Il est possible lors de l'installation de choisir chaque paquet un par un, mais en général on choisit l'option d'installation complète, ou on restreint par catégories.
Par exemple sur un serveur sans interface graphique, on va inclure [a, ap, l, n, y]
S'il faut les outils de développement on va rajouter d (gcc, autotools, git, etc.)
[...] tu fais une installation complète, sans choisir précisément ce que tu veux, sinon tu te prends la tête à tirer tes dépendances à la main (personne ne fait ça je pense ?)
Arf, je ne fais de « full install » que sur mes VM de test. Mon vieux portable Pentium sur lequel tourne Slackware a été installé en choisissant paquet par paquet et non par catégorie. ;-)
À noter que la Debian permet aussi ce genre de chose : n'installer que certaines catégories (mais il y en a moins à l'installation, et plus quand on lance le gestionnaire de paquets en clicodrome) ou choisir les différents programmes (bon ça fait des lustres que je n'ai pas pas essayé et je ne sais pas si ça existe toujours, par contre on n'avait pas la liste de tout ce qui était possible mais juste un petit sous-ensemble que je pense issue des catégories disponibles à l'installation.)
La découpe des paquets est une chose et la gestion des dépendances une autre. Dans l'exemple que tu prends, il se trouve que les distributions Red Hat découpent aussi en gros, comme Slackware, mais avec la gestion de dépendance en plus : ça aide pour les usages domestiques (et les admins qui ne veulent pas avoir le temps de lire toute la doc de ce avec quoi le programme fonctionne et mettre les mains dans le cambouis pour lier les composants) en t'installant en plus le X.org ou le Qt5 etc. (du coup, quelques paquets on été revus pour être découpé en variante avec ou sans X, mais pas aussi finement que chez Debian)
Une distribution est une philosophie/approche de l'administration système et autres facilités. La philosophie Slackware est d'être dans l'esprit des Unix initiaux (d'où la comparaison souvent avec les BSD) où les administrateurs font tout eux-même (à la mano, à leur sauce et non en se voyant imposer une vision) y compris pour les paquets (on récupère la totale telle que conçue par le projet puis on configure ce qu'on veut utiliser et on laisser le reste moisir à côté, là où les autres distributions veulent vous aider à tout prix.)
À noter qu'avec une base de Slackware complète, beaucoup de slackbuilds n'ont aucune dépendances (un grep vite fait me donne 60% sans dépendances, et 92% jusque deux dépendances).
Ça rejoint ce que je disais dans un autre message. Hormis les gens qui poussent le bouchon trop loin comme moi, il faut prendre le temps de regarder les dépendances pour les gérer mais on rarement une multitude (jusqu'à deux en général et aucun plus souvent, comme tu le montres)
À l'usage, ça marche tellement simplement que tu te demandes parfois si les autres distros Linux n'ont pas inutilement compliqué... (mais je ne crois pas non plus parce-que certains choix amènent fatalement à plus de complexité)
"It is seldom that liberty of any kind is lost all at once." ― David Hume
[^] # Re: Slackware n’intègre pas de résolution de dépendances ?
Posté par Gil Cot ✔ (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Tout arrive, même Slackware 15.0. Évalué à 6.
Arf, je ne fais de « full install » que sur mes VM de test. Mon vieux portable Pentium sur lequel tourne Slackware a été installé en choisissant paquet par paquet et non par catégorie. ;-)
À noter que la Debian permet aussi ce genre de chose : n'installer que certaines catégories (mais il y en a moins à l'installation, et plus quand on lance le gestionnaire de paquets en clicodrome) ou choisir les différents programmes (bon ça fait des lustres que je n'ai pas pas essayé et je ne sais pas si ça existe toujours, par contre on n'avait pas la liste de tout ce qui était possible mais juste un petit sous-ensemble que je pense issue des catégories disponibles à l'installation.)
La découpe des paquets est une chose et la gestion des dépendances une autre. Dans l'exemple que tu prends, il se trouve que les distributions Red Hat découpent aussi en gros, comme Slackware, mais avec la gestion de dépendance en plus : ça aide pour les usages domestiques (et les admins qui ne veulent pas avoir le temps de lire toute la doc de ce avec quoi le programme fonctionne et mettre les mains dans le cambouis pour lier les composants) en t'installant en plus le X.org ou le Qt5 etc. (du coup, quelques paquets on été revus pour être découpé en variante avec ou sans X, mais pas aussi finement que chez Debian)
Une distribution est une philosophie/approche de l'administration système et autres facilités. La philosophie Slackware est d'être dans l'esprit des Unix initiaux (d'où la comparaison souvent avec les BSD) où les administrateurs font tout eux-même (à la mano, à leur sauce et non en se voyant imposer une vision) y compris pour les paquets (on récupère la totale telle que conçue par le projet puis on configure ce qu'on veut utiliser et on laisser le reste moisir à côté, là où les autres distributions veulent vous aider à tout prix.)
Ça rejoint ce que je disais dans un autre message. Hormis les gens qui poussent le bouchon trop loin comme moi, il faut prendre le temps de regarder les dépendances pour les gérer mais on rarement une multitude (jusqu'à deux en général et aucun plus souvent, comme tu le montres)
À l'usage, ça marche tellement simplement que tu te demandes parfois si les autres distros Linux n'ont pas inutilement compliqué... (mais je ne crois pas non plus parce-que certains choix amènent fatalement à plus de complexité)
"It is seldom that liberty of any kind is lost all at once." ― David Hume