Tout a toujours un coût. Il te faut une métrique pour évaluer le service rendu, mais tu ne peux pas empêcher que cette métrique puisse être convertie en euros. Par exemple, tu peux considérer que le fait de délivrer des cartes d'identités ne puisse pas être un service rentable : les cartes sont gratuites, et si le service s'arrêtait, il n'y aurait probablement que peu de conséquences sur l'économie (les gens se feraient faire des passeports). Donc là, tu as quelque chose que tu ne peux pas convertir en euros qui rentrent. Par contre, tu peux compter les euros qui sortent. Peut-être 100, ou 200€ par carte. Donc la carte a un coût, et tu peux réorganiser tes services pour essayer de diminuer le coût par carte, puisque c'est une charge pour la collectivité, et qu'une partie substantielle de la population ne voit pas d'un bon oeil qu'un service géré par l'État soit très coûteux. Pire, il est peut-être possible que sous-traiter ce service a une boîte privée permette des économies, tout du moins en apparence. Et voila, tu es parti dans une sorte de raisonnement logique qui va mener à la disparition d'un service public.
Bien sûr, on peut au final être tentés par l'idée de ne plus payer les services régaliens. On finance par de la dette et/ou par la planche à billets, et du coup, ça revient à diluer le coût sur l'ensemble de l'économie. C'est ce que font les USA pour leur budget militaire par exemple. Comme c'est un coût constant sur une devise, c'est un impôt qui n'est pas progressif, et c'est plutôt bien pour les riches. Par ailleurs, c'est impossible en Europe puisque le respect des règles comptables est à la base de notre monnaie commune. Ça n'est pas comme s'il y avait une solution facile. L'argent des États c'est toujours un peu magique (quand il n'y en a plus, il y en a encore, et c'est pas si grave que ça), mais quand on fait n'importe quoi avec des gens innocents doivent aller manger dans des poubelles pendant 20 ans.
[^] # Re: Passage ciblé
Posté par arnaudus . En réponse au lien IP (la suite) : Ocytocine, le médicament qui ne sera pas développé. Évalué à 4.
Tout a toujours un coût. Il te faut une métrique pour évaluer le service rendu, mais tu ne peux pas empêcher que cette métrique puisse être convertie en euros. Par exemple, tu peux considérer que le fait de délivrer des cartes d'identités ne puisse pas être un service rentable : les cartes sont gratuites, et si le service s'arrêtait, il n'y aurait probablement que peu de conséquences sur l'économie (les gens se feraient faire des passeports). Donc là, tu as quelque chose que tu ne peux pas convertir en euros qui rentrent. Par contre, tu peux compter les euros qui sortent. Peut-être 100, ou 200€ par carte. Donc la carte a un coût, et tu peux réorganiser tes services pour essayer de diminuer le coût par carte, puisque c'est une charge pour la collectivité, et qu'une partie substantielle de la population ne voit pas d'un bon oeil qu'un service géré par l'État soit très coûteux. Pire, il est peut-être possible que sous-traiter ce service a une boîte privée permette des économies, tout du moins en apparence. Et voila, tu es parti dans une sorte de raisonnement logique qui va mener à la disparition d'un service public.
Bien sûr, on peut au final être tentés par l'idée de ne plus payer les services régaliens. On finance par de la dette et/ou par la planche à billets, et du coup, ça revient à diluer le coût sur l'ensemble de l'économie. C'est ce que font les USA pour leur budget militaire par exemple. Comme c'est un coût constant sur une devise, c'est un impôt qui n'est pas progressif, et c'est plutôt bien pour les riches. Par ailleurs, c'est impossible en Europe puisque le respect des règles comptables est à la base de notre monnaie commune. Ça n'est pas comme s'il y avait une solution facile. L'argent des États c'est toujours un peu magique (quand il n'y en a plus, il y en a encore, et c'est pas si grave que ça), mais quand on fait n'importe quoi avec des gens innocents doivent aller manger dans des poubelles pendant 20 ans.