Une question : est-il envisageable de faire des pièces de vélo avec ?
Voici une énorme question à laquelle il est difficile de répondre. Il y a de la porosité, donc c'est délicat au niveau fatigue, et comme je ne l'ai pas encore évalué (ni fait la biblio), ce que je vais te dire est assez "au doigt mouillé".
Beaucoup de pignons de vélo (ou autres pièces) sont maintenant en aluminium pour diminuer la masse à volume équivalent d'un facteur 3. Quand ils étaient en acier, tu les changeais tout les 10 ans, en alu, c'est tout le temps ! Mais tu a gagné du poids. Le fait est les vélos sont plus léger, mais tu passes à la caisse tout le temps ...
L'impression 3D te permet de mettre du vide, en faisant une coque et en remplissant par un motif, ce qu'il y a à l'intérieur de la coque. Tu peux donc réduire de manière drastique le poids, mais cela dépend fortement du rapport volume/surface de ta pièce. Donc en pratique si tu remplaces une pièce en alu, par une pièce en acier imprimée 3D, tu auras probablement une pièce bien plus durable, qui pourra être plus lourde ou moins lourde en fonction du rapport V/S.
Après le gros problème est la taille de la pièce ... Il nous faut pouvoir la mettre dans un four de frittage, ainsi, cette technologie n'est pas du tout adaptée pour faire un cadre, il faudrait utiliser du WAAM. Donc quand il s'agit de petites pièces pas de pb, lorsqu'elle sont plus grosse, il faut plutôt procéder par assemblage avec des profilés standard et des pièces de liaisons imprimées.
Après si tu as les moyens (8x plus cher), tu peux trouver un compromis avec le titane (TA6V), qui a un module d’élasticité 2 fois plus faible que l'acier, mais une densité deux fois plus faible également ...
On ne peut pas facilement fritter de l'aluminium ... dommage !
Donc pour des petites pièces, sans pb, on peut si on sait concevoir réduire le poids, mais il y a vraiment du taf !
[^] # Re: Impressionnant ! Quels usages ?
Posté par freejeff . En réponse à la dépêche Impression 3D « Low-Cost » de métaux par l’utilisation de granulés de polymère chargés. Évalué à 5.
Merci à toi de l'avoir lu, en partie !
Voici une énorme question à laquelle il est difficile de répondre. Il y a de la porosité, donc c'est délicat au niveau fatigue, et comme je ne l'ai pas encore évalué (ni fait la biblio), ce que je vais te dire est assez "au doigt mouillé".
Beaucoup de pignons de vélo (ou autres pièces) sont maintenant en aluminium pour diminuer la masse à volume équivalent d'un facteur 3. Quand ils étaient en acier, tu les changeais tout les 10 ans, en alu, c'est tout le temps ! Mais tu a gagné du poids. Le fait est les vélos sont plus léger, mais tu passes à la caisse tout le temps ...
L'impression 3D te permet de mettre du vide, en faisant une coque et en remplissant par un motif, ce qu'il y a à l'intérieur de la coque. Tu peux donc réduire de manière drastique le poids, mais cela dépend fortement du rapport volume/surface de ta pièce. Donc en pratique si tu remplaces une pièce en alu, par une pièce en acier imprimée 3D, tu auras probablement une pièce bien plus durable, qui pourra être plus lourde ou moins lourde en fonction du rapport V/S.
Après le gros problème est la taille de la pièce ... Il nous faut pouvoir la mettre dans un four de frittage, ainsi, cette technologie n'est pas du tout adaptée pour faire un cadre, il faudrait utiliser du WAAM. Donc quand il s'agit de petites pièces pas de pb, lorsqu'elle sont plus grosse, il faut plutôt procéder par assemblage avec des profilés standard et des pièces de liaisons imprimées.
Après si tu as les moyens (8x plus cher), tu peux trouver un compromis avec le titane (TA6V), qui a un module d’élasticité 2 fois plus faible que l'acier, mais une densité deux fois plus faible également ...
On ne peut pas facilement fritter de l'aluminium ... dommage !
Donc pour des petites pièces, sans pb, on peut si on sait concevoir réduire le poids, mais il y a vraiment du taf !