• [^] # Re: Go with C

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Interface graphique en Go!. Évalué à 2.

    Sur windows les gens font pas mal d'installeur et sous mac ça se rapporche (il me semble) d'un appimage mais mieux intégré (le finder les prends automatiquement en compte)

    Je ne sais pas si les choses ont changé sous Fenêtre, mais ton installeur il va juste te présenter une série de fenêtres pour :

    1. Accepter la licence qui lui donne les pleins pouvoirs de t'exploiter
    2. Indiquer l'emplacement où extraire les fichiers de l'archive...
    3. Inscrire cet emplacement et d'autres valeurs dont l'appli a besoin dans la base des registres
    4. Te demander s'il faut créer des raccourcis puis le faire si trouves utile d'encombrer le bureau par exemple
    5. Lancer le programme dans la foulée tellement c'est important, ou afficher un lisez-moi qui de toute façon sera fermé sans être lu, ou attendre que tu fermes la fenêtre d'installation pour être certain que le bousin est bien en place.

    Tiens, ça ressemble furieusement à ce que font les Debian-like en plus simple

    • Pour le premier point on ne t'importune qu'avec les notes d'avertissement quand il y a une rupture de compatibilité lors d'une mise à jour. Les licences étant libres pour les applications maintenues et que tu as implicitement accepté la chose en installant la distribution, par la peine de t'ennuyer avec un pavé que tu ne liras pas. Mais cela arrive avec les trucs des dépôts tiers...
    • Pour le deuxième et troisième point, il y a des emplacements bien définis et bien documentés et pas besoin d'en faire une montagne. De même, pour une application graphique les lanceurs sont créés et le menu mis à jour dynamiquement (au passage j'ai toujours apprécié ce système de rangement qui permet de trouver facilement l'outil qui répond à son besoin sans devoir connaître une liste d'éditeurs à n'en plus finir)
    • Bien sûr, il y a des paramètres de configuration pour lesquels on te pose des questions mais on t'évite certaines qui perdent le temps. Quand c'est fini, t'es libre d'aller faire autre chose et de lancer le joujou quand t'en auras envie/besoin.

    Mais sérieusement, quand on retire l'enrobage, extraire une archive et lancer un script post-conf après et t'as l'impression qu'ils ont réussi à faire mieux ? Et qu'il n'y a pas de système de packaging ? Et que c'est mieux que dans les années 90 ? Tout en faisant fi des problèmes de dépendance ?

    et aujourd'hui les 2 poussent vers un store, mais ce n'est pas comme les dépôts debian/redhat, les développeurs poussent eux même leurs paquets.

    J'ai toujours eu l'impression qu'ils essayent de recréer l'équivalent des dépôts avec leurs store. L'avantage est que les gens ne doivent plus parcourir des centaines de sites pour trouver un truc, et accessoirement ont piqué la becquet des TéléchargerPointCom et compagnie. Par contre zéro gestion de dépendances dans leur système si bien que devait copier le libre.

    Petite aventure qui m'est arrivée la fin de semaine dernière. On s'est rendu sur un store pour rechercher un logiciel précis. On l'a installé et il n'y avait que la moitié des fonctionnalités attendue. Je suis allé sur le site de l'éditeur et j'ai eu la surprise de constater que le store avait deux versions de retard. Mais ce n'est pas le plus grave. Une bonne partie des fonctionnalités s'appuie sur un autre logiciel qu'il fallait installer installer aussi (mais sans gestion de dépendances ça se fait pas tout seul...) On recherche l'autre logiciel sur le store, et pour le même nom on a trois trucs qui n'ont rien à voir, mais pas ce qu'on voulait. Heureusement, le site de l'éditeur pointait vers le site officiel de l'autre logiciel dépendant. La personne avec qui on a vécu ces péripéties a conclu qu'elle n'y serait pas arrivée toute seule. Pourtant c'était deux programmes liés statiquement en plus.
    Fin de la parenthèse, je retourne à mes occupations et vous laisse expliquer les bienfaits des installeurs pour μ$

    "It is seldom that liberty of any kind is lost all at once." ― David Hume