Il est nécessaire de noter que cette facilité de langage ("Depuis toujours", "Depuis des temps immémoriaux", etc.) se voit bien au-delà du cadre scolaire et des représentations courantes (triviales) de l'homme de la rue. Le politicien auquel il est fait référence ne défend pas une "vision transhistorique et inutilement grandiloquente", bien qu'il s'attache à souligner que sa vision politique de la société française s'inscrit sur fond du "tragique de l'Histoire". On peut trouver son expression grandiloquente, bien qu'elle ne soit pas triviale. En effet, considérer que la Nation se trouve à la croisée des chemins n'est pas banal, contrairement à ce que laissent entendre d'autres candidats qui s'évertuent à scander que le véritable problème que rencontre la Nation, c'est un peu plus de pouvoir d'achat ici, ou un peu plus de taxes là. Le discours électoraliste gestionnaire (et à vrai dire démagogique) est trivial en contexte démocratique : c'est d'une banalité triviale qui ne devrait surprendre personne, que de constater la surenchère dans les promesses selon lesquelles demain on rasera gratis.
Cependant, il faut ajouter que le discours qui propose une « vision transhistorique et inutilement grandiloquente » est bien celui d'un Président d'une nation slave, qui fait fi des réalités historiques anciennes et récentes pour faire accroire que, "depuis l'aube de la nuit des temps" (formule équivalente à : " aussi loin que la mémoire humaine remonte") son peuple et le peuple d'une nation voisine forme un seul et même peuple.
Il est vrai que la compilation du noyau Linux dans les années 90, si elle était devenue courante pour quiconque désirait faire fonctionner son PC taïwanais avec un clavier, un écran, une imprimante, etc. avait pour condition de s'y reprendre à maintes occasions, d'une part pour comprendre pourquoi la compilation échouait, d'autre part pour analyser et corriger les erreurs de manipulation, afin d'ouvrir la voie à une compilation successful. Mais, une fois les premières étapes de tâtonnement franchies par le vulgus pecum qui s'initiait aux délices d'un système inconnu mais plein de promesses, le même initié constatait avec joie que ... "ça marche !". Et, en effet, la compilation du noyau à défaut d'être triviale était un exercice dont le respect scrupuleux des règles débouchait sur cette magie, aujourd'hui devenue triviale, qui faisait fonctionner les machines. N'oublions pas le mantra de l'époque qui opposait Linux au monde de Microsoft, selon lequel l'individu était maître de la machine. Avec la compilation on savait ce qu'on faisait ! De fait, il s'agissait de respecter des procédures et des protocoles, en bon artisan, tandis que Microsoft proposait de faire l'économie de ces apprentissages fastidieux, avec comme contrepartie l'affichage inopiné et gênant d'un écran bleu.
[^] # Re: Trivial ?!?!?!
Posté par Adeimantos . En réponse à la dépêche TuxMake et le noyau Linux. Évalué à 2.
Il est nécessaire de noter que cette facilité de langage ("Depuis toujours", "Depuis des temps immémoriaux", etc.) se voit bien au-delà du cadre scolaire et des représentations courantes (triviales) de l'homme de la rue. Le politicien auquel il est fait référence ne défend pas une "vision transhistorique et inutilement grandiloquente", bien qu'il s'attache à souligner que sa vision politique de la société française s'inscrit sur fond du "tragique de l'Histoire". On peut trouver son expression grandiloquente, bien qu'elle ne soit pas triviale. En effet, considérer que la Nation se trouve à la croisée des chemins n'est pas banal, contrairement à ce que laissent entendre d'autres candidats qui s'évertuent à scander que le véritable problème que rencontre la Nation, c'est un peu plus de pouvoir d'achat ici, ou un peu plus de taxes là. Le discours électoraliste gestionnaire (et à vrai dire démagogique) est trivial en contexte démocratique : c'est d'une banalité triviale qui ne devrait surprendre personne, que de constater la surenchère dans les promesses selon lesquelles demain on rasera gratis.
Cependant, il faut ajouter que le discours qui propose une « vision transhistorique et inutilement grandiloquente » est bien celui d'un Président d'une nation slave, qui fait fi des réalités historiques anciennes et récentes pour faire accroire que, "depuis l'aube de la nuit des temps" (formule équivalente à : " aussi loin que la mémoire humaine remonte") son peuple et le peuple d'une nation voisine forme un seul et même peuple.
Il est vrai que la compilation du noyau Linux dans les années 90, si elle était devenue courante pour quiconque désirait faire fonctionner son PC taïwanais avec un clavier, un écran, une imprimante, etc. avait pour condition de s'y reprendre à maintes occasions, d'une part pour comprendre pourquoi la compilation échouait, d'autre part pour analyser et corriger les erreurs de manipulation, afin d'ouvrir la voie à une compilation successful. Mais, une fois les premières étapes de tâtonnement franchies par le vulgus pecum qui s'initiait aux délices d'un système inconnu mais plein de promesses, le même initié constatait avec joie que ... "ça marche !". Et, en effet, la compilation du noyau à défaut d'être triviale était un exercice dont le respect scrupuleux des règles débouchait sur cette magie, aujourd'hui devenue triviale, qui faisait fonctionner les machines. N'oublions pas le mantra de l'époque qui opposait Linux au monde de Microsoft, selon lequel l'individu était maître de la machine. Avec la compilation on savait ce qu'on faisait ! De fait, il s'agissait de respecter des procédures et des protocoles, en bon artisan, tandis que Microsoft proposait de faire l'économie de ces apprentissages fastidieux, avec comme contrepartie l'affichage inopiné et gênant d'un écran bleu.