L'interrogation (quand ce n'est pas une critique) sur la non-mixité est tellement récurrente que la plupart des féministes n'en peuvent plus de se justifier.
Elle est en tout cas récurrente dans les milieux politiques. Le logiciel libre est à mes yeux une pratique militante.
Pour y revenir, je pense que tout groupe oppressé doit à un moment essayer de se retrouver pour déconstruire cet état de fait. Pour être plus clair et revenir sur le sujet : combien de femmes sont persuadées qu'elles "ne sont pas faites" pour toucher un ordinateur ?
Il faut donc prendre du temps pour sortir des carcans dans lesquels on se met soi-même en réaction à l'extérieur. Ce travail est long, mais d'autant plus facile lorsque fait avec des gens ayant subi la même chose.
Ce travail est aussi intéressant à faire lorsque l'oppresseur prend conscience de ce qu'il est. Je participe à des groupes non-mixte de garçons, histoire de travailler sur les moments où moi-même j'incarne ce que je rejète, histoire qu'à plusieurs nous puissons nous rendre compte de nos comportements respectifs.
La non-mixité est pour moi un outil qui doit rester temporaire, car à quoi servirait ce travail sur soi, si ce n'est pour changer son quotidien et celui des autres.
[^] # Re: Féminisme, informatique et logiciels libres
Posté par Lunar . En réponse à la dépêche Féminisme, informatique et logiciels libres. Évalué à 1.
Elle est en tout cas récurrente dans les milieux politiques. Le logiciel libre est à mes yeux une pratique militante.
Pour y revenir, je pense que tout groupe oppressé doit à un moment essayer de se retrouver pour déconstruire cet état de fait. Pour être plus clair et revenir sur le sujet : combien de femmes sont persuadées qu'elles "ne sont pas faites" pour toucher un ordinateur ?
Il faut donc prendre du temps pour sortir des carcans dans lesquels on se met soi-même en réaction à l'extérieur. Ce travail est long, mais d'autant plus facile lorsque fait avec des gens ayant subi la même chose.
Ce travail est aussi intéressant à faire lorsque l'oppresseur prend conscience de ce qu'il est. Je participe à des groupes non-mixte de garçons, histoire de travailler sur les moments où moi-même j'incarne ce que je rejète, histoire qu'à plusieurs nous puissons nous rendre compte de nos comportements respectifs.
La non-mixité est pour moi un outil qui doit rester temporaire, car à quoi servirait ce travail sur soi, si ce n'est pour changer son quotidien et celui des autres.