Je ne sais pas trop pourquoi tu es "étonné". Les satellites sont toujours largués par le lanceur sur une trajectoire proche de leur trajectoire cible, mais ils ont besoin d'ajuster leur orbite de manière autonome. Pour des questions de masse et d'énergie, il est logique d'envoyer les satellites sur une trajectoire plus basse que leur orbite définitive—tant qu'à dépenser de l'énergie, autant le faire pour monter plutôt que pour descendre, ce qui voudrait dire que le lanceur les a envoyés trop loin). Les satellites géostationnaires, par exemple, sont largués sur une orbite d'insertion (très elliptique, avec l'apogée au niveau de l'orbite géostationnaire) et ils s'insèrent eux-mêmes en orbite circulaire.
Si la densité de l'atmosphère augmente au point où les satellites ne peuvent pas atteindre l'endroit de l'orbite auquel ils étaient censés allumer leurs moteurs—typiquement, du fait des frottements, leur apogée descend et reste dans la haute atmosphère—ils sont foutus.
D'après les commentateurs, SpaceX a tendance à radiner un peu avec l'altitude de lancement; apparemment sur ce coup la marge était un peu trop faible.
Un point positif cependant, ils ont été guidés pour se désintégrer dans l'atmosphère et n'ont pas participé à la pollution spatiale.
J'imagine qu'ils ont été guidés vers une zone où ils pouvaient de désintégrer sans danger pour ce qui était en dessous (Pacifique Sud, en général), mais quand un satellite n'est pas assez haut, il ne peut que retomber. Même l'ISS (qui doit être à environ 450km) redescend, et il faut régulièrement remonter son orbite. En gros, tout ce qui est en dessous de 400km retombe (c'est une affaire d'années, en règle générale); tout ce qui est au-dessus de 800km restera là-haut à l'échelle de l'humanité.
Du coup, sur les orbites basses, les débris spatiaux ne sont pas un problème énorme. Au pire, ça nous empêchera de lancer des choses dans cette zone pendant quelques années.
[^] # Re: Intéressant
Posté par arnaudus . En réponse au lien 40 satellites ont été détruits par une tempête solaire . Évalué à 10.
Je ne sais pas trop pourquoi tu es "étonné". Les satellites sont toujours largués par le lanceur sur une trajectoire proche de leur trajectoire cible, mais ils ont besoin d'ajuster leur orbite de manière autonome. Pour des questions de masse et d'énergie, il est logique d'envoyer les satellites sur une trajectoire plus basse que leur orbite définitive—tant qu'à dépenser de l'énergie, autant le faire pour monter plutôt que pour descendre, ce qui voudrait dire que le lanceur les a envoyés trop loin). Les satellites géostationnaires, par exemple, sont largués sur une orbite d'insertion (très elliptique, avec l'apogée au niveau de l'orbite géostationnaire) et ils s'insèrent eux-mêmes en orbite circulaire.
Si la densité de l'atmosphère augmente au point où les satellites ne peuvent pas atteindre l'endroit de l'orbite auquel ils étaient censés allumer leurs moteurs—typiquement, du fait des frottements, leur apogée descend et reste dans la haute atmosphère—ils sont foutus.
D'après les commentateurs, SpaceX a tendance à radiner un peu avec l'altitude de lancement; apparemment sur ce coup la marge était un peu trop faible.
J'imagine qu'ils ont été guidés vers une zone où ils pouvaient de désintégrer sans danger pour ce qui était en dessous (Pacifique Sud, en général), mais quand un satellite n'est pas assez haut, il ne peut que retomber. Même l'ISS (qui doit être à environ 450km) redescend, et il faut régulièrement remonter son orbite. En gros, tout ce qui est en dessous de 400km retombe (c'est une affaire d'années, en règle générale); tout ce qui est au-dessus de 800km restera là-haut à l'échelle de l'humanité.
Du coup, sur les orbites basses, les débris spatiaux ne sont pas un problème énorme. Au pire, ça nous empêchera de lancer des choses dans cette zone pendant quelques années.