Étonnant et décevant qu'en 2022 et avec de tels coauteurs nous en soyons toujours là.
Quelques remarques :
dans les années 1990 (j'avais la chance d'avoir déjà accès à Internet) il n'y a pas eu « un autre monde numérique » qui a émergé, mais simplement des fouineurs (parfois incarnés par Richard Stallman mais il était loin d'être le seul), souvent d'origine universitaire, qui ont souhaité retrouver (dans la mesure du possible) pour le partage des logiciels et du code source une situation qui prévalait avant les années 1980 et l'utilisation du droit d'auteur dans le cadre du développement logiciel (originellement surtout scientifique) ;
le coup de génie (subversif) de Richard Stallman et d'Eben Moglen est d'avoir utilisé ce même droit d'auteur pour garantir des libertés à l'utilisateur du logiciel ;
l'erreur historique (nous ne serons pas tous d'accord) de ces mêmes a été d'assortir leurs licences logicielles d'une clause (le copyleft) rendant obligatoire le maintien du caractère libre des dérivés du logiciel (ils faisaient cela dans un contexte de jungle freeware et compagnie...) ce qui a induit une complexité juridique intrinsèque élevée sur les licences « libres » présentées à l'époque comme modèle ;
il a donc fallu à cette époque (années 1990) tordre la définition de ce qu'était « le libre » afin de faire tomber dedans les licences à copyleft (sinon, nous aurions été assez mal...) ;
la FSF et Richard Stallman (qui n'ont pas fait que des erreurs) qui ne reconnaissent jamais leurs erreurs (GFDL) ont persisté dans cette voie de garage (cul de sac) de licences de plus en plus contraignantes et de moins en moins libres (Affero GPL, etc.) ;
la GPL, ses différentes moutures et ses dérivées sont des licences légalement pénibles à manipuler (incompatibilités, etc.) qui nuisent à l'adoption du logiciel libre alors qu'il existe depuis la même époque des licences simples (BSD, MIT, DoWhatTheFuckYouWant, etc.) ;
le choix de faire (ou non) du logiciel libre n'est pas un choix seulement commercial (le choix du mot « pillage » est totalement déplacé puisque tout est légal !) mais d'abord éthique qui a à voir avec le partage de la connaissance, la réfutabilité et la reproductibilité (liberté, égalité, fraternité comme aime à le rappeler Richard Stallman) ;
la FSF a récemment par ses choix éthiques décidé de sortir de l'histoire : c'est leur problème ;
aujourd'hui je n'aspire qu'à une seule chose (qui devient imaginable même s'il reste encore du chemin) : utiliser sur mon ordinateur personnel un système ne contenant pas une seule ligne d'une licence produite par la FSF (ou autres acteurs non-éthiques).
# Un article assez navrant
Posté par Frédéric Daniel Luc Lehobey (site web personnel) . En réponse au lien Le pillage de la communauté des logiciels libres. Évalué à -1.
Étonnant et décevant qu'en 2022 et avec de tels coauteurs nous en soyons toujours là.
Quelques remarques :
dans les années 1990 (j'avais la chance d'avoir déjà accès à Internet) il n'y a pas eu « un autre monde numérique » qui a émergé, mais simplement des fouineurs (parfois incarnés par Richard Stallman mais il était loin d'être le seul), souvent d'origine universitaire, qui ont souhaité retrouver (dans la mesure du possible) pour le partage des logiciels et du code source une situation qui prévalait avant les années 1980 et l'utilisation du droit d'auteur dans le cadre du développement logiciel (originellement surtout scientifique) ;
le coup de génie (subversif) de Richard Stallman et d'Eben Moglen est d'avoir utilisé ce même droit d'auteur pour garantir des libertés à l'utilisateur du logiciel ;
l'erreur historique (nous ne serons pas tous d'accord) de ces mêmes a été d'assortir leurs licences logicielles d'une clause (le copyleft) rendant obligatoire le maintien du caractère libre des dérivés du logiciel (ils faisaient cela dans un contexte de jungle freeware et compagnie...) ce qui a induit une complexité juridique intrinsèque élevée sur les licences « libres » présentées à l'époque comme modèle ;
il a donc fallu à cette époque (années 1990) tordre la définition de ce qu'était « le libre » afin de faire tomber dedans les licences à copyleft (sinon, nous aurions été assez mal...) ;
la FSF et Richard Stallman (qui n'ont pas fait que des erreurs) qui ne reconnaissent jamais leurs erreurs (GFDL) ont persisté dans cette voie de garage (cul de sac) de licences de plus en plus contraignantes et de moins en moins libres (Affero GPL, etc.) ;
la GPL, ses différentes moutures et ses dérivées sont des licences légalement pénibles à manipuler (incompatibilités, etc.) qui nuisent à l'adoption du logiciel libre alors qu'il existe depuis la même époque des licences simples (BSD, MIT, DoWhatTheFuckYouWant, etc.) ;
le choix de faire (ou non) du logiciel libre n'est pas un choix seulement commercial (le choix du mot « pillage » est totalement déplacé puisque tout est légal !) mais d'abord éthique qui a à voir avec le partage de la connaissance, la réfutabilité et la reproductibilité (liberté, égalité, fraternité comme aime à le rappeler Richard Stallman) ;
la FSF a récemment par ses choix éthiques décidé de sortir de l'histoire : c'est leur problème ;
aujourd'hui je n'aspire qu'à une seule chose (qui devient imaginable même s'il reste encore du chemin) : utiliser sur mon ordinateur personnel un système ne contenant pas une seule ligne d'une licence produite par la FSF (ou autres acteurs non-éthiques).
L'avenir promet d'être intéressant !