L'auteur du journal est manifestement une personne fragile qui ne sait pas dire non.
Je voulais répondre à ce point là mais j’ai été assez absent de LinuxFr ces derniers temps.
Il est facile de dire a posteriori que quelqu’un ne sait pas dire non. Beaucoup de choses deviennent évidentes quand elles sont révélées, et on a parfois l’impression qu’on l’a toujours su...
Avec le temps je me suis rendu compte de certaines choses qui me semblent désormais évidentes ne le sont pas pour beaucoup de monde, parfois même on me contredit.
Par exemple, je sais maintenant qu’un salarié est sensé rédiger son propre contrat de travail, si ce n’est à son initiative, sinon conjointement avec son employeur. Et maintenant je fais comme ça. Après cette mésaventure et immédiatement après j’ai rédigé certaines parties de mon propre contrat de travail. Par exemple je demande systématiquement que le code que je produise soit libre et que ce soit mentionné dans mon contrat de travail (j’indique une licence permissive), et si cela m’est refusé, alors j’entre en négociation.
Maintenant que je suis à mon compte, c’est moi qui rédige intégralement mes contrats. Je m’étais déjà rendu compte du problème dans le passé en constatant que pour le même travail, mon employeur demandaient aux prestataires de leur envoyer leur contrat quand mon employeur écrivait pour moi mon contrat.
Pourtant quand je dis « l’employé doit rédiger son contrat de travail », je me prends parfois des oppositions et même des contradictions de la part d’employés. C’est peut-être un moyen de se justifier de ne pas l’avoir fait ? C’est peut-être aussi la peur de remettre en cause un certain ordre établi.
Au final, toute personne qui n’a pas rédigé son contrat de travail, qui ne l’a même pas amendé, n’est pas responsable du fait que cela se passe bien pour lui. Quelqu’un qui signerait un contrat de travail sans l’amender, et la majorité des gens font cela, n’a pas le droit de dire d’une autre personne abusée « il ne sait pas dire non », car dans ce cas, le fait que lui-même n’est pas abusé ne dépend pas de sa volonté ni de sa capacité à dire non.
Concernant le passe vaccinal, on observe des mécanismes similaires, par exemple la grande majorité de ceux qui profitent joyeusement aujourd’hui de la suspension du passe vaccinal ne sont pour rien dans cette suspension, ils ne dépendent que de la bienveillance des autres, de leurs propres investissements et combats, ou encore de leurs calculs politiciens et autres intérêts personnels, et peut-être même des raisons peu honnêtes qui sait ? Mais tout semble évident quand on en profite, même sans s’être battu pour cela, ou quand on n’a pas été vraiment menacé.
Les informaticiens ne sont par exemple pas forcément les plus concernés par ces restrictions, c’est facile d’avoir des grandes exigences pourtant difficiles à appliquer humainement par d’autres corps de métiers.
Bref, toute personne qui aurait déjà signé une fois dans sa vie un contrat de travail sans l’amender, juste une fois, ne peut faire de critique sur ce qui m’est arrivé : son bien être ne dépendait que de la bienveillance d’autrui, et pas de lui. ;-)
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
[^] # Re: Pourtant ça partait bien
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Comment j’ai été réduit en esclavage, comment vous m’avez aidé, et les leçons que j’en ai tirées. Évalué à 4. Dernière modification le 31 mars 2022 à 23:25.
Je voulais répondre à ce point là mais j’ai été assez absent de LinuxFr ces derniers temps.
Il est facile de dire a posteriori que quelqu’un ne sait pas dire non. Beaucoup de choses deviennent évidentes quand elles sont révélées, et on a parfois l’impression qu’on l’a toujours su...
Avec le temps je me suis rendu compte de certaines choses qui me semblent désormais évidentes ne le sont pas pour beaucoup de monde, parfois même on me contredit.
Par exemple, je sais maintenant qu’un salarié est sensé rédiger son propre contrat de travail, si ce n’est à son initiative, sinon conjointement avec son employeur. Et maintenant je fais comme ça. Après cette mésaventure et immédiatement après j’ai rédigé certaines parties de mon propre contrat de travail. Par exemple je demande systématiquement que le code que je produise soit libre et que ce soit mentionné dans mon contrat de travail (j’indique une licence permissive), et si cela m’est refusé, alors j’entre en négociation.
Maintenant que je suis à mon compte, c’est moi qui rédige intégralement mes contrats. Je m’étais déjà rendu compte du problème dans le passé en constatant que pour le même travail, mon employeur demandaient aux prestataires de leur envoyer leur contrat quand mon employeur écrivait pour moi mon contrat.
Pourtant quand je dis « l’employé doit rédiger son contrat de travail », je me prends parfois des oppositions et même des contradictions de la part d’employés. C’est peut-être un moyen de se justifier de ne pas l’avoir fait ? C’est peut-être aussi la peur de remettre en cause un certain ordre établi.
Au final, toute personne qui n’a pas rédigé son contrat de travail, qui ne l’a même pas amendé, n’est pas responsable du fait que cela se passe bien pour lui. Quelqu’un qui signerait un contrat de travail sans l’amender, et la majorité des gens font cela, n’a pas le droit de dire d’une autre personne abusée « il ne sait pas dire non », car dans ce cas, le fait que lui-même n’est pas abusé ne dépend pas de sa volonté ni de sa capacité à dire non.
Concernant le passe vaccinal, on observe des mécanismes similaires, par exemple la grande majorité de ceux qui profitent joyeusement aujourd’hui de la suspension du passe vaccinal ne sont pour rien dans cette suspension, ils ne dépendent que de la bienveillance des autres, de leurs propres investissements et combats, ou encore de leurs calculs politiciens et autres intérêts personnels, et peut-être même des raisons peu honnêtes qui sait ? Mais tout semble évident quand on en profite, même sans s’être battu pour cela, ou quand on n’a pas été vraiment menacé.
Les informaticiens ne sont par exemple pas forcément les plus concernés par ces restrictions, c’est facile d’avoir des grandes exigences pourtant difficiles à appliquer humainement par d’autres corps de métiers.
Bref, toute personne qui aurait déjà signé une fois dans sa vie un contrat de travail sans l’amender, juste une fois, ne peut faire de critique sur ce qui m’est arrivé : son bien être ne dépendait que de la bienveillance d’autrui, et pas de lui. ;-)
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