• [^] # Re: Ça m'énerve

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Différences de genres dans la contribution au code libre. Évalué à 4.

    Ah que ça fait du bien de lire ton commentaire, les pieds bien sur Terre! :-)

    J'aimerais que mon genre soit réellement une donnée accessoire, sans aucun intérêt dans la majorité des situations.

    Ce souhait n'est pas à l'agenda du néoféminisme et une des raisons qui a poussé Annie Le Brun à écrire "Lâchez tout!" à la fin des années 70, un ouvrage ravissant! (Comme "Le trop de réalité".)

    Le problème est bien en amont de ça. Il faut permettre à chacun de trouver comment exprimer ses limites et de trouver comment les respecter collectivement. Tout cela est propre à chaque communauté, doit être reconstruit et ré-interrogé sans cesse.

    Une difficulté est que dans beaucoup de ces communautés persistent des structures de pouvoir archaïques, c'est encore fréquent dans le milieu universitaire, hospitalier, les orchestres, les entreprises anciennes, qui semblent faire plutôt moins bien que le reste de la société.

    Pour l'informatique, j'ai pu entendre Brigitta Böckler retracer l'historique de la "masculinisation" du milieu aux USA et je me souviens des deux faits saillants suivants:

    1. La première communauté de grande importance, recrutée rapidement par IBM qui avait remporté un contrat d'état, était constituée de gens ayant un profil un peu particulier (en gros l'annonce disait "Are you playing chess? Bridge? You are the man to ride tomorrow's giants!" FR "Jouez-vous aux échecs? Au bridge? Vous êtes homme à diriger les géants de demain!".

    2. Dans l'apparition de la micro-informatique personnelle, le matériel publicitaire est ciblé sur les petits garçons et leurs papas.