Débat intéressant sur la forme et le partage d'idée, mais complétement faussé sur la forme et à coté de la plaque.
J'explique: je pense pour ma part que le "truc" qui cloche dans ces sujets (pas qu'ici), c'est tout simplement les méthodes de commercialisation et d'industrialisation des produits dit intellectuels....
Et pas la peine d'aller chercher loin pour cela:
- quand vous achetez une voiture, dans la plupart des cas, à moins que vous n'ayez le QI de George, vous l'essayez avec un vendeur, vous la conduisez, vous la malmener un peu, vous testez son habitabilité, son espace de rangement, etc...
- quand vous achetez de la hifi (amplis, enceintes, TV, etc...), idem, logiquement vous n'achetez un ampli ou une enceinte à 500 sans écoutez avant ce que ça donne.
- idem pour des fringues, des pompes...
- et je vous laisse remplir la suite de la liste.
Que ce passe-t-il avec les CDA, les DVD, les VHS ?
Ben en général, on est plutôt obligé d'acheter les yeux fermés. En effet, rare sont les grandes surfaces et les magasins qui vous permettent d'écouter ou de visionner auparavant l'oeuvre que vous souhaitez acquérir. Certes, la fnac, virgin, carrouf, propose des bornes d'écoutes, chargé avec les derniers opus de la Starac ou truc dans ce genre. Et encore, il ne font ça que pour les audio, et pas tous... Vous avez déjà demandé à un vendeur FNAc de pouvoir visionner le concert live du dernier metallica afin de décider ou non de son achat ? Ou le dernier Matrix ? Essayer, c'est marrant.
On peut alors essayer de trouver ça sur les sites officiels des grands éditeurs. là, vous avez droit à 2 superbes minutes échantillonnées à 15khz et en mono. Mais si vous voulez écouter l'intégralité de l'album, ou visionner la totalité du film, le tout en qualité correcte, que nenni !!
Certains me répondront: oui mais y'a les bandes annonces, la radio, les pubs, le cinéma, etc....
Oui, à la radio, on entend 2 à 3 minutes de 2 ou 3 morceaux de l'album, sur un CD qui en contient 15... C'est franchement moyen pour apprécier la qualité totale d'un produit dont tu vas faire l'acquisition.
Le cinéma, ben c'est moyen, il ne reflète pas correctement les conditions normales dans lesquelles tu vas exploiter ton produit, et en plus c'est payant.
En comparant à d'autres produits, c'est un peu comme ci, si on voulait essayer la dernière M3, on nous filait le pommeau de vitesse,la jante avant gauche en alu ou le volant sport de la voiture en nous disant: regardez, c'est beau !!
Ou alors, si on voulait réellement essayer la voiture une fois (et une seule), on nous demander 33% du prix final du produit, soit juste 9000 pour un essai de 1h30.... (une place de ciné c'est environ 33% du prix du DVD, et tu le vois qu'une fois pour ce prix là). Ça vous paraitrait normal ? Non, bien sur. Alors pourquoi est ce que ça l'est dans le cadre des produits intellectuels ? Habitude, bourrage de crâne ou fausse culpabilisation ?
Ensuite, en reprenant l'exemple des voitures, ou de la hifi,de notre lave vaisselle, de notre frigo, nous disposons tous d'un droit souverain d'annulation de la vente pendant 1 mois, telle est la loi française. La voiture ne convient pas, on est mal à l'aise à l'intérieur, bref, c'est pas la panacé, on peut annuler la vente dans un délai d'un mois à partir de la FACTURE (et non de la commande, ne prenez jamais une facture avant d'avoir reçu votre matos), et ce sans avoir l'obligation de justifier l'annulation, même si le vendeur râle. C'est dans le code du commerce.
Vous avez déjà ramenez un CD audio, ou un DVD au bout de 3 semaines, en en demandant le remboursement, tout simplement parce que le film ne vous plait pas du tout (ce qui est tout à fait possible), ou que l'album est complétement nul à part les 2 morceaux que vous avez entendu à la radio ?
Peine perdue, si vous ne plantez pas un scandale ou menacez pas de portait le cas devant le tribunal du commerce. Car, c'est bel et bien les pratiques des éditeurs et de ceux qui commercialisent leurs produits qui sont illégales. Juridiquement, ça s'appelle tromperie sur la marchandise et vente forcée.
Pire encore, la garantie du support, inexistante. Vos CD ou DVD scrachent au bout de 2 mois, essayez de demander l'échange. On vous invoquera toutes les excuses du monde, et vous n'aurez rien. Un peu comme si votre micro-onde vous lachait au bout de 2 mois et que c'est tant pis pour votre gueule. Pourtant, c'est nous qui sommes dans notre droit et eux dans leurs torts.
Je ne parlerai même pas de l'arnaque de la licence de Windows ou d'autre logiciel, qui constituent un summum en la matière et qui est pourtant toléré par les autorités compétentes (business oblige) et par nous même (un comble !)
Alors, certains vont peut-être hurler en lisant ceci, mais les utilisateurs de peer-to-peer, en téléchargeant films, morceaux musicaux et même les logiciels, ne font que faire valoir leurs droits à l'essai et à l'appréciation avant la décision finale d'achat. A condition bien sur que si le produit leur convient, ils en effectuent l'achat légal et officiel et que le vendeur ACCEPTE LUI AUSSI les conditions légales de vente du produit (garantie, remplacement, etc...). Et le p2p constitue un des moyens de pouvoir apprécier ce ou ces produits. Car, pour rappel, si vous achetez un DVD, un CDA, un logiciel ou autre produits qui rentre dans ce cadre, VOUS NE POUVEZ PAS LE PRETER à une autre personne, en dehors du cadre familial, pour qu'il puisse apprécier et juger celui-ci, c'est strictement interdit. Si si c'est marqué au début.
Ce qui m'amène à dire que, plutôt que chercher à faire passer les utilisateurs pour des criminels, la RIAA et autres consors devraient tout d'abord se mettre en CONFORMITE avec les lois régissant le commerce, en permettant à l'acheteur final de pouvoir juger et apprécier un produit dans sa TOTALITÉ avant l'achat final, en proposant par exemple la consultation GRATUITE des nouveautés musicales et audiovisuelles à sortir, dans leur intégralité. Ce n'est pas un délire de ma part, c'est le code pénal et commercial qui le demande.
Ainsi, l'utilisation de logiciels p2p m'a permis d'apprécier la valeur de produits comme Hulk ou Terminator 3, produits dont, pour des raisons de goûts personnels, je ne ferais pas l'acquisition, malgré les campagnes publicitaires dont ils ont fait l'objet.
Bien sur, cela s'applique bien sûr aux logiciels. C'est pour cela que des éditeurs de jeux ou de logiciels vous proposent d'évaluer le produit en proposant un version TRIAL. Alors pourquoi cela n'est-il pas appliqué au CDA, DVD, VHS ?
On peut effectivement se poser des questions sur la rentabilité financière d'une telle mise aux normes.
Mais si les raisons invoquées par les éditeurs sont réellement celles dont ils nous rabattent les oreilles en permanence, alors ils ont tout à y gagner, et le p2p disparaitra de par lui même...
Sans compter qu'un tel dispositif ne pourra qu'entrainer une conséquente amélioration en terme de qualité des produits futurs, et entrainer ainsi la disparition des produits de piètre qualité issu de .... suivez mon regard... :-)
Alors messieurs les éditeurs, la balle est dans votre camp. Si vous êtes aussi honnête que vous le prétendez, appliquez ces principes, et nous verrons bien quels sont les "vrais" meilleurs d'entre vous.
# Re: Avalanche d'actions judiciaires aux Etats-Unis pour identifier les utilisateurs de P2P
Posté par Mickael_83 . En réponse à la dépêche Avalanche d'actions judiciaires aux Etats-Unis pour identifier les utilisateurs de P2P. Évalué à 1.
J'explique: je pense pour ma part que le "truc" qui cloche dans ces sujets (pas qu'ici), c'est tout simplement les méthodes de commercialisation et d'industrialisation des produits dit intellectuels....
Et pas la peine d'aller chercher loin pour cela:
- quand vous achetez une voiture, dans la plupart des cas, à moins que vous n'ayez le QI de George, vous l'essayez avec un vendeur, vous la conduisez, vous la malmener un peu, vous testez son habitabilité, son espace de rangement, etc...
- quand vous achetez de la hifi (amplis, enceintes, TV, etc...), idem, logiquement vous n'achetez un ampli ou une enceinte à 500 sans écoutez avant ce que ça donne.
- idem pour des fringues, des pompes...
- et je vous laisse remplir la suite de la liste.
Que ce passe-t-il avec les CDA, les DVD, les VHS ?
Ben en général, on est plutôt obligé d'acheter les yeux fermés. En effet, rare sont les grandes surfaces et les magasins qui vous permettent d'écouter ou de visionner auparavant l'oeuvre que vous souhaitez acquérir. Certes, la fnac, virgin, carrouf, propose des bornes d'écoutes, chargé avec les derniers opus de la Starac ou truc dans ce genre. Et encore, il ne font ça que pour les audio, et pas tous... Vous avez déjà demandé à un vendeur FNAc de pouvoir visionner le concert live du dernier metallica afin de décider ou non de son achat ? Ou le dernier Matrix ? Essayer, c'est marrant.
On peut alors essayer de trouver ça sur les sites officiels des grands éditeurs. là, vous avez droit à 2 superbes minutes échantillonnées à 15khz et en mono. Mais si vous voulez écouter l'intégralité de l'album, ou visionner la totalité du film, le tout en qualité correcte, que nenni !!
Certains me répondront: oui mais y'a les bandes annonces, la radio, les pubs, le cinéma, etc....
Oui, à la radio, on entend 2 à 3 minutes de 2 ou 3 morceaux de l'album, sur un CD qui en contient 15... C'est franchement moyen pour apprécier la qualité totale d'un produit dont tu vas faire l'acquisition.
Le cinéma, ben c'est moyen, il ne reflète pas correctement les conditions normales dans lesquelles tu vas exploiter ton produit, et en plus c'est payant.
En comparant à d'autres produits, c'est un peu comme ci, si on voulait essayer la dernière M3, on nous filait le pommeau de vitesse,la jante avant gauche en alu ou le volant sport de la voiture en nous disant: regardez, c'est beau !!
Ou alors, si on voulait réellement essayer la voiture une fois (et une seule), on nous demander 33% du prix final du produit, soit juste 9000 pour un essai de 1h30.... (une place de ciné c'est environ 33% du prix du DVD, et tu le vois qu'une fois pour ce prix là). Ça vous paraitrait normal ? Non, bien sur. Alors pourquoi est ce que ça l'est dans le cadre des produits intellectuels ? Habitude, bourrage de crâne ou fausse culpabilisation ?
Ensuite, en reprenant l'exemple des voitures, ou de la hifi,de notre lave vaisselle, de notre frigo, nous disposons tous d'un droit souverain d'annulation de la vente pendant 1 mois, telle est la loi française. La voiture ne convient pas, on est mal à l'aise à l'intérieur, bref, c'est pas la panacé, on peut annuler la vente dans un délai d'un mois à partir de la FACTURE (et non de la commande, ne prenez jamais une facture avant d'avoir reçu votre matos), et ce sans avoir l'obligation de justifier l'annulation, même si le vendeur râle. C'est dans le code du commerce.
Vous avez déjà ramenez un CD audio, ou un DVD au bout de 3 semaines, en en demandant le remboursement, tout simplement parce que le film ne vous plait pas du tout (ce qui est tout à fait possible), ou que l'album est complétement nul à part les 2 morceaux que vous avez entendu à la radio ?
Peine perdue, si vous ne plantez pas un scandale ou menacez pas de portait le cas devant le tribunal du commerce. Car, c'est bel et bien les pratiques des éditeurs et de ceux qui commercialisent leurs produits qui sont illégales. Juridiquement, ça s'appelle tromperie sur la marchandise et vente forcée.
Pire encore, la garantie du support, inexistante. Vos CD ou DVD scrachent au bout de 2 mois, essayez de demander l'échange. On vous invoquera toutes les excuses du monde, et vous n'aurez rien. Un peu comme si votre micro-onde vous lachait au bout de 2 mois et que c'est tant pis pour votre gueule. Pourtant, c'est nous qui sommes dans notre droit et eux dans leurs torts.
Je ne parlerai même pas de l'arnaque de la licence de Windows ou d'autre logiciel, qui constituent un summum en la matière et qui est pourtant toléré par les autorités compétentes (business oblige) et par nous même (un comble !)
Alors, certains vont peut-être hurler en lisant ceci, mais les utilisateurs de peer-to-peer, en téléchargeant films, morceaux musicaux et même les logiciels, ne font que faire valoir leurs droits à l'essai et à l'appréciation avant la décision finale d'achat. A condition bien sur que si le produit leur convient, ils en effectuent l'achat légal et officiel et que le vendeur ACCEPTE LUI AUSSI les conditions légales de vente du produit (garantie, remplacement, etc...). Et le p2p constitue un des moyens de pouvoir apprécier ce ou ces produits. Car, pour rappel, si vous achetez un DVD, un CDA, un logiciel ou autre produits qui rentre dans ce cadre, VOUS NE POUVEZ PAS LE PRETER à une autre personne, en dehors du cadre familial, pour qu'il puisse apprécier et juger celui-ci, c'est strictement interdit. Si si c'est marqué au début.
Ce qui m'amène à dire que, plutôt que chercher à faire passer les utilisateurs pour des criminels, la RIAA et autres consors devraient tout d'abord se mettre en CONFORMITE avec les lois régissant le commerce, en permettant à l'acheteur final de pouvoir juger et apprécier un produit dans sa TOTALITÉ avant l'achat final, en proposant par exemple la consultation GRATUITE des nouveautés musicales et audiovisuelles à sortir, dans leur intégralité. Ce n'est pas un délire de ma part, c'est le code pénal et commercial qui le demande.
Ainsi, l'utilisation de logiciels p2p m'a permis d'apprécier la valeur de produits comme Hulk ou Terminator 3, produits dont, pour des raisons de goûts personnels, je ne ferais pas l'acquisition, malgré les campagnes publicitaires dont ils ont fait l'objet.
Bien sur, cela s'applique bien sûr aux logiciels. C'est pour cela que des éditeurs de jeux ou de logiciels vous proposent d'évaluer le produit en proposant un version TRIAL. Alors pourquoi cela n'est-il pas appliqué au CDA, DVD, VHS ?
On peut effectivement se poser des questions sur la rentabilité financière d'une telle mise aux normes.
Mais si les raisons invoquées par les éditeurs sont réellement celles dont ils nous rabattent les oreilles en permanence, alors ils ont tout à y gagner, et le p2p disparaitra de par lui même...
Sans compter qu'un tel dispositif ne pourra qu'entrainer une conséquente amélioration en terme de qualité des produits futurs, et entrainer ainsi la disparition des produits de piètre qualité issu de .... suivez mon regard... :-)
Alors messieurs les éditeurs, la balle est dans votre camp. Si vous êtes aussi honnête que vous le prétendez, appliquez ces principes, et nous verrons bien quels sont les "vrais" meilleurs d'entre vous.