• # Corrections du tableau

    Posté par . En réponse au journal Comparaison entre Manjaro et Debian Sid. Évalué à 3.

    Pour utiliser activement Arch et Debian, et avoir fait un passage sur Sid pendant quelques mois, voici quelques correctifs à apporter au tableau :

    Stabilité

    Pour comparer la stabilité entre Sid et Manjaro, un bref test de quelques semaines ne suffit pas. De mon expérience avec Arch, la stabilité est globalement correcte mais demande ponctuellement des interventions pour corriger/réparer manuellement certaines choses. Néanmoins rien du niveau du passage à systemd depuis plusieurs années.
    Sous Sid, attention à la stabilité à terme, la mienne avait implosée avec le même usage que mon Arch.

    Surveillance et correctifs des failles de sécurité détectées

    La comparaison entre Debian et Manjaro n'a pas de sens dans ce cas, vu que les dépôts de Manjaro reprennent le contenu des dépôts de Arch. Une comparaison plus pertinente ici, serait entre Debian et Arch.

    Quelle est la disponibilité des logiciels libres à partir des dépôts officiels ?

    Debian : 59 551 paquets
    Sid : 62 000 paquets
    Manjaro/Arch : 12 660 paquets + 78 128 paquets AUR
    Je pense qu'on peut dire que Manjaro contient un peu plus de choses que les logiciels les plus courants dans ses dépôts binaires.
    Globalement la plupart du temps on trouvera ce q'on cherche dans les dépôts binaires. Pour le reste, il y a AUR, qui est globalement bien intégré dans la plupart des gestionnaires de paquets de Arch/Manjaro. En entrant dans des choses moins populaires sans forcément être de niche, je n'ai pas retrouvé tout ce que j'utilisais sur Sid.
    D'un autre côté, dans Sid j'ai trouvé dans les dépôts des logiciels de niches et peu maintenus qu'on ne trouve que sur AUR dans le monde Arch, avec des arbres de dépendances pour le build assez improbables.
    En gros, y a à boire et à manger dans les 2, aucun n'est mieux que l'autre.

    Pour les dépôts tiers sous Debian, en particulier Sid, je dirais de se méfier des bibliothèques en doublons et des versions. Ca peut être une forte source d'instabilité.
    Pour les téléchargements en direct de "deb", généralement à côté un tar.gz ou un tar.xz est proposé et peut être déployé sur n'importe quelle distribution GNU/Linux. Certes il ne gère pas les dépendances, mais souvent il aura un PKGBuild dispo sur AUR pour ca.

    Pour le commentaire sur AUR du tableau, honnêtement, je ne suis pas tout à fait d'accord avec celui-ci et en particulier pour la fin qui laisse supposer que c'est du petit bonheur la chance.
    Déjà, d'une part, j'ai remarqué que la plupart des AUR de mon système utilisent plutôt des dépôts de codes type Git/Hub/Lab que les dépôts des autres distributions. Souvent, ca revient à de l'installation de paquets sources, les temps de compilations pouvant être parfois long.
    En revanche, la stabilité de ce procédé n'est pas aussi aléatoire que le commentaire pourrait le suggérer.

    De quels genres sont les logiciels de mise à jour et d’installation de logiciels ?

    Archlinux utilise un format spécifique embarqué dans du tar.xz (anciennement tar.gz).
    Debian utilise un format spécifique embarqué dans du tar.gz (de mémoire) renommé ".deb".

    Debian a 2 principaux gestionnaires de paquets : apt et aptitude (la résolution des dépendances est différente). Il existe des wrappers graphiques.
    Arch un seul gestionnaire de paquets, ayant de nombreux wrapper cli et graphiques pouvant être intégrés dans les différents environnements. Par exemple, il me semble que Discover de KDE peut être utilisé.

    Possibilité de mettre à jour plusieurs mois après sans que ça casse

    Debian stable : dans certains cas particuliers, peut très mal se passer, mais très généralement ca passe niquel
    Debian Sid : pas vraiment testé sur du long terme, mais déjà un mois entre était de trop dans mes tests
    Arch : plus de 6 mois ca passe niquel (à plusieurs reprises), sauf changement spécifiques

    Utilisation en serveur possible

    Manjaro : ca reste du GNU/Linux, l'interface graphique peut être enlevé par la suite. Cependant quand on sait que Manjaro est une simplification de Arch pour un usage bureautique, autant utiliser directement une Arch dans ce cas, ou alors autant comparer Manjaro à Ubuntu Desktop au lieu de Debian.

    Concernant l'utilisation d'une roll-release en serveur, le choix se discute. En revanche, la raison principale de ne pas utiliser une Debian Sid en production est bien la stabilité plutôt douteuse à l'usage. Globalement, le gros point négatif de Sid est la faible qualité de certains paquets. Comme c'est le début du processus de leur intégrations dans Debian, ils n'ont pas encore été testés, des surprises inattendues peuvent arriver.
    Concernant celle d'une Arch pour un usage serveur, je n'ai jamais tenté, d'autres auront de meilleurs retours. Néanmoins les paquets de Arch ont également une phase de test avant d'être intégrés dans les dépôts standards, ce qui implique une meilleure stabilité que Sid.

    Emacs le fait depuis 30 ans, et sans pubs ni télémétrie.