• # Pas bien servi par le style

    Posté par . En réponse au lien Les premières expériences pilotes du portefeuille d'identité numérique sont prévues pour septembre . Évalué à 4.

    une sorte de passe sanitaire étendu à toutes les démarches de la vie quotidienne, assorti d’un dispositif de reconnaissance biométrique pour empêcher la fraude. [...] un cauchemar totalitaire dans lequel toute relation de confiance et de solidarité est rendue impossible par des procédures de validation contrôlées par une administration écrasante.

    Il y en a qui ont l'indignation lyrique chatouilleuse :-) Sérieusement, on peut penser du mal d'un système d'identité numérique, mais je ne vois pas à quoi ça peut servir d'en faire des caisses comme ça, sauf à meubler quand on n'a rien à dire ("zyeutez mon style lyrique. Il est beau hein? Non non, zyeutez pas mes arguments, zyeutez mon style").

    Dans un an ou deux, quand dégainer un passe sera devenu un geste instinctif, on y adjoindra sans doute un portefeuille d’identité numérique biométrique pour parfaire le contrôle.

    Ahh, l'argument de la pente glissante, toujours aussi pertinent. Tiens, je me demande où en est le projet de loi sur le mariage avec des animaux (qui devait suivre le mariage homo), le projet de loi sur l'euthanasie des handicapés (qui devrait suivre la loi sur la fin de vie)...

    « J’ai vécu à une époque, écrit George Bernanos en 1944 où n’importe quel honnête homme pouvait faire le tour du monde avec une simple carte de visite dans son portefeuille. »

    Georges devait avoir des petits problèmes de mémoire sur la fin de sa vie, parce que le principe du passeport pour les gueux date quand même du XVe siècle... Le gars qui voyageait au début du XXe avec une carte de visite, il devait être bien blanc et bien riche (et pas trop juif, d'après la bio un peu compliquée de Georges, un résistant de la première heure exilé en Amérique du Sud).