J'ai aussi l'impression qu'on demanderait aux boîtes pharma de prendre les décisions qu'on ne veut pas prendre : comment prioriser quelle maladie traiter, etc. Mais évidemment, les boîts pharma font des priorités en terme de rentabilité potentielle, ce qui ouvre les critiques du style "ils ne font que des trucs rentables".
Tout ceci me semble un sac de noeuds impossible à défaire. Concètement, ce qui se passe, et ce qui va se passer dans les 15 ans qui viennent, c'est que les boîtes pharma arrivent avec des médocs, développés sur leurs fonds propres et sur les fonds des États via moult subventions et avantages fiscaux, et chaque pays négocie le prix de vente. Il n'y a aucun mécanisme permettant de baser le prix du médicament sur le coût réel de son développement, puisque ce coût est de toutes manières difficile à calculer (il faut aussi prendre en compte les investissements dans des voies de R&D qui n'ont débouché sur rien, etc). La négociation va plutôt porter sur les bénéfices attendus du médoc, si l'intérêt du médoc est faible par rapport à l'existant, s'il touche plutôt les pauvres, etc., on ne va pas vouloir trop payer. Au passage, ça incite les boîtes à "optimiser" les estimations scientifiques d'efficacité, à vendre hors AMM, etc. Et à ne pas développer des choses qui seront difficiles à vendre.
[^] # Re: Passage ciblé
Posté par arnaudus . En réponse au lien IP (la suite) : Ocytocine, le médicament qui ne sera pas développé. Évalué à 3.
J'ai aussi l'impression qu'on demanderait aux boîtes pharma de prendre les décisions qu'on ne veut pas prendre : comment prioriser quelle maladie traiter, etc. Mais évidemment, les boîts pharma font des priorités en terme de rentabilité potentielle, ce qui ouvre les critiques du style "ils ne font que des trucs rentables".
Tout ceci me semble un sac de noeuds impossible à défaire. Concètement, ce qui se passe, et ce qui va se passer dans les 15 ans qui viennent, c'est que les boîtes pharma arrivent avec des médocs, développés sur leurs fonds propres et sur les fonds des États via moult subventions et avantages fiscaux, et chaque pays négocie le prix de vente. Il n'y a aucun mécanisme permettant de baser le prix du médicament sur le coût réel de son développement, puisque ce coût est de toutes manières difficile à calculer (il faut aussi prendre en compte les investissements dans des voies de R&D qui n'ont débouché sur rien, etc). La négociation va plutôt porter sur les bénéfices attendus du médoc, si l'intérêt du médoc est faible par rapport à l'existant, s'il touche plutôt les pauvres, etc., on ne va pas vouloir trop payer. Au passage, ça incite les boîtes à "optimiser" les estimations scientifiques d'efficacité, à vendre hors AMM, etc. Et à ne pas développer des choses qui seront difficiles à vendre.