j'ai trouvé qu'il arrivait à parler avec beaucoup de délicatesse d'un sujet vraiment extrêmement difficile. Ce qui me braque, c'est de voir arriver si vite dans les commentaires le dénigrement de son ressenti et de son vécu.
Mais tu ne trouves pas que la question du consentement et du discernement ne se pose pas? C'est quand même ce qui caractérise en général le fait d'être une victime. Pour certains aspects du témoignage (notamment des avantages en nature non déclarés), ça ressemble nettement plus à de la complicité de fraude fiscale qu'à de l'emprise psychologique.
Sur internet, on peut raconter n'importe quoi, et les mouvements plus ou moins sectaires ont pris beaucoup d'avance sur les techniques de manipulation des masses, en diffusant des fake news sans même chercher à leur donner un semblant de véracité. Je ne pense pas que ça soit le cas ici, mais il pourrait très bien s'agir d'un témoignage complètement inventé (je pense pour ma part qu'il est plutôt romancé et mélangé entre plusieurs expériences distinctes). Ça me semble tout à fait naturel de se demander si ce témoignage introductif à une série de théories claquées au sol n'est pas destiné à "accrocher" le lecteur avec une histoire destinée à crédibiliser l'orateur en tant que victime (et donc "lanceur d'alertes" sur les questions de libertés individuelles).
La chose primordiale dont les victimes de traumatismes ont besoin quand elles s'en sortent, c'est de validité et de légitimation
OK, mais c'est à quel moment qu'on peut dire exactement "ton truc est délirant, il ne m'intéresse pas et pourrait arriver des gens un peu fragiles dans tes théories farfelues"? Même si son journal était véridique et sincère, ça resterait quand même un essai prosélyte pour des thèses politiques paranoïaques...
[^] # Re: Pourtant ça partait bien
Posté par arnaudus . En réponse au journal Comment j’ai été réduit en esclavage, comment vous m’avez aidé, et les leçons que j’en ai tirées. Évalué à 2.
Mais tu ne trouves pas que la question du consentement et du discernement ne se pose pas? C'est quand même ce qui caractérise en général le fait d'être une victime. Pour certains aspects du témoignage (notamment des avantages en nature non déclarés), ça ressemble nettement plus à de la complicité de fraude fiscale qu'à de l'emprise psychologique.
Sur internet, on peut raconter n'importe quoi, et les mouvements plus ou moins sectaires ont pris beaucoup d'avance sur les techniques de manipulation des masses, en diffusant des fake news sans même chercher à leur donner un semblant de véracité. Je ne pense pas que ça soit le cas ici, mais il pourrait très bien s'agir d'un témoignage complètement inventé (je pense pour ma part qu'il est plutôt romancé et mélangé entre plusieurs expériences distinctes). Ça me semble tout à fait naturel de se demander si ce témoignage introductif à une série de théories claquées au sol n'est pas destiné à "accrocher" le lecteur avec une histoire destinée à crédibiliser l'orateur en tant que victime (et donc "lanceur d'alertes" sur les questions de libertés individuelles).
OK, mais c'est à quel moment qu'on peut dire exactement "ton truc est délirant, il ne m'intéresse pas et pourrait arriver des gens un peu fragiles dans tes théories farfelues"? Même si son journal était véridique et sincère, ça resterait quand même un essai prosélyte pour des thèses politiques paranoïaques...