ne pas le relayer ou de donner du temps de parole.
Et puis, c'est pratique, "on". C'est qui, "on"? Le gouvernement? Les milliardaires? Les médias? Ahlala, c'est fou la quantité de gens qui voient leur façon de penser manipulée par "on". Alors que toi, tu es complètement opaque à "on". "On" n'a pas de prise sur toi—quelle chance!
Ce qui change un peu par exemple, c'est que tu viens de raconter que la France est une dictature au même niveau que la Chine, et que tu ne risques pas la prison en France. En Chine c'est moins sûr.