• # Chouette idée et chouettes commentaires

    Posté par (Mastodon) . En réponse au journal Comparaison entre Manjaro et Debian Sid. Évalué à 7. Dernière modification le 24 février 2022 à 17:51.

    Ce que je trouve vachement intéressant avec les différents commentaires, c'est que si certains sont passés de Manjaro a Debian, d’autres sont passés de Debian à Manjaro pour exactement les mêmes raisons. C’est une bonne manière de se souvenir que nos choix ne sont jamais que ça : des choix personnels, qui peuvent très bien cohabiter ensemble.

    Perso, je suis passé de Manjaro à Debian à cause de soucis logiciels et j’y suis resté à cause de... son contrat social, et parce que je m'y sens bien... Non, c'est plus que ça, je m'y sens chez moi.

    Après un nouveau plantage sérieux suite à une mise à jour de Manjaro (je sais, certains n’ont jamais eut de plantage de Manjaro en 6 milliards d’années d’utilisation, moi oui : je ne condamne rien ni personne, j’essaye juste de faire en sorte que cela ne m’arrive plus). j’ai voulu tester un truc avec beaucoup moins de mises à jour. Debian m’a semblé un bon choix. Mais, franchement, je pensai n’y passer que quelques heures, un jour ou deux max pour voir à quoi ça ressemblait avant de me rendre compte que je ne pouvais pas y rester parce que tout y était trop vieux ou trop ou pas assez quelque chose.

    Ce qui m’a décidé à prolonger ce test un peu plus longuement que prévu, c’est l’impression de fluidité de... tout. Sur la même machine, tout semblait plus... heu... enfin, mieux marcher (c’est totalement subjectif, je sais mais ça a assez impressionné ma toute petite et facilement impressionnable subjectivité pour que je veuille en savoir plus).

    Traîner ainsi sur Debian m’a donné le temps d’apprécier une autre approche de ce que peut-être un OS, « pas en rolling release ». Et cette autre approche m’a énormément plu. Au point que j’ai décidé de continuer à la tester encore un peu plus sur mon portable (à côté de mon PC de bureau tournant sous Manjaro donc, où je fais le gros du boulot). Ça m’a aussi donné envie d’en savoir plus sur ce qui se cachait derrière cette Debian si étonnante. J’ai commencé à parcourir le site officiel.

    Première réaction, devant l’énorme choix d’ISO : « Oh, put*in c’est quoi ce foutoir ?! » Après lecture, surprise (?), ce foutoir n’en est pas un et répond à un besoin bien réel du projet Debian : être disponible « pour tout le monde ». Tout le monde ? WTF, c’est quoi encore ce délire? J’ai commencé à creuser, pas très loin en réalité : j’ai lu leur contrat social et leur constitution. Ça aussi ça m’a beaucoup plu, je dois dire.

    Mais ça restait des mots — le genre de jolis mots que nos communicant(e)s professionne... nos politicen(ne)s, pardon, excellent à déclamer en agitant les bras mais sans y croire un seul instant et sans jamais leur donner la moindre suite. Le genre de jolis mots qu’ils n’hésitent pas à renier ou à leur donner un nouveau sens, comme et quand ça les arrange.

    Du coup, pour voir comment ce contrat était appliqué dans les faits, je me suis perdu — littéralement perdu — dans les archives des mailing lists, de groupes, de blogs, de pages de wiki, etc. relatifs à Debian et à ses projets. J’ai aussi visionné quelques Debconf, la plupart ne s’adressaient pas un débutant aussi ignare que moi, mais pas toutes et... ça a été l’occasion de voir comment fonctionnait le projet Debian pour discuter des problèmes et des questions, techniques ou non : comment aussi des sujets plus polémiques, et autres crises d’hystérie, qui surgissent parfois, étaient répondus. Et au final, si pas sans quelques réserves, j’ai bien aimé ce que j’ai vu. Cela m’a laissé avec deux sentiments assez troublants :

    • Un énorme regret. Celui de n’avoir aucune compétence technique pour contribuer à ce projet génial, et pas assez de maîtrise des outils de base ne fut-ce que pour proposer d’aider là où je pourrais peut-être servir à quelque chose (trads, écriture,...) : je suis maladivement timide et les outils/procédures à utiliser pour contribuer me paraissent tellement intimidants (j’ai même pas encore osé m’inscrire à une mailing list, c’est dire où j’en suis). Bref, je compte bien y travailler.
    • À côté de cette frustration de ne servir à rien. il y avait cette impression qu’avec GNU/Linux Debian, j’avais peut-être bien trouvé un OS où je pouvais me sentir vraiment chez moi. J’ai posé mon sac dans un coin, accroché une photo de mon chat au mur et j’ai soupiré d’aise. J ‘ai aussi installé Debian sur mon desktop, en plus du portable donc. J’étais enfin, chez moi ;)

    C’est parfait. Debian ? Non, loin de là. Il y a des petits trucs agaçants. Comme partout.

    Et puis, faut bien le reconnaître, ces gens-là, ils vivent un peu au Moyen Âge encore. OK, tout n’est pas perdu, on peut faire un don à Debian, c’est un bon début. Mais où est la boutique officielles des Goodies Debian !?! Où est le mug Debian, et les t-shirts ? Et, c’est le véritable drame, où est le sticker officiel du (superbe) logo Debian pour mon portable qui se sent tout nu sans lui ? Laissez-moi consommer, que diable !

    Mon laptop veut en logo Debian