Sauf que dans le cas de la vaccination, l'enjeu n'est pas seulement individuel, mais aussi collectif. Il implique un abandon d'une part de liberté individuelle comme condition de la défense de l'intérêt général.
J'imagine que les anti-vaccin ne s'insurgent pas contre l'affreuse remise en cause de la liberté qu'implique l'interdiction du meurtre ou l'obligation de s'arrêter aux feux rouges.
(Incidemment, dans ces cas-là, la restriction à la liberté de chacun me paraît bien plus grande que dans celui de la vaccination).
Si j'utilise Windows, je n'enlève rien à la liberté d'un linuxien, et vice versa.
Quand je ne me vaccine pas, je contrains les vaccinés à payer pour mes soins, à subir une circulation plus forte du virus et donc une potentielle apparition de variants, à ne pas avoir accès au lit d'hôpital que j'occupe.
Par ailleurs, une des conditions de l'efficacité pour chacun du vaccin est une forte couverture vaccinale. Quand je ne me fais pas vacciner, je gagne une petite part de liberté pour moi (qui, par ailleurs, n'a que très rarement de conséquences concrètes. Quand il y en a, elles sont, en moyenne, d'une gravité infiniment moindre que celles du virus), et j'en fais perdre une forte part aux autres (et, indirectement, à moi aussi, parce que je participe à une plus forte circulation du virus. Non seulement je peux plus facilement tomber malade, mais en plus je participe à l'apparition de nouveaux variants qui peuvent eux-mêmes me contaminer).
On n'est pas en train de mettre une personne en prison, ni de la surveiller jour et nuit, ni encore de lui imposer des travaux forcés. Juste de contribuer à protéger sa santé et - incidemment - celle des autres.
[^] # Re: Bis repetita
Posté par ElVirolo (site web personnel) . En réponse au journal Comment je suis devenu un vacciné antivaxx.... Évalué à 6.
Sauf que dans le cas de la vaccination, l'enjeu n'est pas seulement individuel, mais aussi collectif. Il implique un abandon d'une part de liberté individuelle comme condition de la défense de l'intérêt général.
J'imagine que les anti-vaccin ne s'insurgent pas contre l'affreuse remise en cause de la liberté qu'implique l'interdiction du meurtre ou l'obligation de s'arrêter aux feux rouges.
(Incidemment, dans ces cas-là, la restriction à la liberté de chacun me paraît bien plus grande que dans celui de la vaccination).
Si j'utilise Windows, je n'enlève rien à la liberté d'un linuxien, et vice versa.
Quand je ne me vaccine pas, je contrains les vaccinés à payer pour mes soins, à subir une circulation plus forte du virus et donc une potentielle apparition de variants, à ne pas avoir accès au lit d'hôpital que j'occupe.
Par ailleurs, une des conditions de l'efficacité pour chacun du vaccin est une forte couverture vaccinale. Quand je ne me fais pas vacciner, je gagne une petite part de liberté pour moi (qui, par ailleurs, n'a que très rarement de conséquences concrètes. Quand il y en a, elles sont, en moyenne, d'une gravité infiniment moindre que celles du virus), et j'en fais perdre une forte part aux autres (et, indirectement, à moi aussi, parce que je participe à une plus forte circulation du virus. Non seulement je peux plus facilement tomber malade, mais en plus je participe à l'apparition de nouveaux variants qui peuvent eux-mêmes me contaminer).
On n'est pas en train de mettre une personne en prison, ni de la surveiller jour et nuit, ni encore de lui imposer des travaux forcés. Juste de contribuer à protéger sa santé et - incidemment - celle des autres.