• [^] # Re: Pourtant ça partait bien

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Comment j’ai été réduit en esclavage, comment vous m’avez aidé, et les leçons que j’en ai tirées. Évalué à 2.

    Ça c'est un préjugé commun et malheureusement dommageable. Tomber sous l'emprise de quelqu'un n'a aucun rapport avec son éducation, ses capacités propres, son réseau, le contexte global. Ça peut arriver à tout le monde, rapidement, brutalement, et quand le truc se met en place, le briser est quasiment impossible.

    Je suis au courant, mon propos n'est pas de dire qu'il est coupable et qu'il mérite ce qu'il a vécu.
    Mon propos c'est de dire que de comparer sa situation avec celle où des personnes ont littéralement aucun moyen légal et physique de s'en sortir par eux mêmes est indécente.

    Son problème est différent et il avait quand même des portes de sortie (sans risquer sa vie) ce que n'ont pas ces personnes. Du coup qu'il fasse le parallèle me semble assez scandaleux, oui.

    Mais c'est une erreur de croire que ces lignes rouges sont évidentes : on peut tous se faire avoir et être conscient de sa propre fragilité est la meilleure façon de se protéger.

    Notons qu'il y a plusieurs aspects dans son propos et qu'ils ne sont pas tous pertinents.

    Passons outre la pression qu'il a subi concernant son activité professionnelle, concentrons nous sur le cœur finalement de son sujet : la privation des droits faute de respecter les attentes d'un État à savoir ici avoir une adresse. Car en fait c'est ça le sujet, le reste est un enrobage, car c'est le seul point de son histoire qui a un lien avec le sujet du pass sanitaire / vaccinal. Et son histoire sert clairement à introduire ce sujet, donc c'est que c'est bien le point principal de son récit.

    Donc le gars ici n'a pas un logement bien déclaré, son proprio est chiant, en gros il ne peut pas recevoir du courrier ni prouver qu'il habite ici. Et que cela pose des tracas administratifs réguliers que je peux tout à fait comprendre.

    Alors à moins qu'il ait reçu des menaces de morts de son proprio à ce sujet, pourquoi ne pas demander à un ami, de la famille, à une association ou voir pour louer une boîte postale pour cela ? C'est facile, rapide, simple, sans risques, ça résout ce problème et voilà. Ici non, il laisse le sujet pourrir et ne réagit pas. Pourquoi ? Mystère.

    C'est donc pas une question d'identifier des lignes rouges, parfois dans le feu de l'action et selon la fragilité psychologique tu peux avoir du mal à les voir pour soi, mais ici il est face à un problème pratique qui semble simple à résoudre et n'essaye rien pour cela.